Le pouvoir de la «Câlino-thérapie»

shutterstock_311343677 copieLe toucher est le tout premier moyen par lequel se crée le lien d’attachement entre l’enfant et ses parents. Un bébé reconnaît ses parents d’abord par le toucher, puis par les odeurs et finalement par le son. C’est d’ailleurs pourquoi les médecins déposent maintenant le bébé sur le ventre de leur mère juste après la naissance et favorisent le contacts peau à peau. Ces premiers contacts resteront imprimés dans le subconscient et la mémoire émotionnelle de l’enfant pour toujours. En grandissant, les câlins que nous avons reçus de nos parents et des personnes importantes pour nous restent imprimés en nous et nous aident à sentir que nous sommes aimés et aimables. Mais l’importance du toucher ne se limite pas aux premiers mois de vie de l’enfant puisque, pendant toute notre vie, les contacts affectueux, dont les câlins, apporterons de très nombreux bénéfices.

En effet, selon plusieurs études scientifiques, recevoir ou offrir un câlin libère différentes hormones qui permettent de maintenir un bien-être général et de diminuer stress et anxiété. Mais sachez que pour qu’un câlin soit efficace il doit durer entre 20 secondes et une minutes et être sincère.

5 hormones anti-stress libérées grâce aux câlins

L’ocytocine: 

L’ocytocine est généralement définie comme « l’hormone de la tendresse et de l’attachement ». C’est un neurotransmetteur, libéré entre autre lors de l’accouchement, qui agit sur le système limbique (le centre émotionnel du cerveau), qui favorise le sentiment d’attachement entre l’enfant et son parent et réduit l’anxiété et le stress. En d’autres termes, plus on se donne de câlin, moins on se chicane. À noter que les câlins solidifient aussi le couple.

L’endorphine:

L’endorphine est appelée couramment « hormone du bonheur ». Elle procure un sentiment d’euphorie, de tranquillité, de calme, de bien-être et de joie, voire d’exaltation. L’endorphine possède également des propriétés analgésiques équivalentes à celles que procure la morphine, qui calme la douleur et réduit le stress et l’anxiété. Le moyen naturel le plus efficace pour libérer cette hormone est de pratiquer une activité physique intense, mais semble que le rire et les câlins permettent également une libération satisfaisante. Et c’est pas mal moins fatiguant!

La dopamine:

Cette hormone, couramment appelée « hormone du plaisir », est principalement impliquée dans la motivation, la bonne humeur et l’excitation, l’initiative et l’envie d’explorer l’environnement. Une carence en dopamine pourrait induire des symptômes d’anxiété et de dépression chez certains individus.

La sérotonine:

Cette hormone est un antidépresseur naturel et un excellent régulateur de stress et de l’humeur.

De plus, les câlins permettent de : 

  • Améliorer la confiance en soi et le sentiment d’être aimé;
  • Relâcher les tensions musculaires;
  • Fortifier le système immunitaire;
  • Ils font du bien et nous rendent heureux.

Ma « prescription »

Je suggère donc un minimum de 4 câlins par jour, par enfant! Donc que, chaque matin, le réveil soit marqué par un long câlin affectueux, que les enfants qui le veulent bien soient accueillis à la garderie par une étreinte chaleureuse, qu’ils en reçoivent chaque fois qu’ils sont envahis par les émotions, qu’il y ai une ronde de câlin avant et après la sieste, que le moment du départ de la garderie soit également accompagné d’un câlin, et que, à la maison, la journée se termine également dans les bras de papa ou maman. Cette recommandation est aussi valide pour les adolescents qui ont encore besoin de sentir le lien avec leurs parents.
Attention, toutefois à respecter l’enfant s’il n’en a pas envie! Dans ce cas, un simple toucher chaleureux ou encore un regard bienveillant et souriant feront l’affaire.

Gros câlin! Nancy xx

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8 façons de montrer votre amour à vos enfants

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8 façons de montrer votre amour à votre enfant

La vie va vite, parfois très, très vite. À travers la course folle pour partir au boulot le matin, la soirée remplie par les devoirs, les bains, les tâches et les activités parascolaires, quel temps nous reste-t-il pour se brancher sur le plaisir d’être parent et sur tout l’amour qu’on a pour chacun de nos enfants? On cajole plus spontanément les bambins, mais parfois, alors que nos enfants grandissent, les marques d’affection se raréfient et il nous arrive d’oublier de leur rappeler combien on les aime.

Or, il arrive que les enfants puissent douter de l’amour et de l’acceptation inconditionnelle de leurs parents.  Puisqu’on est parfois en colère, puisqu’on les gronde souvent, qu’on doit appliquer des conséquences, puisqu’on soupire et lève parfois le ton lorsqu’on leur fait remarquer leurs comportements inadéquats, puisqu’on leur reflète quelque fois qu’on est déçu, voir découragés de leur attitude, certains enfants peuvent développer l’impression qu’ils sont un fardeau pour leur parents débordés.

Faite le test: pendant une semaine, chaque fois que vous manifestez de la désapprobation à votre enfant, chaque fois que vous intervenez ou émettez une consigne, inscrivez un crochet sur une feuille. Puis, chaque fois que vous avez une interaction positive et chaleureuse avec lui, qu’il s’agisse d’une blague, d’un sourire, d’un toucher affectueux ou d’un moment agréable passé ensemble, inscrivez une étoile sur la feuille.

shutterstock_523948348Qu’observez-vous? Grondez-vous plus souvent les enfants que vous ne leur distribuez des marques d’approbation? Quel est votre ratio affection vs interventions? On a malheureusement bien trop souvent le réflexe de porter notre attention sur ce qui nous agace et sur les comportements à changer.  Il importe donc de rétablir régulièrement l’équilibre, de prendre conscience de tout ce qu’on apprécie chez-eux et de leur démontrer de maintes façons qu’ils sont pour nous un cadeau du ciel.

Voici quelques idées :

  1. Dire chaque jour ce que l’on apprécie les uns des autres: Instaurez une nouvelle tradition chez-vous. Chaque jour, chacun des membres de la famille devra dire à quelqu’un quelque chose qu’il apprécie ou faire une remarque positive.  Par exemple, vous pourriez faire un tour de table aux repas ou encore tenir un « cahier d’appréciation » ou chacun doit inscrire chaque jour un commentaire positif. (« J’ai aimé quand maman m’a aidé dans mes devoirs », « Samuel s’est réveillé avec un merveilleux sourire. ») Vous pourriez également afficher un « tableau d’amour » où on vient régulièrement épingler de petits commentaires d’appréciation.
  2. Être présent : Et je ne parle pas ici simplement de la quantité de temps passé avec vos jeunes, mais de la qualité et de la profondeur de votre présence. Prenez 5 minutes par jour afin de faire ce que j’appelle un « cœur à cœur » avec chacun de vos enfants. Mettez alors de côté vos tâches et vos préoccupations et allez simplement vous assoir près de votre enfant pour vous intéresser à ce qu’il fait, sans faire d’intervention. Inspirez alors profondément afin de connecter avec vos émotions  et prenez conscience de l’amour que vous avez pour lui, de combien il est beau, combien vous êtes heureux d’être son parent. D’une façon ou d’une autre, votre enfant ressentira cet « aura » de tendresse.
  3. Avoir du plaisir : Ne faite pas que prévoir des activités en famille, imagesCAU99O7Smanifestez votre enthousiasme à jouer avec eux, démontrez combien ça vous fait plaisir d’être en leur compagnie.  Riez de leurs blagues, appréciez les dessins qu’ils vous offrent,  émerveillez-vous de leurs spectacles et faites avec eux des activités que vous aimez.
  4. Faire confiance : La confiance est l’une des plus grandes marque d’amour qu’un enfant peut recevoir. Plus vous direz souvent à votre enfant des phrase empreintes de confiance, meilleure sera son estime personnelle et plus il se sentira accepté. Utilisez alors des phrases comme : « Je te le prête, JE SAIS que tu vas y faire attention. », « Je suis certaine que ça ira bien dans telle situation… », « Tu as toute ma confiance. » et évitez les phrases de méfiance comme : « Fais attention! Tu vas le briser! », « J’espère que tu vas bien te conduire chez…
  5. Démontrer son intérêt : Peu importe son âge, intéressez-vous à son opinion, à ses goûts et à ses idées. (« Que devrais-je porter ce soir tu crois? », « Ouf! Le personnage de ton histoire a eu une drôle de réaction tu ne trouve pas? Toi qu’aurais-tu fait? » ) Demandez-lui sa perception des choses sur divers sujets et tentez d’en apprendre davantage sur ses centre d’intérêts. Prendre quelques minutes pour écouter l’album préféré de notre ados ou lire le roman « coup de cœur » de notre fillette, sont aussi des façons de dire : « Je m’intéresse à toi » sos nancy
  6. Le respecter davantage : Évitez de le réprimander en public. Parlez de lui positivement aux autres adultes même en son absence. Utilisez toujours un ton et des mots respectueux et ce même lorsque vous êtes en colère. N’utilisez jamais une façon de vous exprimer avec vos enfants que vous n’utiliseriez pas avec les enfants d’une autre personne. Ne lui mentez pas, ne lui faites pas de fausse promesse et n’utilisez pas le chantage pour vous faire obéir. Prenez un cours sur la communication parent-enfant au besoin afin de développer des attitudes respectueuses tout en assumant votre rôle d’autorité.
  7. Dire simplement « je t’aime » plus souvent! Mais n’y a pas que ces mots qui rappellent à votre enfant qu’il compte pour vous. Les petits gestes du quotidiens aussi :
    • Un regard rempli de fierté et d’affection;
    • Une main dans les cheveux, un bisou sur le front, un toucher chaleureux;
    • Lui préparer son plat préféré, lui préparer une petite surprise, chercher à lui faire plaisir;
    • Un petit mot d’encouragement glissé dans sa boîte à lunch avant un examen;
    • Un surnom affectueux (bijou, chaton, amour, chouette, coco…);
    • Soyez créatifs!  Trouvez ce qui VOUS ressemble.
  8. Assumer votre autorité : Établir des règles, les faire respecter, mettre des imagesCAXJ3E32balises et des interdits malgré la colère des enfants, c’est aussi ça leur montrer notre amour. Les enfants savent d’instinct qu’ils ne sont pas supposés faire tout ce qu’il leur plait et ils ont besoin de leaders forts et solides sur lesquels s’appuyer. Quand les adultes abdiquent devant la résistance des enfants, ceux-ci se sentent abandonnés, pas suffisamment importants pour que leur parents fassent l’effort de les élever. Ma phrase préférée est: « J’aime tellement les enfants que j’accepte qu’ils me détestent parfois. »

Et vous, comment aimez-vous vos enfants? Écrivez-nous vos petits moments d’affection

Envie d’aller plus loin?

La formation web: La discipline c’est plus que des punitions vous offrira de nombreuses pistes pour développer un juste équilibre entre FERMETÉ et BIENVEILLANCE

LE SYNDROME DE SPIRIT-6

15 façons de nourrir l’estime de soi de nos enfants

Estime de soi
Nous désirons tous que nos enfants soient heureux. L’estime de soi étant un des fondements de la motivation et un moteur de réussite, il importe de tenter, dès leur plus jeune âge, d’aider nos cocos à développer une conscience de leur valeur personnelle. Les personnes dotées d’une bonne estime personnelle réussissent mieux à l’école, sont moins enclines au décrochage scolaire, ont moins de troubles de comportement et souffrent moins de dépression. Toutefois, l’estime de soi étant fragile, celui-ci variera tout au long de notre vie et sera teinté de nos réussites comme de nos échecs. Nous aimons nos enfants et le leur rappelons souvent bien sûr, mais que faire de plus pour les aider à développer un amour-propre solide?

QU’EST-CE QUE L’ESTIME DE SOI?

L’estime de soi est une attitude intérieure qui nous confirme que nous sommes une bonne personne, une personne digne d’amour et de considération. C’est la façon de s’accorder à soi-même de la valeur et de s’aimer malgré ses qualités et ses défauts. C’est avoir, de façon générale, une bonne opinion de soi-même tout en acceptant ses imperfections. Les enfants diront, de façon plus concrète, qu’ils sont fiers d’eux ou de certaines de leurs actions. Cet amour-propre est aussi un proche cousin de la confiance en soi, cette attitude intérieure qui nous motive et nous pousse à l’effort parce que nous croyons que nous pouvons réussir.

COMMENT SE DÉVELOPPE L’ESTIME DE SOI?

Pour que l’enfant développe une image personnelleimagesCA4TS130 positive, les compliments et le regard confiant des adultes significatifs jouent un rôle déterminant. Toutefois, c’est souvent l’accumulation des réussites et des petites fiertés qui convaincront graduellement l’enfant de sa valeur. Chaque réussite laisse une empreinte émotive agréable chez l’enfant et lui renvoie la perception qu’il sera capable de réussir à nouveau, le motivant un peu plus à fournir les efforts qui le mèneront invariablement vers de nouveaux succès qui nourriront à leur tour son estime personnel.

POURQUOI EST-CE SI IMPORTANT?

Les gens qui ont une bonne opinion d’eux-mêmes sont généralement plus souriants et plus heureux que les autres. Ils réussissent davantage au travail comme à l’école, savent s’affirmer sainement,  choisissent un métier qui leur convient plutôt que de se contenter d’un boulot médiocre, font des choix plus judicieux quant à leurs amitiés et à leurs relations amoureuses. Ils sont aussi souvent plus résilients et savent davantage rebondir lors des échecs et difficultés inévitables de la vie.

QUE FAIRE POUR NOURRIR L’ESTIME DE L’ENFANT?

1- Faites-lui régulièrement des compliments sincères qui viennent du cœur

Vaut mieux un « merci » sincère et bien senti que vingt « bravo champion » lancés sans trop y penser. Vous savez, la différence entre un « je t’aime » de votre conjoint lancé de façon machinale et CE « je t’aime » qu’il vous dit en vous regardant dans les yeux avec la voix chargée d’émotion?

2- Évitez de saupoudrer vos compliments de commentaires empoisonnés 

«Booon! Tu t’es enfin décidé à ranger ta chambre! Tu ne trouves pas que c’est plus joli ainsi? Tu vois que tu es capable d’être responsable quand tu veux! »

Vous ne voyez pas ce qui cloche avec ce compliment? Imaginez que votre conjoint vous dit, juste avant de sortir manger au restaurant : « Boooon! Tu t’es enfin décidé à t’habiller en robe! Tu ne trouves pas que tu es plus jolie ainsi? Tu vois que tu es capable d’être féminine quand tu veux! » Personnellement, je serais insultée pas ce « compliment », pas vous?

3- Réalisez avec lui un coffre aux trésors ou un cahier des réussitescahier réussites

Placez, dans un album ou un coffre, toutes les « preuves » de ses réussites : un examen bien réussi, un bricolage génial, une photo d’un exploit sportif, un petit mot écrit de votre main qui le remercie d’un service rendu, une carte d’anniversaire d’un ami qui lui dit combien il l’apprécie, etc.

Dans certains cas, on pourra aussi mettre en place un système de motivation de façon à accorder davantage d’attention à ses bons coups qu’à ses comportements indésirables.

4- Évitez de le réprimander en public

Les reproches publics sont parfois humiliants pour l’enfant qui doit, en plus d’assumer votre désapprobation, composer avec le regard des autres. Si vous devez intervenir alors que vous êtes en présence d’autres personnes, parlez-lui à voix basse ou amenez-le à l’écart.

5- Parlez de lui positivement aux autres adultes même en son absence

Savez-vous quand vos enfants vous écoutent le plus? Quand vous ne leur parlez pas! En effet, ils croient bien davantage ce qu’ils vous entendent dire à d’autres adultes que ce que vous leur dites directement. J’entends malheureusement trop souvent des parents, lorsqu’ils sont entre eux, étaler les défauts de leurs enfants et se plaindre des aléas de la parentalité. L’enfant qui entend ça, risque fort d’avoir l’impression qu’il est un boulet pour sa famille. Sans faire semblant que tout est toujours rose dans votre maison, renvoyez tout de même une image agréable de votre enfant à votre entourage.

6- Soignez vos propres pensés, vos croyances etimagesZWC8784W la perception que vous avez de lui

Je dis souvent que les enfants ont une antenne de la NASA sur la tête! Ils « sentent » les gens qui les entourent et se moulent souvent inconsciemment à la perception que les adultes ont d’eux.

Connaissez-vous « l’effet pygmalion[1] »? À la fin des années soixante, deux chercheurs, Rosenthal et Jacobson, font passer un test de QI à tous les élèves d’une école primaire de San Francisco, aux États-Unis. Ils s’arrangent ensuite pour que les enseignants prennent connaissance des résultats qu’ils avaient d’abord falsifiés afin de faire croire que certains élèves, choisis au hasard, étaient en fait surdoués. À la fin de l’année, Rosenthal et Jacobson font repasser le test de QI aux élèves. Le résultat de l’expérience démontre qu’une année après le premier test, les élèves perçus par les enseignants comme plus intelligents que la moyenne ont amélioré de 5 à plus de 25 points leurs performances au test d’intelligence. Ainsi, la simple croyance de l’enseignant sur la douance de l’enfant, avait modifié de façon significative le développement ce celui-ci.

Donc, si vous avez une opinion positive de votre enfant, si vous lui faites confiance et croyez qu’il deviendra une bonne personne, vous lui permettrez possiblement de se développer à cette image.

7- Cessez de relever chacune de ses erreurs et de multiplier les reproches et les punitions

Personne n’aime être constamment pris en défaut. Imaginez qu’en voiture, votre conjoint ne cesse de surveiller ce que vous faites et passe des remarques sur chacune de vos fautes. N’aurez-vous pas envie de vous mettre en colère? De lui remettre les clés et de refuser de conduire en sa présence? Ne perdrez-vous pas progressivement votre confiance en vos talents de conductrice? Trop de pression nuit à l’estime de soi et augmente le stress. Choisissez vos batailles, n’intervenez que sur l’essentiel et remettez à plus tard certains apprentissages. Rappelez-vous que vous avez 18 ans pour tout enseigner à votre enfant!

8- Évitez de le culpabiliser

Certains parents, pour faire comprendre à l’enfant la gravité de ses actes, utilisent des phrases telles que : « Tu vas me rendre malade!» « Tu as gâché nos vacances! », « Tu es méchant! », « Tu fais toujours exprès de faire pleurer ton frère! », « Tu es un menteur! On ne peut pas te faire confiance. », « Fais donc attention pour une fois! Chaque fois qu’on te donne quelque chose, tu le brises! Tu ne fais attention à rien! » Ce type de phrases, en plus de miner la confiance en soi, fait généralement monter les mécanismes de défense de l’enfant qui sera alors peut-être tenté de mentir ou de rejeter la faute sur les autres pour éviter de se sentir coupable.

9- Dédramatisez ses erreurs

Lorsqu’il se conduit mal, parlez de son comportement comme des « erreurs », des « oublis », ou des choses qu’il n’a pas encore appris, plutôt que de lui refléter que ce sont des marques de méchanceté de sa part. Ex. : « Je crois que tu ne réalises pas l’impact des mots que tu dis quand tu es fâché. Je sais que tu ne veux pas vraiment me faire de la peine, mais ce sont des paroles blessantes. » « Ouf! Dure journée hein? Demain, je suis certaine que tu vas te reprendre! »

10- Faites-lui confiance et dites-le-lui :

Laissez-le assumer certaines responsabilités et prêtez-lui parfois des trucs qui sont importants pour vous (outils, bijoux, etc.) et dites des choses qui dénotent la confiance que vous lui portez. Par exemple, après une erreur, dites-lui : « Je sais que tu as compris et que la prochaine fois tu vas faire plus attention. » Avant qu’il parte faire une activité avec des amis: « Je te fais confiance. Amuses-toi bien. » Face au choix de ses amis : « J’ai confiance en ton jugement, tu sais choisir les amis qui sont respectueux et gentils. »

11- Assurez-vous qu’il vit régulièrement des réussrireites

L’estime de soi est largement influencée par le souvenir de nos réussites passées. Sans mettre de pression, confrontez régulièrement votre enfant à de petits et grands défis. En effet, chaque fois qu’il doit fournir un effort continu pour atteindre un objectif, chaque fois qu’il réussit à surmonter une difficulté, il nourrit le « super héros » en lui. Ça peut commencer très tôt, alors que Maxime termine son premier casse-tête sans aide, que Sandrine réussit à se verser un verre de jus toute seule, ensuite quand Justine gagne sa première médaille de natation, que Mathias parvient à augmenter sa note en mathématique de 5% et que Samuel termine une toile particulièrement réussie.

Pour ce faire, assurez-vous que les défis sont suffisamment difficiles pour que l’enfant doivent se dépasser, mais tout de même à sa portée. Soutenez-le sans faire à sa place et reflétez-lui que peu importe le résultat, l’effort fourni est une réussite en soi.

12- Ne cherchez pas à le piéger ou le prendre en défaut

Certains parents ouvrent toute grande la porte afin que leur enfant leur mentent : « Est-ce que ça s’est bien passé chez Julien? Tu es sûr? » (Alors que vous savez très bien qu’il a eu une grosse dispute.) L’enfant se retrouve alors doublement fautif puisqu’il aura à assumer le mensonge et la faute. Dites-lui plutôt directement que vous savez que ça ne s’est pas bien passé.

13- Avouez vos propres erreurs la tête haute 

N’ayez crainte ça ne le poussera pas à faire les mêmes gaffes et ne diminuera pas le respect qu’il vous porte. Il apprendra plutôt à se montrer indulgent envers lui-même et les autres.

14- Rappelez-lui régulièrement combien vous l’aimez, combien vous l’admirez et êtes heureux de l’avoir comme enfant

Dites-lui souvent des phrases comme: « Si j’avais une autre chance et que je pouvais choisir moi-même un enfant parmi tous ceux qui sont sur la terre, c’est toi que je choisirais… »

15- Faite sentir à votre enfant que ça vous rend heurimagesCARCN82Seux de passer du temps en sa compagnie

Assurez-vous de mettre régulièrement à l’horaire, des moments de plaisir en famille et ce, de façon gratuite, sans qu’il n’aie eu à le « mériter » par un comportement exemplaire.

 AU SECOURS, IL DIT QU’IL EST NUL!

Pas de panique! L’estime de soi est fragile et fluctue au cours de la vie. Le rejet d’un pair, une série de revers ou une période difficile peuvent vite influencer l’estime personnelle. L’erreur des parents : accorder une attention démesurée à ces verbalisations négatives. L’attention et l’amour ainsi reçus pourraient inciter l’enfant à reproduire de plus en plus fréquemment ce type de discours. L’accueil et l’empathie sont donc les deux meilleurs alliés du parent : « Ah oui? Tu te trouves nul? Qu’est-ce qui te fait penser ça? N’es-tu pas simplement déçu de toi aujourd’hui? » « Hum… Tu es nul ou tu es fâché contre toi-même? »

Toutefois, si ces verbalisations persistent pendant plusieurs mois et s’accompagnent d’une attitude défaitiste et d’une humeur de plus en plus maussade, il peut être pertinent de consulter un intervenant afin de vous aider à mettre en place des stratégies lui permettant de revenir à une meilleure perception de lui-même.

Nancy Doyon,

coach familial

[1] Rosenthal et Jacobson (1968), L’effet Pygmalion : Je pense donc tu es (Résumé de l’expérience de Rosenthal et Jacobson en milieu scolaire)

Les 10 résolutions du parent «Gros bon sens »

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10 résolutionsVoici 10 résolutions à prendre afin de vivre une vie de famille plus harmonieuse!!

En ce début d’année, comme à chaque fois à l’aube du nouvel an, il est temps de faire le bilan et de se fixer de nouveaux objectifs pour l’année qui vient. Au palmarès des résolutions les plus populaires, viennent généralement les objectifs reliés au poids, à la santé, au travail et aux loisirs. Mais qu’en est-il de la famille et des relations de couple? N’y aurait-il pas là quelques améliorations à apporter? Je vous propose donc ici quelques un des moyens les plus efficaces afin d’améliorer le climat familial.

 

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  1. Arrêter de m’en faire : Me rappeler que ça prend toujours bien 18 ans pour élever un enfant et, donc, que je n’ai pas besoin de tout lui enseigner cette année, que s’il ment à 5 ans il ne deviendra pas forcément menteur et que tout ce qu’il ne semble pas comprendre maintenant peut finir par « rentrer ».
  2. Cesser de culpabiliser : Mes erreurs de parents, si elles ne sont pas monnaie courante, ne sont que des opportunités pour mes enfants d’apprendre à composer avec l’imperfection humaine. Je ne vais pas traumatiser mes enfants parce que je crie de temps à autre, au contraire. Si je sais demander pardon, je leur adulte criseapprends alors à assumer leurs propres erreurs. Ce n’est pas la fin du monde s’ils ne mangent pas de façon équilibrée tous les jours et lorsque je n’ai pas le temps de jouer avec eux, ils développent leur autonomie et leur indépendance.
  3. Arrêter de me conduire en parent-serviteur : Cesser de penser à leur place et de deviner leurs besoins avant même qu’ils n’aient à ouvrir la bouche. Exiger des demandes claires et polies et devenir sourd quand ils crient et pleurnichent. Faire attendre les enfants de temps à autre afin qu’ils développent leur patience et dire non plus souvent à leurs 1001 demandes et caprices.
  4. Répéter moins, ils ne sont pas sourds! Être conséquent quand les enfants font de la « surdité sélective » et ignorent mes interventions. Plutôt que répéter, de monter le ton ou de menacer, faire un décompte (5-4-3-2-1-0), puis appliquer une conséquence logique si l’enfant ne s’est pas exécuté et ce, sans accorder de délais supplémentaire quand l’enfant promet alors d’obéir.
  5. Me faire respecter : Arrêter toute discussion quand mon enfant devient arrogant ou agressif tout en lui promettant de l’écouter plus tard s’il adopte une attitude respectueuse. Être conséquent devant toute impolitesse importante et lorsque l’enfant me nargue (quand il fait exactement l’inverse de ce qui est demandé avec un sourire en coin ou qu’il se sauve en riant lorsque j’interviens sur lui.)imagesCA66UN32
  6. Me montrer plus respectueux envers mes enfants : Surveiller le ton avec lequel je m’adresse à eux. Est-ce que j’utiliserais cette façon de m’exprimer si je parlais à l’enfant d’un ami?  Faire également plus souvent des demandes sur un ton agréable plutôt que de formuler des ordres ou des reproches. (« Victor, peux-tu venir ranger ton manteau SVP. » plutôt que « Bon! Ton manteau traîne encore dans l’entrée! Ramasse-toi donc pour une fois! ») Éviter aussi d’intervenir sur mes enfants en public ou devant ses amis puisque c’est humiliant pour lui.
  7. Être moins souvent sur leur dos! Être moins directif, choisir mes batailles et éviter d’intervenir constamment sur eux en donnant des consignes inutiles ou en formulant des critiques et des reproches. (« Clara ne touche pas à ça, tu vas le briser! Assied-toi comme il faut… Fais attention à ce que tu fais voyons! ») Parfois, le silence est la meilleure des interventions.
  8. Avoir du plaisir! Ôter parfois mon chapeau d’éducateur et mettre celui de… clown! Lâcher mon fou avec les enfants, faire des blagues, danser dans le salon, imagesCARCN82Sfaire du karaoké, camper sous une tente fabriquée avec des draps, etc. Mes enfants prendront bien davantage mes interventions au sérieux s’ils ont l’habitude de me voir de bonne humeur!
  9. Faire équipe avec mon conjoint. Arrêter d’espérer que papa devienne mon clone et l’appuyer dans ses interventions même quand je ne suis pas tout à fait d’accord. Surtout, éviter de le reprendre constamment devant les enfants.
  10. Prendre du temps pour moi. Parce qu’un parent heureux est un bien meilleur parent, faire des activités pour moi, décrocher parfois de mon rôle de parent et prendre soin de ma personne, même si ça m’oblige à mettre des limites à ma famille.

Bonne et heureuse année à tous!

Nancy xx

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