Une rentrée à saveur de Covid…

Vivre une rentrée sereine malgré la pandémie

Les enfants vivent cette année une rentrée bien particulière. Comment peut-on les soutenir? 

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À chaque année, il y a des enfants et des adolescents pour qui la rentrée scolaire est plus difficile et chez qui ça génère stress et anxiété. Cette année, avec les mesures particulières mises en place pour faire face à la pandémie, la charge émotive risque d’être encore plus plus élevée et ce, pour une large part d, entre eux. 

Or, les enfants ont souvent bien du mal à identifier et exprimer ce qui se passe à l’intérieur d’eux, surtout dans le cas d’anxiété. 

Ce qui risque alors de se produire c’est: 

  • Symptômes physiques (maux de tête, de ventre, vomissements pour certains) 
  • Problèmes de sommeil
  • Perte d’appétit
  • Irritabilité et sautes d’humeur
  • Agitation ou apathie
  • 1000 questions
  • Isolement ou recherche intense de proximité avec ses parents 

La plupart des enfants vont s’adapter assez rapidement au nouveau contexte scolaire et les « symptômes » disparaitrons progressivement au bout de 3 à 4 semaines. Pour d’autres, ce sera plus long et ils auront davantage besoin de support. Mais justement, que peut-on faire pour aider les enfants à mieux vivre cette période? 

1- Ecouter: Leur demander comment ils entrevoient la rentrée, s’il y a des choses qui les inquiètent ou qui les dérangent et les écouter avec empathie, même si ça vous parait démesuré ou banal. Éviter de leur couper la parole pour les rassurer ou les raisonner.

2- Informer: Plus l’enfant sera familier avec ce qui l’attend, plus il se sentira en contrôle de la situation. Donc l’informer sur les mesures et nouvelles règles scolaires (peut-être même faire des mises en situations),  l’informer sur sa classe, son enseignant, etc. On peut aussi s’entraîner au port du masque et à la distanciation à travers le jeu. 

3- Installer un climat rassurant à la maison: Les enfants sont extrêmement sensibles à l’ambiance générale et ont une antenne pour décoder les sentiments des adultes. S’ils vous sentent stressé ou en désaccord avec les façons de faire de l’école, ils risquent davantage de se rebeller ou de se sentir anxieux. 

Tentez de dédramatiser la situation et d’avoir un discours positif face aux mesures d’hygiène, au masque et à l’école en général. Installez également rapidement une routine stable pour les matins et les soirées de semaine. Généralement c’est très rassurant pour les enfants. 

4- Ajoutez de la légèreté: Assurez-vous de continuer à avoir du plaisir en famille: faire des blagues, jouer dehors, mettre de la musique d’ambiance, acheter des masques rigolos, etc. 

5- Soyez indulgents: Sans tolérer l’inacceptable, évitez de mettre une pression supplémentaire sur l’enfant en multipliant les règles, les attentes, les reproches et les punitions. Rappelez-vous que tout devrait rentrer dans l’ordre très bientôt.

Si l’anxiété perdure au delà de 4 semaines ou si les symptômes semblent très envahissants, n’hésitez pas à consulter. Bien des écoles fournissent des services aux élèves, sinon informez-vous auprès de votre CIUSS ou consultez un intervenant dans une clinique privée. (psychologue, psychoéducateur ou coach familial) 

 

Mon enfant ne veut pas retourner à l’école!!! Quand la rentrée devient un cauchemar!

tanné écoleQuestions et réponses pour faire face aux problématiques de la rentrée!

 

Les vacances sont terminées et c’est très bientôt la rentrée scolaire. Les enfants retrouvent les amis, on achète des livres neufs et les jeunes filles commencent déjà à penser à ce qu’elles vont porter le jour « J ». Mais alors que la rentrée est synonyme de renouveau pour certains jeunes, d’autres au contraire, vivent ce moment de façon très pénible.

En effet, pour les tout-petits qui retournent à la garderie après les vacances, ceux qui intègrent l’école pour la toute première fois, pour ceux qui auront à vivre un changement d’école ou, encore, pour les jeunes vivent la transition primaire-secondaire, la rentrée peut représenter un défi important.

Certains enfants refusent alors carrément de retourner en classe ou à la garderie et font des crises épouvantables où se mêlent angoisse et opposition. Comment les parents peuvent-ils composer avec ces différentes situations?

Question 1 

« Depuis le retour des vacances, mon fils de 4 ans pleure tous les matins quand on le laisse à la garderie et nous supplie de le ramener à la maison. Il nous enAnxiété-Sos nancy parle même parfois la veille au coucher. Ça nous brise le cœur, que faire? »

Réponse 

  • Vérifier  auprès de l’éducatrice ou l’enseignante s’il pleure et semble triste longtemps après votre départ ou si ce n’est que 3-4 minutes et qu’il réussit ensuite à s’amuser.

S’il semble inquiet toute la journée, il est possible qu’il fasse de l’anxiété de séparation. Vous pourriez alors :

  • Envoyer un objet qui vient de la maison (objet de transition) ou une photo de vous qui lui permettront d’avoir l’impression d’avoir avec lui un  petit morceau de la maison.
  • Permettre un appel à ses parents dans la journée. La possibilité de vous appeler si ça ne va vraiment pas peut rassurer l’enfant. Lors de cet appel, montrez-vous calme et rassurant, mais adoptez une attitude positive : « Tout va bien mon coco ! On se voit tantôt ! »
  • NE PAS S’ÉTERNISER AU MOMENT DE LA SÉPARATION! Votre non verbal doit dire: « Tout va bien, il n’y  a pas de problème. » Éviter aussi de lui dire que vous allez vous ennuyer de lui car l’enfant empathique voudra prendre soin de son parent en restant avec lui. Dites-lui que vous avez bien hâte de le retrouver mais que vous avez d’autres occupations en son absence.

S’il ne pleure que quelques minutes  et s’amuse ensuite avec ses copains (ce qui arrive la plupart du temps)

  • Discuter avec lui un peu et écouter ce qui fait qu’il n’a pas le goût d’aller à la garderie le matin, puis valider ce qu’il ressent: « Hum… oui, moi aussi j’aurais bien aimé rester en vacances, c’est le fun quand on est ensemble tous les jours … Mais en même temps c’est le fun aussi de retrouver ses amis hein? »
  • Lâcher prise : Lui faire remarquer que la tristesse part toute seule et qu’ensuite il s’amuse. … Dans l’anxiété, plus on tente de NE PAS être anxieux, pire c’est. Donc on accueille l’émotion et on la laisse partir.
  • Afin d’éviter de nourrir la situation par votre culpabilité, après cette discussion, je vous suggère de ne presque plus faire de cas des ses pleurs le matin. Vous pouvez lui dire: « Écoute, il y a cette petite tristesse à l’intérieur de toi le matin, tu peux l’écouter et pleurer ou encore penser à tes amis et au plaisir que tu auras et la petite tristesse va s’en aller si tu ne t’en occupes pas ». Ensuite, le matin, s’il pleure, vous lui dites simplement: « Ho! Je vois que ta petite tristesse est là ce matin? Dis-lui bonjour et on ne s’en occupe plus. »
  • Ensuite, vous faite comme si de rien était, comme s’il ne pleurait pas, vous discutez avec lui d’autre chose sans jouer les amuseurs public, vous ne tentez pas  de le remettre de bonne humeur, ni de le consoler. S’il le réclame, vous pouvez le prendre dans vos bras brièvement ou le rassurer un peu, sans toutefois y passer trop de temps. L’idée est de ne pas alimenter les pleurs en donnant trop d’attention à celles-ci, mais sans nier sa tristesse ni ignorer totalement l’enfant.
  • Ne vous en faites pas s’il pleure encore quelque temps et ne lui mettez pas de pression car plus vous êtes inquiètes de ses pleurs, plus vous accentuez son anxiété. Attendez un bon mois pour lui permettre de se réadapter à son milieu,  mais si ça perdure au-delà de cette période ou si vous remarquez des changements importants dans son appétit, dans son sommeil ou des maux de ventre et des étourdissements, il pourra être judicieux de consulter un psychologue pour enfant spécialisé dans l’anxiété.

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Stress et anxiété chez l'enfant

Question 2

« Ma fille de 5 ans entre à la maternelle très bientôt. Elle n’arrête pas de répéter qu’elle n’aime pas l’école et ne veut pas y aller et ne veut même pas qu’on en parle. Au printemps dernier nous avons eu droit à une méga-crise lors de la visite de l’école et j’appréhende beaucoup la rentrée. »

Réponse 

  • Essayer de comprendre ce qui l’inquiète : Les amis? La pression de performance? S’est-elle fait une image déformée de l’école?
  • Attention  aux petites phrases qui pourraient refléter une image négative de l’école comme : «  Fait ta grande fille! Tu rentres à l’école et il faut être capable de faire XYZ pour aller à l’école. », « L’enseignante ne va pas t’habiller à l’école, tu dois être autonome! », « Si tu fais ton bébé à l’école, les autres vont rire de toi! »
  • La mettre en contact avec une enfant un peu plus vieille qui aime l’école.
  • Lire des histoires sur l’école (le livre : « Petit loup entre à l’école », publié aux Éditions Midi-trente est une excellente référence)
  • Jouer à l’école avec ses poupées ou des petits bonhommes.
  • Aller jouer avec elle dans les jeux sur le terrain de l’école pour qu’elle apprivoise l’environnement.
  • Parler à l’enseignante et voir s’il serait possible d’aller passer du temps dans la classe avec elle, sans les copains, avant la rentrée.

Question 3

 

retour à l'école

« Mon fils de 9 ans a toujours détesté l’école. Il ronchonne déjà à l’idée de retourner en classe et l’an dernier c’était « la guerre » tous les matins pour l’y envoyer. Comment le motiver? »

Réponse 

  • Questionnez-vous sur votre propre attitude face à l’école. Quel modèle lui donnez-vous?
  • Évitez de mettre trop de pression à votre enfant relativement à ses résultats scolaires ou à son comportement. Le stress de performance peut entraîner des difficultés de concentration et davantage d’impulsivité. Vous risqueriez alors d’obtenir l’effet inverse à celui excompté! Plutôt que de le quitter le matin en l’enjoignant de bien se conduire, souhaitez-lui simplement une belle journée.
  • Dans ses travaux scolaires, valorisez autant les efforts que les résultats.
  • Voyez avec lui ce qu’il aime à l’école : Les amis? Les sports? Les arts? Peut-on ajouter de ces moments agréables pour lui en l’inscrivant à des activités parascolaires?
  • Tentez de découvrir ce qu’il cherche à fuir : Sentiment d’incompétence? Travailler? Les relations sociales? Et veuillez à mettre en place des moyens concrets pour l’aider à surmonter ce qui l’effraie vraiment.
  • Établissez des règles claires quant au fait qu’il DOIT aller à l’école, que ça lui plaise ou non.  Clarifiez aussi ce que vous attendez de lui quant à son attitude. Soyez conséquent en cas de mauvaise humeur excessive.
  • Cultivez le sens de l’effort en lui donnant souvent des tâches qu’il aime plus ou moins ou des défis à sa mesure qu’il sera ensuite fier d’avoir accompli. Valorisez ses efforts et assurer-vous que la persévérance sera payante pour lui. Si les situations négatives perdurent au-delà de quelques semaines, ne laissez pas les choses s’envenimer et n’hésitez pas à consulter un coach familial qui vous aidera à mieux analyser la situation et trouver des solutions adaptées aux besoins spécifiques de votre famille.

Bonne rentrée!

Limiter les dépenses à la rentrée!

imagesCAC1KXQVLa rentrée est déjà à nos portes! Alors que plusieurs enfants ronchonnent à l’idée de retourner sur les bancs d’école, pour d’autres cette transition peut être source de joie (après tout, ils retrouvent leurs amis, ils ont des livres neufs et ils vivent un nouveau départ qui peut être excitant). Quelques uns d’entre eux verront d’ailleurs leur excitation déborder en frénésie… dépensière!!! Les magasins attendent de pied ferme la ribambelle en offrant des articles scolaires colorés, amusants et TELLEMENT mignons qu’il est facile de dépenser une fortune en cartables à la mode et crayons farfelus. Il faut aussi souvent trouver le fameux « kit de la rentrée » qui fera sensation lors de la journée d’accueil, mais qui parfois ne sera plus porté par la suite.

Pour éviter de se ruiner en un jour ou deux, voici quelques suggestions :

  • Faites la liste de ce qui manque (matériel scolaire, vêtements). Vérifiez bien avec l’enfant ce qui est récupérable du matériel de l’an dernier et ce malgré ses jérémiades. Les enfants n’ont pas besoin d’une gomme à effacer neuve même si celle de l’an dernier n’a plus le petit carton dessus!
  • Il importe de faire participer l’enfant à l’élaboration de cette liste, en particulier les adolescentes, AVANT DE PARTIR MAGASINER. Cela vous évitera de succomber à leurs nombreuses demandes ou encore de devoir négocier à travers le stress des achats ou de subir sa mauvaise humeur en public.
  • Déterminez le budget alloué à chaque catégorie. L’enfant pourra ensuite décider s’il garde son cartable un peu élimé de l’an dernier pour son cour d’histoire et s’offrir celui qu’il trouve si « chill » pour le cours de français.  En plus d’enseigner de saines habitudes de consommation, c’est aussi  un excellent exercice mathématique afin de rallumer les neurones!
  • Assurez-vous d’aller magasiner alors que vous êtes calmes et n’êtes pas trop pressé et, surtout, prévoyez un moment où vous serez de bonne humeur!
  • De façon à associer des émotions positives avec la rentrée, terminez la journée sur une note agréable en allant manger une glace puis retournez à la maison et laissez les enfants explorer leur butin et vous aider à étiqueter le tout.

Bonne rentrée!

Le stress et l’anxiété de la rentrée scolaire

Eh oui! L’été tire déjà à sa fin et il faut, dès maintenant, commencer à planifier la rentrée de vos petits… et la vôtre! Fini le farniente au bord de la piscine, la routine revient en force et, avec elle, le « lever-bataille » du matin, la préparation des déjeuners et des lunchs, le « trafic-école-boulot-trafic-souper-devoirs-karaté-bain-dodo »! Le bonheur, quoi! La clé pour rendre la vie plus agréable? L’organisation, bien sûr, et… une bonne dose de lâcher-prise! Pour certains de nos jeunes, cette transition peut être source de joie (après tout, ils retrouvent leurs amis, ils ont des livres neufs et ils vivent un nouveau départ qui peut être excitant). Cependant, pour d’autres, la rentrée scolaire et la routine peuvent être une source de stress et d’anxiété. En effet, pour les tout-petits qui intègrent l’école pour la première fois, pour ceux qui auront à vivre un changement d’école ou, encore, pour les jeunes qui éprouvent des difficultés scolaires ou sociales, la rentrée peut représenter un défi important. Pour certains, le stress peut se transformer en véritable anxiété. Il faudra alors être à l’affût des symptômes, parfois subtils, par lesquels votre jeune exprimera son malaise.

Symptômes d’anxiété par rapport à la rentrée

  • Le jeune refuse de parler ou d’entendre parler de l’école.
  • À l’inverse, il en parle beaucoup et fait preuve de zèle dans sa préparation.
  • Il souffre d’insomnie et vous remarquez des changements dans son appétit.
  • Il éprouve des malaises physiques : maux de tête ou de ventre, urticaire, etc.
  • Il est irritable, plus agressif et a des sautes d’humeur.
  • Il se replie sur lui-même, semble triste ou pleure de manière excessive.
  • Il s’oppose aux consignes courantes (alors qu’il collaborait bien pendant l’été).

Voici quelques suggestions pour vous préparer à la rentrée scolaire. Vous pourrez ainsi rassurer les jeunes anxieux et permettre à toute la famille de vivre cette nouvelle étape de manière harmonieuse.

Quelques jours avant la rentrée

  • Revenez doucement à une routine plus stable, diminuez progressivement le nombre de sorties et d’activités et rétablissez les heures de lever et de coucher (celles auxquelles les enfants sont habitués en période scolaire). Vous pouvez aussi commencer à vous entraîner à effectuer toutes les étapes de la routine matinale.
  • Mettez par écrit les règles et routines de la maison et entendez-vous avec vos jeunes sur les tâches et responsabilités qu’ils auront à assumer. Afin de les guider doucement vers l’autonomie, il est important de leur donner de nouvelles responsabilités chaque année. Un tableau de motivation peut s’avérer un outil intéressant pour les stimuler.
  • Familiarisez-vous avec les parcours d’autobus (pour les enfants qui fréquenteront un nouveau milieu). Il peut aussi être utile de faire le parcours entre l’école et la maison afin de repérer les dangers potentiels et les endroits où l’enfant pourra demander de l’aide au besoin. Pourquoi ne pas déjà trouver un ou deux copains avec qui il pourra marcher?
  • Si l’enfant est anxieux par rapport à la rentrée, il convient de vous montrer ouvert et accueillant. Avant de chercher à le rassurer, prenez le temps de l’écouter et de valider ce qu’il vit : « Oui, c’est vrai, c’est parfois stressant de vivre des changements. Qu’est-ce qui te stresse le plus? » Attention, toutefois, de ne pas dramatiser et évitez d’augmenter son stress en l’inondant de conseils et de recommandations. Votre jeune a besoin de sentir que, derrière votre empathie, vous êtes solide et avez confiance en sa capacité à s’adapter.

 Lors de la rentrée

  • Levez-vous plus tôt afin d’éviter que le sentiment d’urgence n’ajoute du stress inutile. La veille, préparez les lunchs et les vêtements et assurez-vous que l’atmosphère soit calme et agréable.
  • Prenez congé si possible (au moins quelques heures) afin d’accompagner votre enfant à cette première journée, peu importe son âge.
  • Allez vers les autres adultes afin de vous présenter et d’entrer en contact. Cela aidera votre enfant à créer des liens avec les autres.
  • Refusez de le ramener à la maison même s’il fait une crise ou s’accroche à vous. Rassurez-le calmement, mais de façon assez brève, puis confiez-le à son enseignant avant de partir, le sourire aux lèvres. Évitez de trop en faire pour le réconforter ou de laisser transparaître votre désarroi. Votre langage non verbal laisserait alors ce message à l’enfant : « Tu as raison de t’inquiéter, regarde, moi aussi je suis anxieuse et je me sens extrêmement coupable de t’abandonner ainsi à cette méchante dame… »

Au cours des semaines suivantes

  • Établissez un contact avec l’enseignant, mais faites-lui confiance et ne remettez pas en question chacune de ses interventions auprès de votre enfant.
  • Évitez de mettre trop de pression à votre enfant relativement à ses résultats scolaires ou à son comportement. Le stress de performance peut entraîner des difficultés de concentration et davantage d’impulsivité. Vous risqueriez alors d’obtenir l’effet inverse ! Plutôt que de le quitter le matin en l’enjoignant de bien se conduire, souhaitez-lui simplement une belle journée.
  • Dans ses travaux scolaires, valorisez autant les efforts que les résultats.
    • Le matin, assurez-vous d’avoir suffisamment de temps pour effectuer les tâches sans être trop pressé et établissez un ordre dans lequel elles devront être effectuées (utiliser des repères dans le temps). Par exemple : lever à 6 h 30, habillage, lit, déjeuner (qui se termine à 7 h 15, que l’enfant ait terminé ou pas), brossage des dents, toilette, temps libre, préparation pour le départ (10 minutes avant).
    • Si votre enfant a pris la mauvaise habitude de paresser dans son lit ou de lambiner à chacune des étapes de préparation, vous pourriez le prévenir que chaque fois que vous devrez intervenir, il devra se coucher dix minutes plus tôt le soir.
    • Finalement, assurez-vous de réserver du temps pour… le plaisir dans chacune de vos journées!
    • Au retour de l’école, prenez quelques minutes pour accueillir vos enfants dans le calme et la bonne humeur plutôt qu’en leur donnant une série de consignes et en leur faisant des reproches. Réservez aussi du temps, avant l’heure du coucher, pour discuter ou lire une histoire. Nul besoin de faire des sorties chaque fin de semaine : une journée pyjama, une soirée cinéma ou un après-midi de jeux de société en famille sont souvent plus appréciés par nos jeunes hyper stimulés.
  • Évitez de surcharger l’horaire familial avec des activités parascolaires et autres sorties de  toutes sortes. Les enfants ont aussi besoin de relaxer. Dans le même ordre d’idées, revoyez si nécessaire la routine familiale afin que les enfants      bénéficient de suffisamment de temps pour partir la journée du bon pied et      pour la terminer sans être constamment bousculés.

Bien que la mise en place d’une routine exige rigueur et constance, celle-ci, une fois bien intégrée, sécurisera les enfants anxieux, facilitera la vie de tout le monde et vous permettra de diminuer la quantité d’interventions et de réprimandes. Bonne rentrée!