15 façons de nourrir l’estime de soi de nos enfants

Estime de soi
Nous désirons tous que nos enfants soient heureux. L’estime de soi étant un des fondements de la motivation et un moteur de réussite, il importe de tenter, dès leur plus jeune âge, d’aider nos cocos à développer une conscience de leur valeur personnelle. Les personnes dotées d’une bonne estime personnelle réussissent mieux à l’école, sont moins enclines au décrochage scolaire, ont moins de troubles de comportement et souffrent moins de dépression. Toutefois, l’estime de soi étant fragile, celui-ci variera tout au long de notre vie et sera teinté de nos réussites comme de nos échecs. Nous aimons nos enfants et le leur rappelons souvent bien sûr, mais que faire de plus pour les aider à développer un amour-propre solide?

QU’EST-CE QUE L’ESTIME DE SOI?

L’estime de soi est une attitude intérieure qui nous confirme que nous sommes une bonne personne, une personne digne d’amour et de considération. C’est la façon de s’accorder à soi-même de la valeur et de s’aimer malgré ses qualités et ses défauts. C’est avoir, de façon générale, une bonne opinion de soi-même tout en acceptant ses imperfections. Les enfants diront, de façon plus concrète, qu’ils sont fiers d’eux ou de certaines de leurs actions. Cet amour-propre est aussi un proche cousin de la confiance en soi, cette attitude intérieure qui nous motive et nous pousse à l’effort parce que nous croyons que nous pouvons réussir.

COMMENT SE DÉVELOPPE L’ESTIME DE SOI?

Pour que l’enfant développe une image personnelleimagesCA4TS130 positive, les compliments et le regard confiant des adultes significatifs jouent un rôle déterminant. Toutefois, c’est souvent l’accumulation des réussites et des petites fiertés qui convaincront graduellement l’enfant de sa valeur. Chaque réussite laisse une empreinte émotive agréable chez l’enfant et lui renvoie la perception qu’il sera capable de réussir à nouveau, le motivant un peu plus à fournir les efforts qui le mèneront invariablement vers de nouveaux succès qui nourriront à leur tour son estime personnel.

POURQUOI EST-CE SI IMPORTANT?

Les gens qui ont une bonne opinion d’eux-mêmes sont généralement plus souriants et plus heureux que les autres. Ils réussissent davantage au travail comme à l’école, savent s’affirmer sainement,  choisissent un métier qui leur convient plutôt que de se contenter d’un boulot médiocre, font des choix plus judicieux quant à leurs amitiés et à leurs relations amoureuses. Ils sont aussi souvent plus résilients et savent davantage rebondir lors des échecs et difficultés inévitables de la vie.

QUE FAIRE POUR NOURRIR L’ESTIME DE L’ENFANT?

1- Faites-lui régulièrement des compliments sincères qui viennent du cœur

Vaut mieux un « merci » sincère et bien senti que vingt « bravo champion » lancés sans trop y penser. Vous savez, la différence entre un « je t’aime » de votre conjoint lancé de façon machinale et CE « je t’aime » qu’il vous dit en vous regardant dans les yeux avec la voix chargée d’émotion?

2- Évitez de saupoudrer vos compliments de commentaires empoisonnés 

«Booon! Tu t’es enfin décidé à ranger ta chambre! Tu ne trouves pas que c’est plus joli ainsi? Tu vois que tu es capable d’être responsable quand tu veux! »

Vous ne voyez pas ce qui cloche avec ce compliment? Imaginez que votre conjoint vous dit, juste avant de sortir manger au restaurant : « Boooon! Tu t’es enfin décidé à t’habiller en robe! Tu ne trouves pas que tu es plus jolie ainsi? Tu vois que tu es capable d’être féminine quand tu veux! » Personnellement, je serais insultée pas ce « compliment », pas vous?

3- Réalisez avec lui un coffre aux trésors ou un cahier des réussitescahier réussites

Placez, dans un album ou un coffre, toutes les « preuves » de ses réussites : un examen bien réussi, un bricolage génial, une photo d’un exploit sportif, un petit mot écrit de votre main qui le remercie d’un service rendu, une carte d’anniversaire d’un ami qui lui dit combien il l’apprécie, etc.

Dans certains cas, on pourra aussi mettre en place un système de motivation de façon à accorder davantage d’attention à ses bons coups qu’à ses comportements indésirables.

4- Évitez de le réprimander en public

Les reproches publics sont parfois humiliants pour l’enfant qui doit, en plus d’assumer votre désapprobation, composer avec le regard des autres. Si vous devez intervenir alors que vous êtes en présence d’autres personnes, parlez-lui à voix basse ou amenez-le à l’écart.

5- Parlez de lui positivement aux autres adultes même en son absence

Savez-vous quand vos enfants vous écoutent le plus? Quand vous ne leur parlez pas! En effet, ils croient bien davantage ce qu’ils vous entendent dire à d’autres adultes que ce que vous leur dites directement. J’entends malheureusement trop souvent des parents, lorsqu’ils sont entre eux, étaler les défauts de leurs enfants et se plaindre des aléas de la parentalité. L’enfant qui entend ça, risque fort d’avoir l’impression qu’il est un boulet pour sa famille. Sans faire semblant que tout est toujours rose dans votre maison, renvoyez tout de même une image agréable de votre enfant à votre entourage.

6- Soignez vos propres pensés, vos croyances etimagesZWC8784W la perception que vous avez de lui

Je dis souvent que les enfants ont une antenne de la NASA sur la tête! Ils « sentent » les gens qui les entourent et se moulent souvent inconsciemment à la perception que les adultes ont d’eux.

Connaissez-vous « l’effet pygmalion[1] »? À la fin des années soixante, deux chercheurs, Rosenthal et Jacobson, font passer un test de QI à tous les élèves d’une école primaire de San Francisco, aux États-Unis. Ils s’arrangent ensuite pour que les enseignants prennent connaissance des résultats qu’ils avaient d’abord falsifiés afin de faire croire que certains élèves, choisis au hasard, étaient en fait surdoués. À la fin de l’année, Rosenthal et Jacobson font repasser le test de QI aux élèves. Le résultat de l’expérience démontre qu’une année après le premier test, les élèves perçus par les enseignants comme plus intelligents que la moyenne ont amélioré de 5 à plus de 25 points leurs performances au test d’intelligence. Ainsi, la simple croyance de l’enseignant sur la douance de l’enfant, avait modifié de façon significative le développement ce celui-ci.

Donc, si vous avez une opinion positive de votre enfant, si vous lui faites confiance et croyez qu’il deviendra une bonne personne, vous lui permettrez possiblement de se développer à cette image.

7- Cessez de relever chacune de ses erreurs et de multiplier les reproches et les punitions

Personne n’aime être constamment pris en défaut. Imaginez qu’en voiture, votre conjoint ne cesse de surveiller ce que vous faites et passe des remarques sur chacune de vos fautes. N’aurez-vous pas envie de vous mettre en colère? De lui remettre les clés et de refuser de conduire en sa présence? Ne perdrez-vous pas progressivement votre confiance en vos talents de conductrice? Trop de pression nuit à l’estime de soi et augmente le stress. Choisissez vos batailles, n’intervenez que sur l’essentiel et remettez à plus tard certains apprentissages. Rappelez-vous que vous avez 18 ans pour tout enseigner à votre enfant!

8- Évitez de le culpabiliser

Certains parents, pour faire comprendre à l’enfant la gravité de ses actes, utilisent des phrases telles que : « Tu vas me rendre malade!» « Tu as gâché nos vacances! », « Tu es méchant! », « Tu fais toujours exprès de faire pleurer ton frère! », « Tu es un menteur! On ne peut pas te faire confiance. », « Fais donc attention pour une fois! Chaque fois qu’on te donne quelque chose, tu le brises! Tu ne fais attention à rien! » Ce type de phrases, en plus de miner la confiance en soi, fait généralement monter les mécanismes de défense de l’enfant qui sera alors peut-être tenté de mentir ou de rejeter la faute sur les autres pour éviter de se sentir coupable.

9- Dédramatisez ses erreurs

Lorsqu’il se conduit mal, parlez de son comportement comme des « erreurs », des « oublis », ou des choses qu’il n’a pas encore appris, plutôt que de lui refléter que ce sont des marques de méchanceté de sa part. Ex. : « Je crois que tu ne réalises pas l’impact des mots que tu dis quand tu es fâché. Je sais que tu ne veux pas vraiment me faire de la peine, mais ce sont des paroles blessantes. » « Ouf! Dure journée hein? Demain, je suis certaine que tu vas te reprendre! »

10- Faites-lui confiance et dites-le-lui :

Laissez-le assumer certaines responsabilités et prêtez-lui parfois des trucs qui sont importants pour vous (outils, bijoux, etc.) et dites des choses qui dénotent la confiance que vous lui portez. Par exemple, après une erreur, dites-lui : « Je sais que tu as compris et que la prochaine fois tu vas faire plus attention. » Avant qu’il parte faire une activité avec des amis: « Je te fais confiance. Amuses-toi bien. » Face au choix de ses amis : « J’ai confiance en ton jugement, tu sais choisir les amis qui sont respectueux et gentils. »

11- Assurez-vous qu’il vit régulièrement des réussrireites

L’estime de soi est largement influencée par le souvenir de nos réussites passées. Sans mettre de pression, confrontez régulièrement votre enfant à de petits et grands défis. En effet, chaque fois qu’il doit fournir un effort continu pour atteindre un objectif, chaque fois qu’il réussit à surmonter une difficulté, il nourrit le « super héros » en lui. Ça peut commencer très tôt, alors que Maxime termine son premier casse-tête sans aide, que Sandrine réussit à se verser un verre de jus toute seule, ensuite quand Justine gagne sa première médaille de natation, que Mathias parvient à augmenter sa note en mathématique de 5% et que Samuel termine une toile particulièrement réussie.

Pour ce faire, assurez-vous que les défis sont suffisamment difficiles pour que l’enfant doivent se dépasser, mais tout de même à sa portée. Soutenez-le sans faire à sa place et reflétez-lui que peu importe le résultat, l’effort fourni est une réussite en soi.

12- Ne cherchez pas à le piéger ou le prendre en défaut

Certains parents ouvrent toute grande la porte afin que leur enfant leur mentent : « Est-ce que ça s’est bien passé chez Julien? Tu es sûr? » (Alors que vous savez très bien qu’il a eu une grosse dispute.) L’enfant se retrouve alors doublement fautif puisqu’il aura à assumer le mensonge et la faute. Dites-lui plutôt directement que vous savez que ça ne s’est pas bien passé.

13- Avouez vos propres erreurs la tête haute 

N’ayez crainte ça ne le poussera pas à faire les mêmes gaffes et ne diminuera pas le respect qu’il vous porte. Il apprendra plutôt à se montrer indulgent envers lui-même et les autres.

14- Rappelez-lui régulièrement combien vous l’aimez, combien vous l’admirez et êtes heureux de l’avoir comme enfant

Dites-lui souvent des phrases comme: « Si j’avais une autre chance et que je pouvais choisir moi-même un enfant parmi tous ceux qui sont sur la terre, c’est toi que je choisirais… »

15- Faite sentir à votre enfant que ça vous rend heurimagesCARCN82Seux de passer du temps en sa compagnie

Assurez-vous de mettre régulièrement à l’horaire, des moments de plaisir en famille et ce, de façon gratuite, sans qu’il n’aie eu à le « mériter » par un comportement exemplaire.

 AU SECOURS, IL DIT QU’IL EST NUL!

Pas de panique! L’estime de soi est fragile et fluctue au cours de la vie. Le rejet d’un pair, une série de revers ou une période difficile peuvent vite influencer l’estime personnelle. L’erreur des parents : accorder une attention démesurée à ces verbalisations négatives. L’attention et l’amour ainsi reçus pourraient inciter l’enfant à reproduire de plus en plus fréquemment ce type de discours. L’accueil et l’empathie sont donc les deux meilleurs alliés du parent : « Ah oui? Tu te trouves nul? Qu’est-ce qui te fait penser ça? N’es-tu pas simplement déçu de toi aujourd’hui? » « Hum… Tu es nul ou tu es fâché contre toi-même? »

Toutefois, si ces verbalisations persistent pendant plusieurs mois et s’accompagnent d’une attitude défaitiste et d’une humeur de plus en plus maussade, il peut être pertinent de consulter un intervenant afin de vous aider à mettre en place des stratégies lui permettant de revenir à une meilleure perception de lui-même.

Nancy Doyon,

coach familial

[1] Rosenthal et Jacobson (1968), L’effet Pygmalion : Je pense donc tu es (Résumé de l’expérience de Rosenthal et Jacobson en milieu scolaire)

10 trucs simples pour améliorer la capacité d’attention et l’autocontrôle chez l’enfant

Mis en avant

Votre coco a du mal à maintenir son attention, est agité et impulsif? Ce n’est pas forcément un TDA/H. Avant de foncer chez le neuropsychologue pour une évaluation ou à la pharmacie pour de la médication, tentez d’abord de mettre en place ces quelques conseils.

L’attention, la concentration et l’autocontrôle varient d’une personne à l’autre. Toutefois, une  difficulté à rester attentif ou un surplus d’énergie ne signifient pas forcément que l’enfant est hyperactif ou présente un TDA/H. Plusieurs éléments peuvent influer sur les capacités attentionnelles et l’autocontrôle. Ainsi, la fatigue, le stress, une personnalité anxieuse, un manque d’intérêt pour la matière ou encore des difficultés académiques peuvent rendre plus difficile la concentration et augmenter l’envie de bouger.

SOS Nancy

difficultés d’attention

Imaginez un instant que vous devez assister à une formation toute la journée, sur un sujet qui ne vous intéresse pas, alors que vous êtes fatigué ou préoccupé. Auriez-vous du mal à rester attentif et calme? Si, en plus les chaises sont inconfortables, le formateur ennuyeux et que vous avez du mal à comprendre la matière, que se passerait-il? Je crois qu’on en demande beaucoup à nos cocos qui sont à un âge où ils ont bien davantage envie de jouer.

Mais est-ce que la seule solution est de donner des psycho-stimulants à nos enfants (Ritallin et autres?) Pour connaître ma position sur la médication pour les enfants, je vous invite à visionner cette vidéo:

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Ceci dit, les enfants doivent tout de même aller à l’école et apprendre. Il importe donc d’aider l’enfant à développer progressivement ces habiletés puisqu’elles sont essentielles à sa réussite scolaire et sociale. Même l’enfant qui souffre d’un réel TDA/H, qui lui est un désordre neurochimique, aura avantage à revoir certaines habitudes afin d’optimiser ses chances d’améliorer sa concentration et son autocontrôle.

Je vous propose donc une formation vidéo GRATUITE dans laquelle vous trouverez « Ma prescription » pour développer l’attention, la concentration et mieux gérer l’impulsivité des enfants.

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Voici également 10 pistes quelques pistes d’intervention:

1.   Répondre au besoin de bouger

Pour l’enfant qui a « du gaz d’avion », l’énergie qu’il doit déployer pour rester calme en classe, si son besoin de bouger n’est pas respecté, risque fort de nuire à ses capacités attentionnelles et faire augmenter l’agressivité.

  • Lors de la routine, prévoir des activités où l’enfant pourra dépenser son énergie avant les périodes où il doit rester calme (matin avant l’école, avant les repas, avant les devoirs, avant d’aller au lit, etc.).
  • Fournir à l’enfant quelque chose qui occupe ses mains ou ses pieds pendant qu’il doit rester calme : balle antistress, corde avec nœuds à défaire, élastique à cheveux, pâte à modeler, crayons, etc.

2.  Réduire les sources de stress et la stimulation

Le stress est un des facteurs qui influence le plus les capacités d’attention et l’autocontrôle. Nos enfants sont aussi souvent sur-stimulés et leur « disque dur » est trop souvent surchargé d’informations.

  • Limiter le bruit et réduire l’éclairage (lumière du jour lorsque c’est possible plutôt que des néons et lumière tamisée le soir).
  • Ralentir le rythme de vie, diminuer le nombre d’activités      structurées et relaxer les weekends plutôt que d’organiser des sorties familiales.
  • Diminuer la pression qu’on met à l’enfant afin qu’il aie une conduite irréprochable et réduire le nombre d’intervention et de reproches (« Ne fais pas ça ! Tu vas le briser ! », « Dis bonjour à la dame ! Tu pourrais sourire ! », « Ne touche pas à ça ! Mange comme il le faut… ») Choisir les interventions essentielles et laisser tomber le reste.
  • Arrêter de bousculer constamment les enfants: (« Grouille ! Dépêche ! ») et lui laisser le temps de respecter votre consigne avant de répéter.

3.  Augmenter les heures de sommeil

Puisqu’un  déficit de sommeil peut grandement perturber les capacités d’attention:

SOS Nancy

fatigue enfant

  • Coucher l’enfant 30 à 45 minutes plus tôt, quitte à permettre quelques minutes de lectures.
  • Ne pas les laisser se coucher trop tard les week-ends. On leur fait plaisir sur le coup mais on leur nuit à moyen terme.
  • Faire des siestes les week-ends

4.  Adopter une saine alimentation

L’alimentation, c’est l’essence que nous fournissons à notre cerveau. De l’essence de mauvaise qualité peut « encrasser » le moteur et nuire à son fonctionnement. En ce sens, je vous suggère donc de:

  • Réduire la quantité d’aliments industriels.
  • Manger moins de sucre, de gras, de colorants et d’agents de conservation.
  • Porter une attention particulière au déjeuner: pas trop de sucre (ex: Nutella, jus), ajouter des protéines et des fibres.
  • Vérifier si l’enfant ne pourrait pas avoir des intolérances alimentaires (lactose, gluten, etc.) Une mauvaise digestion peut influer grandement sur l’attention et l’humeur.
  • Ajouter des omégas 3 à l’alimentation (poissons, noix de grenoble, graines de lin, suppléments) et vérifier si l’enfant n’aurait pas une carence en fer ou en zinc.

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TDAH

5.  Réduire le temps devant les écrans

Plusieurs études ont démontré l’impact négatif de l’exposition exagérée aux écrans sur la concentration, l’impulsivité et sur le sommeil des enfants et des adultes.

  • Diminuer les heures passées devant les écrans (téléphone, ordinateur, tablette, jeux vidéo et télé) à 2h par jour au maximum (et c’est énorme 2h!). Si possible, les interdire la semaine. Ne permettre AUCUN temps d’écran avant d’aller à l’école. Les écrans, de par les hormones qu’ils font sécréter au cerveau (adrénaline, cortisol, dopamine entre autre) grugent de façon extraordinaire les capacités attentionnelles de l’enfant et stimulent l’agitation et l’agressivité.
  • Porter également une attention au contenu auquel l’enfant est exposé. Les jeux et les films violents augmentent l’agitation et l’impulsivité.

6.  Augmenter le temps de lecture

La lecture, en plus de favoriser le calme, développe les capacités attentionnelles, l’imaginaire et contribue grandement au développement des facultés cognitives.

  • 20 à 30 minutes de lecture par jour peuvent faire une énorme différence sur les résultats académiques, quitte à lire avec lui.
  • Déployez des efforts afin de trouver un type de lecture ou une série qui plaira à votre enfant.
  • On peut offrir à l’enfant un vingt minutes de lecture au coucher. « Tu lis ou tu te couches tout de suite… » à la longue, il risque de développer un goût pour la lecture.

7.  Faire régulièrement des jeux de table et de société (30 minutes de jeu par jour)

Les jeux de société sont un excellent moyen d’entraîner, à travers le

sos nancy

jeux de société

plaisir, les capacités de l’enfant à attendre son tour, réfléchir et trouver des stratégies, faire des liens de cause à effet, anticiper des situations, gérer ses émotions, etc.)

  1. Jouer à des jeux qui demandent de la concentration : casse-têtes, jeux de mémoire et de logique (Ottello, dames, Rummy, etc.)
  2. S’assurer que l’enfant s’amuse et qu’il vit des réussites : choisir des jeux adaptés à ses capacités intellectuelles et à sa capacité d’attention pour qu’il puisse terminer le jeu.
  3. Faire des jeux où l’enfant doit se concentrer sur plus d’une chose à la fois, par exemple :
  • Sauter sur le rythme de la musique tout en obéissant à des consignes visuelles et arrêter de courir lorsque la musique arrête;
  • Marcher sur une ligne en chantant une chanson ou en répondant à des questions de l’éducatrice;
  • Jouer à la tag tout en tentant de garder une balle de golf dans une cuillère, etc.

8.  Faciliter l’apprentissage:

Puisque tous les enfants n’ont pas les même besoins ni la même façon d’apprendre et d’encoder l’information:

  • Utiliser les trois styles d’apprentissage :

Auditif/verbal : expliquer brièvement avec des mots…

Visuel/concret : montrer ce qu’on veut, faire une démonstration, utiliser des pictogrammes, tenir l’objet concerné…

Kinesthésique/expérientiel : Faire vivre l’expérience, faire des mises en situation, amorcer le mouvement, tenir par la main, caresser le dos, associer l’apprentissage à un mouvement, faire manipuler, etc.

  • Parler et agir lentement pour lui laisser le temps de comprendre, d’assimiler et de traiter l’information.
  • Garder une attitude ouverte et joviale avec l’enfant lors des situations d’apprentissage et tenter d’éveiller sa curiosité.
  • Lorsqu’il est fatigué et a du mal à se concentrer, lui permettre des pauses plus fréquentes, lui servir son breuvage préféré, l’encourager, lui permettre d’écouter de la musique (ça peut aider à la concentration parfois).
  • S’assurer également qu’il est confortable (Est-ce que sa chaise lui permet d’avoir les pieds au sol? Est-ce que sa table de travail est à une hauteur confortable pour lui?) et à l’abri des distractions visuelles et auditives.

9.  L’aider à se calmer lorsqu’il est trop agité

  • Baisser le ton, parler peu et tamiser les lumières.
  • L’amener près de vous, lui caresser le dos, jouer avec ses mains ou ses doigts, lui donner un bisou, etc. Les enfants agités sont souvent kinesthésiques et réagissent bien au toucher si celui-ci est doux et chaleureux.
  • Lui demander de respirer profondément et lentement 5 ou 6 fois en fermant les yeux ou en fixant un point au sol.
  • Le diriger vers une activité calme (dessin, livres, blocs Lego, bac de stimulation tactile, etc.) pendant quelques minutes ou l’inviter à prendre un bain ou une douche.
  • Faire une activité de relaxation : massage, méditation, visualisation, contraction/décontraction des muscles, etc.
  • Le valoriser lorsqu’il est calme, lui donner de l’attention et l’aider à en prendre conscience.

10. Être indulgent

Puisque les difficultés à se concentrer et maîtriser son agitation sont souvent bien dures à contrôler pour l’enfant:

  • Éviter de le culpabiliser pour son agitation, son manque d’attention et ses oublis;
  • L’amener également à être indulgent envers lui-même en lui soulignant qu’il est en apprentissage, en lui reflétant ses efforts et en lui rappelant que tout le monde, même les adultes, font aussi des oublis, des erreurs et manquent parfois d’autocontrôle.
  • Être aussi indulgent envers soi-même, comme parent, car dieu que c’est difficile de rester patient avec un enfant qui bouge comme un ver à choux, est distrait, perd tout et s’emporte à la moindre frustration! De toute façon, en vous pardonnant vos impatiences, vous serez alors un excellent modèle pour vos enfants!

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TDAH

 

Je vous propose aussi  ma chronique radio réalisée pour Rythme FM

Rythme FM Mauricie

Chronique radio SOS Nancy à Rythme FM Mauricie tous les mercredis matin 7h50

Trouble de l’attention avec ou sans hyperactivité TDA/H – 29 janvier 2014

 

Des conférences ou des formations en salle traitant de ce sujet sont aussi offertes aux parents, enseignants et aux éducatrices en milieu de garde. Pour consulter la liste complète des formations, cliquez ici.Nancy Doyon

Le principe des chips molles…

Quels comportements rapportent le plus d’attention à vos enfants?

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Le principe des chips molles

Dans mon livre, Parent gros bon sens, et lors de mes conférences, je compare souvent l’attention que l’on porte aux enfants à des croustilles. Cette métaphore a beaucoup fait réagir les gens qui m’en parlent très fréquemment. Voici donc la « célèbre » théorie des chips molles.

Imaginons que vous donnez à un enfant le choix entre deux bols de chips : un bol de bonnes chips fraîches et croustillantes et un bol de chips molles (vous savez, ces chips qui sont restés trop longtemps dans l’armoire chez grand-mère et qui sont devenues humides?) Lesquelles choisira-t-il? Les croustillantes, bien entendu! Mais s’il ne reste plus de chips croustillantes ou si elles sont hors de portée et qu’il a le choix entre les chips molles ou pas de chips du tout, que choisira-t-il? Eh bien, il goûtera probablement aux molles, juste pour voir… Et puis s’il est un tantinet gourmand, il en mangera encore un peu, puis encore…

Comparons maintenant les chips à l’attention que l’on porte à un enfant. L’attention positive, les discussions, la valorisation, les jeux et le temps de qualité sont comparables aux croustilles fraîches, alors que l’attention négative, les réprimandes, les critiques et les ordres s’apparentent aux croustilles défraîchies. Bien entendu, tout enfant préfère l’attention positive aux réprimandes mais, il faut bien l’avouer, les parents sont souvent occupés et l’enfant n’a pas toujours accès à l’attention positive dont il a besoin. Il est alors tenté de « piger dans le bol de chips molles » et obtient souvent une pleine ration d’attention en adoptant des comportements répréhensibles. Vaut mieux de l’attention négative que pas d’attention du tout. Si vous donniez des croustilles à un enfant chaque fois qu’il se conduit mal, seriez-vous surpris de constater que ses mauvais comportements persistent?

ENVIE DE VOIR LA VIDÉO À CE SUJET?  ( cliquez sur l’image)

principe des chips molles à 22.14.16

Chez-vous? Quel est le meilleur moyen d’obtenir des chips (de l’attention)? Par exemple, à table, lequel des enfants reçois le plus d’attention? Celui qui mange sagement ou celui qui rechigne sur ce qu’il y a dans son assiette? Pour votre enfant, est-ce pluschips payant de s’habiller « comme un grand » ou bien à la vitesse d’un escargot anémique? à l’heure des devoirs et leçons, quelle attitude apportera le plus de croustilles? L’autonomie ou une attitude geignarde?

L’attrait des chips molles est particulièrement fort chez les enfants de moins de six ans. En effet, la plupart des mauvais comportements des enfants de cet âge visent à combler un désir d’attention. Regardez-les vous surveiller du coin de l’œil pour s’assurer qu’ils ont bien été vus lorsqu’ils se dirigent vers la plante interdite! Et avez-vous remarqué la vitesse à laquelle ils se jettent sur le bol de chips molles lorsque vous êtes occupé au téléphone ou à une tâche et que les chips croustillantes sont hors de portée? Il s’agit qu’on aille à la salle de bain pour qu’ils aient tout à coup mille questions à poser. Pourquoi? Hé bien certains enfants manquent effectivement d’attention, soit parce que leur parents sont très occupés ou en raison d’une situation temporaire (déménagement, arrivée d’un bébé, séparation, etc.), d’autres, au contraire, ont été habitué depuis leur naissance à l’omniprésence de l’attention parentale et ne se sentent pas bien lorsqu’on bouscule leur habitudes. D’autres encore sont simplement de petits gourmands au tempérament extravertis qui ressentent beaucoup de plaisir à attirer l’attention sur eux. Finalement, il y a aussi certains enfants anxieux qui semblent vivre un grand malaise lorsque l’attention des personnes importantes pour eux n’est pas disponible. Ils semblent incapable de ce centrer sur eux-mêmes et ressentent une forme de panique devant le « vide relationnel » qu’ils tenterons de combler par tous les moyens. Ce type d’enfant aura peut-être besoin d’un soutien psychologique afin de mieux comprendre ce qui se passe en lui et mieux gérer son anxiété.

Mais regardons maintenant un exemple d’enfants en recherche de croustilles…

L’agitation d’Étienne

On demande un jour mes services dans un centre de la petite enfance pour un jeune homme de 4 ans plutôt turbulent. En effet, Étienne semble avoir du mal à rester en place, fait la sourde oreille aux consignes, a du mal à attendre son tour, monopolise les discussions de groupe et frappe souvent ses pairs, parfois sans raison apparente. Les éducatrices perçoivent bien que l’enfant recherche l’attention de façon négative, mais elles ne savent plus trop comment l’encadrer puisqu’il semble prendre plaisir à s’opposer, quitte à en assumer les conséquences négatives. Elles soulignent qu’il semble très heureux lorsqu’il est valorisé et qu’il collabore bien lorsque l’éducatrice lui accorde l’attention exclusive.

Je vais donc l’observer dans son groupe. À peine suis-je arrivée qu’il grimpe sur mes genoux et m’assaille de questions. Dès que je m’adresse à un autre enfant, on sent l’agressivité et le désarroi monter en lui. Très rapidement, je constate qu’il cherche de l’attention. En effet, lorsque des consignes sont données au groupe, il fait mine de ne pas avoir entendu et surveille l’éducatrice du coin de l’œil. Lorsqu’elle intervient directement auprès de lui, il obtempère, mais seulement lorsqu’elle le regarde. Il s’organise constamment pour faire répéter les adultes, tente d’être le centre d’attention des pairs, ne tolère pas le partage des jouets et s’empresse de pousser quiconque reçoit un peu d’amour de la part de l’éducatrice. Tout en évaluant Étienne, j’observe aussi les interventions des éducatrices (que je trouve formidables, soit dit en passant). Dans mon cahier, pour chaque croustille molle, c’est-à-dire chaque fois qu’une éducatrice intervient de façon négative ou qu’elle accorde de l’attention à Étienne suite à un mauvais comportement de sa part, j’inscris un crochet (√) et pour chaque croustille fraîche, donc chaque fois qu’Étienne est valorisé et qu’il reçoit de l’attention suite à un comportement positif, j’inscris une étoile (*). Au bout d’une heure trente, malgré l’excellence des interventions des éducatrices, Étienne avait amassé 32 crochets (ou chips molles) pour seulement 3 étoiles (chips croustillantes)! Il n’est donc pas très étonnant de constater que les comportements négatifs persistent…

 Je suis ensuite allée observer Étienne chez lui. Les parents étaient bien inquiets des comportements de leur fils à la garderie, mais disaient ne pas avoir ce genre de problème à la maison. Ils avouaient toutefois que leur fils exigeait beaucoup d’attention, était incapable de jouer seul et devenait agité lorsqu’il y avait des invités à la maison. Ils ne comprenaient pas la recherche d’attention de l’enfant puisque, disaient-ils, ils lui en donnaient beaucoup.

En effet, pendant l’entrevue avec les parents, Étienne a multiplié les demandes. Ses parents lui ont toujours répondu avec empressement, même lorsque le moment était très mal choisi. Par exemple, alors que son père était au téléphone avec un client, Étienne lui a posé une question. Monsieur a alors fait attendre son client au bout du fil afin de répondre à son fils. Lorsqu’ils ne pouvaient répondre par l’affirmative, les parents prenaient chaque fois un long moment afin de justifier leur refus et offrir à l’enfant une solution de rechange. Madame a avoué que le soir et les fins de semaine, toute la vie familiale tournait autour d’Étienne. L’un des parents jouait avec lui alors que l’autre préparait les repas, ils allaient ensuite jouer au parc, tous ensemble, et les tâches ménagères étaient généralement effectuées lorsque le garçon dormait.

Étienne avait été ardemment désiré par ses parents, qui ont mis plusieurs années à le concevoir. Il resterait donc enfant unique et les parents, bien intentionnés, avaient convenu de se consacrer entièrement à leur fils. Maman était restée à la maison avec lui jusqu’à l’âge de trois ans et elle a vécu beaucoup de culpabilité lorsqu’elle a dû « l’abandonner » à la garderie. Elle tentait donc de maximiser toutes les précieuses minutes passées avec son enfant.

Étienne semble donc avoir bénéficié d’énormément d’attention depuis sa naissance. On l’a habitué à ce que les croustilles soient disponibles en permanence. Pour lui, obtenir de l’attention, jouer avec un adulte et être le centre de l’univers n’est donc pas un privilège qu’il peut apprécier, mais un droit. Il devient très anxieux dès que qu’il n’a pas accès à cette attention. Avec les meilleures intentions du monde, ces parents ont quelque peu gâté leur fils. Ils l’ont conditionné à rechercher l’attention constante et celui-ci est devenu incapable de vivre le moindre délai dans ses demandes.

Plan d’action

 J’ai donc demandé aux parents de « sevrer » progressivement Étienne et de l’entraîner à devenir plus indépendant. D’autre part, j’ai demandé au service de garde d’aider l’enfant à mieux tolérer le partage de l’attention en restant plus près de lui, en le touchant et en le regardant régulièrement afin de le sécuriser, en lui tenant la main dans les déplacements et en l’aidant à choisir ses jeux. Bref, je leur ai demandé de lui accorder davantage d’attention dans les transitions et suite aux bons comportements. D’autre part, j’ai demandé tant aux parents qu’aux éducatrices de réduire au minimum l’attention qui est offerte à Étienne lorsqu’il agit de manière indésirable.

 Alors on fait quoi?

  1. Donnez-lui davantage d’attention lorsqu’il se comporte bien et valorisez les bons coups

Malheureusement, il est souvent plus naturel pour les adultes de relever les mauvaises conduites des enfants que de porter attention à leurs gestes positifs. En tant qu’éducateur, vous devez pourtant vous assurer qu’il sera plus « payant » pour l’enfant de bien se comporter que de rechercher négativement votre attention.

  1. Concentrez votre attention sur le positif.

À quoi vous sert-il de lui lire une histoire si vous le réprimandez sans cesse afin qu’il reste bien assis? Assurez-vous de donner le moins d’attention possible aux mauvais comportements, quitte à intervenir avec humour ou à détourner son attention, et ayez du plaisir tout en renforçant ses bons comportements.

  1. Pour chaque chips molle, donnez trois chips croustillantes!

Donc, chaque fois que vous critiquez l’enfant, tentez de le valoriser ou de lui donner de l’attention positive environ trois fois. Un clin d’œil, un bisou sur le front ou un regard affectueux sont souvent suffisants pour faire sentir votre fierté à l’enfant et lui enlever l’envie de grappiller quelques chips molles.

  1. Donnez-lui sa ration quotidienne de chips imagesCA2N4DU4croustillantes

Assurez-vous de donner de l’attention positive de façon régulière et prévisible. Les jeunes enfants ont besoin d’au minimum trente minutes d’attention positive par jour. Chez les plus vieux, dix à vingt minutes peuvent être suffisantes. Je vous suggère de prévoir cinq minutes le matin au lever (en réveillant l’enfant avec des caresses ou une chanson douce ou encore en l’aidant chaleureusement à s’habiller), de cinq à dix minutes au retour de l’école ou de la garderie (faites un petit jeu, discutez de sa journée et de la vôtre, etc.) et de cinq à dix minutes au coucher (racontez une histoire, proposez-lui un massage, etc.). Les weekends, prenez une heure pour jouer avec lui et amusez-vous vraiment…

  1. Cessez de répéter, ils ne sont pas sourds!

Plus vous répétez, plus ils vous feront répéter! Quand l’enfant fait « de la surdité sélective » et ignore vos consignes, il est tout à fait inutile de répéter. Vous le gavez de chips molles et il attendra que vous montiez le ton avant de s’arrêter.

Lorsque vous donnez une consigne et que votre enfant ne la respecte pas, plutôt que de répéter ou de crier, offrez lui un autre type de signal. Par exemple, faites un compte à rebours : 5, 4, 3, 2, 1, 0. Ensuite, agissez (prenez-le par la main pour l’amener à la tâche demandée, fermez la télévision, enlevez-lui son assiette, etc.) ou appliquez une conséquence logique. Il apprendra vite que lorsque vous commencez le décompte, vous êtes sérieux!

FORMATION WEB: PARENT GROS BON SENS

Envie d’aller plus loin? De connaître d’autres raisons qui peuvent expliquer les comportements indésirables de vos enfants? Voici la formation en ligne de 3 heures en lien avec mon « best seller » Parent Gros bon sens, vendu à plus de 20 000 exemplaires à travers le monde. Écoutez d’autres trucs et stratégies d’intervention efficaces, pratico-pratiques et amusantes, dans le confort de votre foyer, au moment qui vous convient. Cliquez ICI pour en savoir plus.

Besoin d’aide pour mieux gérer vos émotions et celles de vos enfants?

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Dans cet ouvrage rempli d’humour et de gros bon sens, Nancy se penche sur les enjeux de la discipline et sur la création d’un climat familial sain et harmonieux. « Parent gros bon sens » offre un coup de pouce inestimable aux parents qui veulent plus que des recettes toutes faites et qui ont à cœur leur rôle d’éducateur.

 

Des conférences et formations sont aussi disponibles sur le sujet pour vos organismes. Informez-vous!

Tiré de : DOYON, Nancy. Parent gros bon sens. Mieux comprendre votre enfant pour mieux intervenir, Québec, Éditions Midi trente, 2010. Vous pouvez commander le livre sur le site de l’éditeur : www.miditrente.ca.

Vous hésitez à payer pour des services privés de coaching familial ou de formation?

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Et si on revoyait nos priorités?

argentJe dois vous avouer d’entrée de jeu que lorsque j’ai lancé mon entreprise privée de coaching familial il y a quelques années, je vivais un profond malaise à demander de l’argent aux familles pour mes services alors que mon désir le plus profond a toujours été d’aider les gens. À chacune des fin de rencontres, lorsque venait le temps de sortir le livret de factures, je baissais les yeux et murmurais le montant que les parents devaient me verser. C’est qu’au Québec, nous n’avons pas l’habitude de débourser pour ce type de services, ce n’est pas dans notre culture. Jusqu’à récemment, ces services étaient payés par l’état et facilement accessibles. Or, la situation a changé et c’est justement pour venir en aide aux gens qui poirautent depuis des mois sur des listes d’attente dans le secteur public ou qui ont changé d’intervenants huit fois en quelques mois que j’ai choisi de développer des services privés.

Évidemment, le budget de certaines familles est très serré et, dans certains cas, il n’existe aucune marge de manoeuvre pour des dépenses supplémentaires. Toutefois,  un ami à moi qui travaille dans le domaine de la vente,  m’a fait remarquer que le québécois moyen n’éprouve aucun problème à dépenser pour certains biens mais ne réalise pas l’investissement qu’il fait en payant des services qui apporterons davantage de bonheur à la famille au grand complet.

Bien entendu, ce n’est pas à moi de vous dire comment ni où dépenser votre argent et l’objectif n’est surtout pas de générer la moindre culpabilité. Comme je suis l’auteure de l’approche responsabilisante, il convient toutefois de se responsabiliser, chacun, par rapport aux choix que nous faisons en matière de dépenses. Ainsi, si la seule raison pour laquelle vous ne consultez pas un psychologue, un intervenant social, un coach ou un coach familial est l’argent, vous pourriez évaluer combien avez-vous dépensé, dans la dernière année, pour:

Faire PLAISIR à vos enfants? (Jeux et jouets, activités et sorties, vêtements à la mode, etc.)

Visitez la salle de jeu et faites une évaluation approximative de l’argent qui s’y trouve. Pensez aussi à l’argent dépensée en activités sportives et parascolaires, au cinéma, en films loués, pensez à la petite surprise achetés lors de votre dernier magasinage, au chandail que votre adolescent voulait ABSOLUMENT et qu’il n’a porté que deux fois…

Noël?

Selon un sondage effectué par la Banque de Montréal, chaque Canadien d’âge adulte prévoyait dépenser 1810 $ en moyenne en 2013 pour la simple fête de Noël. Et un sondage CROP démontre que 34% des parents dépensent entre 250,00$ et 500,00$ par enfant en cadeaux pour Noël seulement! Ça n’inclue donc par leur anniversaire, pâques, la St-Valentin, le cadeau de fin d’année, la petite surprise parce qu’il s’est bien comporté, etc.

En voyages et en activités estivales?  

Selon les résultats d’un soimagesNW94TYDSndage de BMO Banque de Montréal publiés en juillet 2013, les parents canadiens prévoyaient dépenser en moyenne 2 300 $ pour occuper leurs enfants durant les mois d’été et là, ils ne sont pas partis dans le sud!

En gadgets électroniques?

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Le CRTC a publié en  2012 un rapport qui disait que la famille moyenne dépensais 181,00$ par mois pour les outils de communication. (téléphones, internet) Ce montant a certainement bondit depuis.

En repas au restaurant?

Selon un article publié en mars 2005 dans Le Devoir, 28 % du budget alimentaire familial était alors investi dans la restauration. Également, selon  un sondage SOM réalisé sur le web entre le 31 mars et le 10 avril 2011 auprès de 1004 adultes francophones 84 % des adultes vont au restaurant au moins une fois par semaine, en moyenne, les Québécois consomment 2,5 repas au restaurant par semaine et plus de 50 % des jeunes québécois consomment au moins un repas du restaurant ou d’un établissement de restauration rapide chaque semaine.

En vêtements et accessoires de beauté?

dépensesCombien avez-vous dépensé en chaussures, robes, maquillage, coiffeur, teinture, ongles, soins esthétiques, etc.  Statistique Canada dévoile qu’en moyenne on dépense, individuellement, 3461,00$ par personne en vêtements chaque année (évidemment, c’est une moyenne!)

En décoration pour la maison?télé

On n’hésite pas à débourser , 1000$ pour une plus grande télé, 200$ pour un joli tapis et 30$ chacun pour des coussins, 200$ pour des fleurs qui faneront à l’automne et 90$ pour des nains de jardin…

vinEn tabac et en alcool?

Selon statistique Canada, un individu moyen dépense 1274,00$ par an en tabac et en alcool.

Sur votre voiture et autres engins à moteur?

Quand notreimagesOSKZAT4J auto fait de drôles de bruits, nous n’hésitons pas à aller au garage avant que le problème ne s’aggrave. Mais quand c’est notre enfant qui ne semble pas aller bien, on attend souvent que la situation soit dramatique avant de consulter…

Par ailleurs, beaucoup de parents nous contactent pour obtenir de l’information sur nos services mais se désistent finalement en disant: « Après vérification, nos assurances collectives ne remboursent pas ce type de service. » En effet, bien que le coaching familial soit couvert par plusieurs compagnies d’assurances, certaines d’entre elles ne couvrent pas nos services.  Mais vos assurances ne couvrent pas non plus:

  • Le coiffeur
  • Le garage
  • Le spa
  • L’entretien de votre gazon
  • Le déneigeur
  • Votre femme de ménage
  • Mais ils remboursent généralement la massothérapie…

Il faut généralement débourser entre 65,00$ et 80,00$ l’heure pour un coach familial qui se déplacera à votre domicile, selon vos disponibilités, et qui vous guidera dans l’établissement d’un plan d’action adapté à votre famille, à vos valeurs et votre problématique. Il faut généralement prévoir entre 3 et 7 rencontres (parfois plus, parfois moins) En somme, c’est à chacun de voir où il choisi d’investir son argent.

Si vous éprouvez des difficultés familiales, la question qu’il faut donc se poser est: « Qu’est-ce qui est prioritaire pour notre famille? Se procurer des biens et faire des loisirs ou investir sur notre bonheur à long terme, la santé mentale de chacun et l’harmonie familiale? »  Dans certains cas, on choisira d’investir dans un voyage ou des activités et ça peut être parfait ainsi. Il faut juste garder en tête que c’est un choix que nous faisons. En terminant, je rappelle que je suis parfaitement consciente que bien des familles ne font aucune dépense superflue et ont néanmoins besoin de soutien.

Les CSSS offrent d’ailleurs plusieurs services gratuits aux familles et il existe de nombreux organismes communautaires et OSBL qui viennent en aide gratuitement ou à faible coûts aux enfants et aux familles. Informez-vous auprès de votre CLSC local.

Formation en coaching familial à Paris: Un franc succès!

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Formation offerte par les expertes québécoises
Nancy Doyon et Hélène Fagnan

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L’École de coaching familial Nancy Doyon est très fière d’avoir tenue une toute première formation en coaching familial en sol français.  En effet, la formation, dispensée par la formatrice de renom Nancy Doyon, pionnière du coaching familial, auteure, chroniqueuse radio/télé et experte du monde de l’enfance, s’est tenu à Paris à la fin janvier 2015 devant un public d’intervenants variés et fort intéressés.

Cette formation de premier plan s’inscrit en droite ligne avec la mission de l’École, soit de demeurer le chef de file mondial du coaching familial dans la francophonie. « Nous sommes très heureuses d’enfin pouvoir offrir la première d’une longue série de formations destinées aux professionnels de la petite enfance, de l’adolescence et des dynamiques familiales en France » nous explique Nancy Doyon, présidente de SOS Nancy et de l’École de formation en coaching familial Nancy Doyon.

De plus, les diplômées de la formation offerte par Madame Doyon auront la possibilité de joindre les rangs du Réseau Nanny secours qui produit le site web du même nom, référence de premier plan en matière de coaching familial.  Avec déjà plus de 50% des visiteurs du site provenant de l’Europe et de l’Afrique du Nord, l’entreprise entend diversifier ses contenus avecIMG_2232 l’intégration de la nouvelle cohorte de diplômés de ces régions.

 

« Je suis très fière de pouvoir compter parmi notre réseau une première coach familiale française depuis septembre 2014.  C’est pour nous le début d’un vaste réseau qui viendra en aide aux familles de la France cherchant des solutions pratiques à certains défis familiaux.  Je suis aussi très enthousiaste à l’idée de pouvoir créer des échanges professionnels entres nos coachs des deux côtés de l’Atlantique.  Cette opportunité nous permettra assurément de bonifier nos pratiques respectives !» a tenu à mentionner madame Hélène Fagnan, présidente du Réseau Nanny secours.

Devant l’enthousiasme du milieu, la formation deviendra fort probablement en France l’an prochain, soit à l’hiver 2016. Les intervenants intéressés à participer sont invités à communiquer avec nous à info@sosnancy.com afin de réserver leur place et de s’assurer d’être informé des prochaines dates.


Biographie de Nancy Doyon

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Véritable sommité en matière de coaching familial, Nancy Doyon, présidente et fondatrice de SOS Nancy et de L’École de formation en coaching familial Nancy Doyon, est elle-même coach familiale et éducatrice spécialisée depuis près de vingt-cinq ans.  Conférencière et auteur de plusieurs livres à succès dont le  best-seller « Parent gros bon sens » elle est également très active dans les médias à titre de chroniqueuse famille à la radio, à la télévision et dans de nombreux magazines.

À propos de L’École de formation Nancy Doyon

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Inspirée des principes de base du coaching d’entreprise et de la programmation neuro-linguistique (PNL), la philosophie d’intervention de Madame Doyon est connue sous le nom d’Approche responsabilisanteStructurée en dix étapes, cette approche  favorise la responsabilisation progressive de l’enfant par l’intermédiaire d’un encadrement rassurant tout en respectant  tous les membres de la famille. Elle permet aux parents d’éduquer leurs enfants, plutôt que de les soumettre, de les aider à grandir et à développer leur jugement tout en respectant l’autorité, et ce, sans qu’ils se sentent menacés. L’École diplôme près de 100 coachs annuellement au Québec et au Maroc notamment.

Facebook : www.facebook.com/FormationEnCoachingFamilialNancyDoyon
Pour réserver votre place : Formulaire d’inscription
Lieu de la formation : 43 rue de Richelieu, 75001 Paris


Biographie d’Hélène Fagnan

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Fondatrice de Nanny Secours, Hélène Fagnan est éducatrice en petite enfance de formation.  Elle a lancé le Réseau Nanny secours et le site web du même nom en 2011.  Par sa devise : « Écouter, rassurer et conseiller », Hélène s’est taillée une place de choix comme rédactrice experte sur Yoopa.ca en plus de publier de nombreux articles dans plusieurs quotidiens et de contribuer régulièrement à la radio et la télé.

À propos du Réseau Nanny secours

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Chef de file canadien en coaching familial, le Réseau Nanny secours est le plus important regroupement de coachs familiaux francophones au monde. Suite au succès retentissant de la troisième itération du site web nannysecours.com au printemps 2014, le nombre de coachs ainsi que le nombre de visiteurs ont doublé en moins d’une année !  Le site du réseau propose aux parents et aux professionnels de l’enfance une multitude de contenus passant des conseils au sujet du sommeil à la nutrition, et de la discipline aux routines d’apprentissage.  L’organisation est basée à Montréal, Canada et a été fondée en 2006.

Site Internet : www.reseau.nannysecours.com
Facebook : www.facebook.com/nannysecours
Adhésion au Réseau Nanny secours : Information supplémentaire – Formulaire d’adhésion


Pour information et entrevues téléphoniques ou en personne
(Québec et France), veuillez communiquer à l’adresse suivante :
nancy@sosnancy.com
 ou +1 418-988-3336