10 choses que le camping enseigne aux enfants

032 - CopiePour moi, l’odeur du feu de camp est synonyme de bonheur, de calme et de joie de vivre. Il me rappelle toutes ces fins de semaine d’été passées en camping où mes parents, mes deux soeurs et moi nous entassions dans notre minuscule roulotte. Des souvenirs d’enfance inoubliables.

Naturellement, j’ai voulu reproduire ce cadre avec ma fille. En tant que maman monoparentale, nos débuts de campeuses furent modestes. Nous avons donc sillonné le Québec dans une toute petite tente, puis, progressivement je me suis équipée du parfait kit de la campeuse pour enfin acheter une roulotte et m’établir comme campeuse saisonnière près d’un magnifique lac. J’y vais encore tous les weekends et j’arrive à y amener ma grande adolescente sans trop de chichis. En observant les enfants qui s’agitent autour de moi, je constate qu’au-delà du plaisir, le camping leur permet également de faire plusieurs apprentissages.

  1. Jouer dehors 

Enfin, on arrive à leur faire éteindre la télé, l’ordinateur les jeux kayakvidéo et autres gadgets électroniques pour découvrir le monde extérieur. Profiter de la plage, explorer la forêt, capturer des têtards et des lucioles… Un vrai retour aux sources! Et pour de meilleurs résultats, je vous suggère de limiter le confort de votre habitation. En effet, j’observe que plus la roulotte est grande et luxueuse, plus les parents ont du mal à faire sortir les enfants. Une tente, c’est l’idéal! La chaleur convainc même les plus récalcitrants de mettre le nez dehors.

  1. Se détacher

Étrangement, en camping, les parents laissent enfin leurs enfants s’éloigner un peu. Ces derniers peuvent se balader en vélo, aller jouer au parc avec des copains sans surveillance, en toute confiance. Les parents peuvent enfin respirer un peu et les enfants peuvent s’amuser sans se faire constamment dire quoi faire, comment le faire et quoi ne pas faire.

  1. Se salir

En camping, on sort le vieux linge, on joue dans la boue et dans les 026bois, on saute même une douche de temps en temps. Généralement, on n’a qu’à observer le t-shirt des enfants pour savoir ce qu’ils ont mangé dans la journée; traces de chocolat, de fraises, de terre… Le soir venu, les petits reviennent parfois tellement sales qu’un tour sous le boyau d’arrosage est nécessaire avant d’entrer dans la roulotte. Une amie à moi disait que le bonheur des enfants de mesure au cerne de crasse autour du bain le soir!

  1. Devenir plus intelligents et débrouillards

Loin des yeux des mamans poules, les enfants se permettent enfin quelques expériences et cascades. Ils apprennent alors, par essais et erreurs, à développer leur jugement et à mieux évaluer les risques de leurs comportements : qu’arrive-t-il si je m’assois sur un nid de fourmis? Est-ce que c’est chaud un tison?

monde imaginaireLoin du Wi Fi,  des « parents G.O. » et de la salle de jeu qui déborde, les enfants redécouvrent aussi leur créativité: « Que peut-on faire d’amusant avec un sceau, un filet et quelques branches? »

Je suis persuadée que les enfants qui ont fait beaucoup de camping sont plus intelligents que les autres!

  1. Devenir plus résistants

En camping, les enfants apprennent à tolérer les bibittes, les DSC01020écorchures, l’eau glacée des rivières et des lacs. Les petits aventuriers qui sommeillent en eux peuvent s’en donner à coeur joie. On reconnait généralement un enfant qui fait du camping à ses genoux gonflés de gales, ses bleus, ses joues rougies, ses cheveux en bataille et son sourire serein! C’est aussi le moment des vacances, donc on en profite pour se coucher tard après s’être empiffré de guimauves collantes.

  1. Socialiser

À l’école, les amitiés se construisent un peu d’elles-mêmes. En Dehors entre amiscamping, il faut faire l’effort d’aller vers les autres; identifier les enfants du même âge, se présenter, prendre le risque de se faire rejeter, proposer un jeu et partager ses jouets. Il faut aussi résister aux influences négatives et savoir s’éloigner des enfants qui ne correspondent pas à nos valeurs.

  1. Ne rien faire…et pendant longtemps!

vue de la tente roulotte! Quel réveilLes enfants d’aujourd’hui ont, durant toute l’année, des horaires qui s’apparentent à ceux du Premier ministre. Ils sont constamment stimulés, animés et encadrés. Le camping est idéal pour apprendre à relaxer, à contempler les étoiles et les nuages, à observer la forêt ou à rester assis devant un feu et regarder danser les flammes en discutant.

  1. Survivre à la proximité

Dans une tente ou dans une roulotte, la surface est restreinte. Il fautOn invite les animateurs à souper!!! donc accepter de partager l’espace et développer sa tolérance. Le camping est aussi une formidable opportunité de se rapprocher les uns des autres, de discuter avec nos grands, de jouer avec nos petits et de partager des moments qui resteront gravés dans notre mémoire pour toujours. Un de mes plus beaux souvenirs avec ma fille, c’est lorsque vers l’âge de cinq ans, elle s’est endormie dans mes bras, emmitouflée dans une grosse couverture devant le feu, en regardant les étoiles filantes.

  1. Sortir les jeux de société

Durant les jours de pluie, on sort les jeux de cartes et de société, les blocs Lego et tous les autres jeux qui, habituellement, accumulent la poussière à la maison.

  1. Apprendre à s’entraider

À la maison, les parents ont souvent le réflexe de tout faire à la place024 des enfants. En camping, on leur demande plus souvent un coup de main pour nous aider à monter la tente, faire la popotte et la vaisselle ou aller chercher du petit bois.

Plutôt que de rester entre quatre murs ou de faire des activités qui sont disponibles à l’année, pourquoi ne pas faire qu’un avec la nature et sortir de sa zone de confort? Prendre l’air en famille fait le plus grand bien, surtout quand on veut s’éloigner du stress quotidien que nous vivons les 350 autres jours de l’année. En plus d’être agréable, ressourçant et éducatif, le camping créera assurément

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À propos de Nancy Doyon

NANCY DOYON est éducatrice spécialisée et coach familial. Auteur du best-seller « Parent gros bon sens », elle est également présidente-fondatrice de l’entreprise SOS NANCY, qui offre des services de coaching familial dans la région de Québec. Formatrice et conférencière depuis plusieurs années, elle est aussi très active dans les médias à titre de chroniqueuse famille. Pionnière dans son domaine, elle a développé l’approche responsabilisante et fondé la toute première école de coaching familial au Québec à travers laquelle elle offre de la formation en coaching familial et du soutien clinique aux intervenants qui rêvent de devenir eux aussi des « Super Nanny. »