Le pouvoir de la «Câlino-thérapie»

shutterstock_311343677 copieLe toucher est le tout premier moyen par lequel se crée le lien d’attachement entre l’enfant et ses parents. Un bébé reconnaît ses parents d’abord par le toucher, puis par les odeurs et finalement par le son. C’est d’ailleurs pourquoi les médecins déposent maintenant le bébé sur le ventre de leur mère juste après la naissance et favorisent le contacts peau à peau. Ces premiers contacts resteront imprimés dans le subconscient et la mémoire émotionnelle de l’enfant pour toujours. En grandissant, les câlins que nous avons reçus de nos parents et des personnes importantes pour nous restent imprimés en nous et nous aident à sentir que nous sommes aimés et aimables. Mais l’importance du toucher ne se limite pas aux premiers mois de vie de l’enfant puisque, pendant toute notre vie, les contacts affectueux, dont les câlins, apporterons de très nombreux bénéfices.

En effet, selon plusieurs études scientifiques, recevoir ou offrir un câlin libère différentes hormones qui permettent de maintenir un bien-être général et de diminuer stress et anxiété. Mais sachez que pour qu’un câlin soit efficace il doit durer entre 20 secondes et une minutes et être sincère.

5 hormones anti-stress libérées grâce aux câlins

L’ocytocine: 

L’ocytocine est généralement définie comme « l’hormone de la tendresse et de l’attachement ». C’est un neurotransmetteur, libéré entre autre lors de l’accouchement, qui agit sur le système limbique (le centre émotionnel du cerveau), qui favorise le sentiment d’attachement entre l’enfant et son parent et réduit l’anxiété et le stress. En d’autres termes, plus on se donne de câlin, moins on se chicane. À noter que les câlins solidifient aussi le couple.

L’endorphine:

L’endorphine est appelée couramment « hormone du bonheur ». Elle procure un sentiment d’euphorie, de tranquillité, de calme, de bien-être et de joie, voire d’exaltation. L’endorphine possède également des propriétés analgésiques équivalentes à celles que procure la morphine, qui calme la douleur et réduit le stress et l’anxiété. Le moyen naturel le plus efficace pour libérer cette hormone est de pratiquer une activité physique intense, mais semble que le rire et les câlins permettent également une libération satisfaisante. Et c’est pas mal moins fatiguant!

La dopamine:

Cette hormone, couramment appelée « hormone du plaisir », est principalement impliquée dans la motivation, la bonne humeur et l’excitation, l’initiative et l’envie d’explorer l’environnement. Une carence en dopamine pourrait induire des symptômes d’anxiété et de dépression chez certains individus.

La sérotonine:

Cette hormone est un antidépresseur naturel et un excellent régulateur de stress et de l’humeur.

De plus, les câlins permettent de : 

  • Améliorer la confiance en soi et le sentiment d’être aimé;
  • Relâcher les tensions musculaires;
  • Fortifier le système immunitaire;
  • Ils font du bien et nous rendent heureux.

Ma « prescription »

Je suggère donc un minimum de 4 câlins par jour, par enfant! Donc que, chaque matin, le réveil soit marqué par un long câlin affectueux, que les enfants qui le veulent bien soient accueillis à la garderie par une étreinte chaleureuse, qu’ils en reçoivent chaque fois qu’ils sont envahis par les émotions, qu’il y ai une ronde de câlin avant et après la sieste, que le moment du départ de la garderie soit également accompagné d’un câlin, et que, à la maison, la journée se termine également dans les bras de papa ou maman. Cette recommandation est aussi valide pour les adolescents qui ont encore besoin de sentir le lien avec leurs parents.
Attention, toutefois à respecter l’enfant s’il n’en a pas envie! Dans ce cas, un simple toucher chaleureux ou encore un regard bienveillant et souriant feront l’affaire.

Gros câlin! Nancy xx

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À propos de Nancy Doyon

NANCY DOYON est éducatrice spécialisée et coach familial. Auteur du best-seller « Parent gros bon sens », elle est également présidente-fondatrice de l’entreprise SOS NANCY, qui offre des services de coaching familial dans la région de Québec. Formatrice et conférencière depuis plusieurs années, elle est aussi très active dans les médias à titre de chroniqueuse famille. Pionnière dans son domaine, elle a développé l’approche responsabilisante et fondé la toute première école de coaching familial au Québec à travers laquelle elle offre de la formation en coaching familial et du soutien clinique aux intervenants qui rêvent de devenir eux aussi des « Super Nanny. »