Déménager avec les enfants

Comment se faciliter la vie?

déménagementStressé par le déménagement? Pour les enfants aussi cette transition peut être source d’anxiété. Il convient donc de bien préparer notre marmaille à une situation qui demande une grande capacité d’adaptation aux tout-petits comme aux plus grands. Quoique courant au Québec, le fait de changer d’environnement, parfois aussi de garderie ou d’école, n’est pas aussi réjouissant pour un enfant attaché à son environnement et à la sécurité qu’il lui procure qu’il ne l’est pour ses parents. Voici donc quelques conseils susceptibles d’aider vos enfants à traverser cette période d’adaptation.

AVANT LE DÉMÉNAGEMENT

  1. Soyez à l’écoute du stress que la situation génère chez l’enfant. Ce stress peut parfois se cacher derrière des réactions agressives, davantage de crises ou de saute d’humeur, des maux de ventre ou de tête, des difficultés à s’endormir ou encore de l’agitation inhabituelle.
  2.  ÉCOUTEZ l’enfant sans répondre trop vite avec des : « Oui, mais il faut que tu comprennes que… » ou encore des « Y’a rien là! Tu vas voir tu vas aimer ça…. » Ayez un peu d’empathie s.v.p., particulièrement si ce déménagement implique que l’enfant change de milieu social (école, garderie) et qu’il doive s’intégrer à un nouveau groupe. 
  3. Préparez le terrain
    1. Précisez au jeune enfant qu’il pourra apporter tous ses jouets (il pense souvent qu’il devra tout abandonner…)imagesGV1AUTJC
    2. Impliquez l’enfant dans les préparatifs. Prendre part au processus de changement peut faire diminuer l’anxiété. Par exemple, il pourrait emballer ses jouets ou identifier les boîtes par des dessins ou en apposant des collants.
    3. Sans chambouler l’environnement de vos enfants, prenez quelques instants pour faire le tri des jouets, vêtements et meubles et pour vendre ceux dont ils ne se servent plus sur un site de petites annonces comme Kijiji; afficher un objet ne prend que quelques secondes et au bon prix, il se vendra rapidement. C’est une activité amusante à faire avec les enfants, une excellente façon de récupérer une partie de votre investissement et d’éviter de trimballer ce qui ne sert plus.
    4. Avec l’argent recueilli, faites un peu de magasinage en ligne et permettez à  l’enfant de participer au choix de la nouvelle décoration de sa chambre (mais sans le laisser tout décider sinon les agencements risquent d’être « originaux »)
    5. Permettez à l’enfant de visiter les lieux avant le jour « J » afin de se familiariser avec son futur environnement. Visitez les environs, y découvrir les avantages (ex.: piste cyclable, parc mieux aménagé, boisé, etc.). Visitez sa nouvelle école…Donc, soyez simplement à l’écoute, accueillez les émotions de l’enfant, démontrez votre empathie par rapport à ce qu’il vit sans dramatiser…
    6. Adoptez une attitude rassurante et enthousiaste. Attention toutefois à ne pas en faire trop ! Vous risqueriez alors d’augmenter son anxiété… Votre attitude non verbale ne doit pas sous-entendre que déménager est ÉPOUVANTABLE….

PENDANT LE DÉMÉNAGEMENT

déménagerPour les petits : Si possible, demandez à une personne de votre entourage de venir sur les lieux du déménagement avec votre enfant afin qu’il voit le déplacement des meubles.

Gardez à portée de main une boîte avec quelques jouets et des objets familiers et rassurant pour lui.

Si vos enfants sont présents, assignez leurs quelques tâches simples. N’oubliez pas de mettre leurs boîtes à jouets à portée de main, ils pourront s’amuser à les déballer. Préparez un coin pour eux loin du va-et-vient, mais où vous pourrez garder un œil sur eux.

Pour les grands : Les encourager à participer au déménagement selon leurs capacités. En plus de se sentir utiles, ils pourront progressivement s’approprier les lieux…

Assurez-vous d’adopter une attitude rassurante et enjouée malgré le stress. Si le déménagement s’effectue dans la bonne humeur, l’enfant aura un sentiment plus positif face à sa nouvelle demeure.

APRÈS LE DÉMÉNAGEMENT

Maintenir les règles et les routines afin de rassurer l’enfant et de conserver une certaine stabilité. Ainsi, si l’enfant ne faisait pas dodo avec ses parents avant, ce n’est pas permis ici non plus… même s’il a un peu de difficulté à s’endormir… On peut toutefois rester près de la porte, mais à l’extérieur de la chambre, jusqu’à ce qu’il s’endorme, et ce, pendant quelques jours.

Gardez contact avec les anciens amis si possible et aidez votre jeune à s’intégrer dans son nouveau milieu en participant aux fêtes de quartier et en l’inscrivant à des activités estivales dans son secteur.

Restez attentif aux changements qui peuvent survenir dans son attitude ou son comportement et qui pourraient dénoter de l’anxiété ou une difficulté à s’adapter. L’écoute et le réconfort sont encore une fois les meilleurs moyens d’intervention.

 Bon déménagement!

Non aux punitions physiques !

FesséeRécemment, la presse canadienne rapportait les résultats d’une étude établissant un lien évident entre l’augmentation de l’agressivité chez les enfants et l’usage, par leurs parents, de châtiments corporels.
« Les enfants qui subissent des châtiments corporels ont tendance à être plus agressifs envers leurs parents, leurs frères et sœurs, leurs amis et, plus tard, leur conjoint.
C’est la conclusion à laquelle sont arrivés deux chercheurs canadiens à la suite d’une analyse exhaustive des études portant sur ce sujet menées au cours des 20 dernières années.
Les conclusions des Drs Joan Durrant, du département de médecine familiale des sciences sociales de l’Université du Manitoba, et Ron Ensom, de l’Hôpital pour enfants Eastern Ontario, sont publiées lundi dans le Journal de l’Association médicale canadienne.
Les deux chercheurs notent qu’une étude menée auprès de 500 familles a démontré que, lorsque les parents ont été formés afin de réduire le recours à la punition physique, les comportements difficiles chez les enfants ont également diminué. » Source : site de Radio-Canada
: http://www.radio-canada.ca/nouvelles/science/2012/02/06/001-chatiment-corporel-enfants.shtml

Bien qu’il convienne de ne pas culpabiliser les parents qui, un jour où ils étaient à court de moyens, ont donné une tape à leur enfant afin de se faire obéir, les punitions corporelles ne sont, en aucun cas, une façon d’exercer l’autorité parentale, pas plus, d’ailleurs, que les cris, les menaces, la culpabilisation ou les punitions démesurées ou humiliantes.

Bien qu’elles donnent l’illusion au parent d’être efficace à court terme, « la fessée » ou l’usage de punitions corporelles peuvent créer de graves problèmes chez l’enfant et nuire à la discipline.

En effet, l’enfant frappé se responsabilise peu au regard de son comportement et adopte généralement le rôle de victime par rapport au « imagesIUEEWE3Oparent persécuteur ». Il apprend ni à juger de ses actes, ni à les remplacer par d’autres, plus adéquats, mais plutôt à mentir et à éviter que le parent, dont il apprend ainsi à craindre, le surprenne.

De plus, les coups génèrent souvent chez l’enfant une colère qu’il tentera de refouler et qui risque fort de le pousser à se venger ou qu’il extériorisera ailleurs, sur son petit frère par exemple… Effectivement, comment lui faire comprendre qu’il ne doit pas frapper son frère lorsque celui-ci refuse de lui obéir ?

Chez d’autres enfants, nous verrons apparaître des symptômes de stress et d’anxiété liés à la crainte et à la culpabilité ainsi qu’une diminution de leur estime de soi.

Par ailleurs, l’utilisation de la force physique risque d’ouvrir toute grande la porte à une escalade de la violence. En effet, si, pour obliger Maxime à rester assis sur la chaise de punition, le parent lui donne une tape sur les fesses et que celui-ci, frondeur, continue à le narguer, que doit-il faire ? Frapper plus fort ? Donner deux tapes ?

J’ai rencontré un jour un père, complètement dépassé, qui avait malencontreusement cassé deux côtes à son fils en tentant de l’attraper pour l’asseoir de force dans le bain, et une mère dont l’enfant s’était fendu le front, en tombant sur un bureau, après avoir reçu une tape qui lui a fait perdre l’équilibre. Ces parents n’étaient pourtant pas des « batteurs d’enfants » mais utilisaient plus ou moins régulièrement les tapes et la contrainte physique afin d’imposer des limites à leurs enfants.

Enfin, comme les enfants ont besoin d’un cadre clair et de limites fermes, et puisque plusieurs d’entre eux ressentent le besoin de tester régulièrement ce cadre, celui pour qui l’ultime limite est la contrainte physique risque de rechercher cette limite chez tous les adultes en autorité. Les parents accepteront-ils, alors, que l’enseignant, la gardienne ou les grands-parents utilisent ces mêmes méthodes ? Et que feront-ils lorsque la force physique de l’enfant dépassera celle des adultes ?

Des règles claires, fermes et constantes, des attentes réalistes et un climat familial respectueux permettront généralement à l’enfant d’adopter des comportements adéquats. Lorsque, malgré tout, l’enfant ne se comporte pas bien, le parent doit alors lui faire vivre les conséquences logiques de ses actes, c’est-à-dire le résultat de ses choix. Pour responsabiliser son enfant, les mesures réparatrices sont souvent aussi très efficaces.

Toutefois, si l’on juge qu’un temps d’arrêt est nécessaire afin que l’enfant retrouve son calme ou accesos nancypte de collaborer, on pourra lui imposer, en ayant une attitude ferme et respectueuse, un retrait sur une chaise, dans sa chambre ou dans un endroit calme et rassurant. Si la tentation de frapper devient trop forte, le parent devrait se retirer lui-même dans un endroit calme ou aller marcher afin de reprendre le contrôle de ses émotions. Il vaut mieux réagir un peu plus tard qu’avoir une réaction démesurée.

Les parents qui n’arrivent pas à imposer de telles limites ou qui ont un enfant particulièrement difficile devraient consulter un professionnel qui analysera avec eux la situation et qui leur proposera des stratégies exemptes de violence.

Les invasions barbares…

…ou quand les amis de votre ado envahissent le salon!

À l’adolescence, les amis prennent de plus en plus d’importance dans la vie de nos enfants… et parfois aussi beaucoup de place dans notre maison! Jusqu’où doit-on tolérer leur présence?

Un peu de tolérance 

Premièrement, il importe d’être compréhensif. Les enfants doivent amorcer, à l’adolescence, un détachement progressif de leurs parents et les amis représentent une forme de filet de sécurité dans cette transition. L’enfant, entouré de bons amis, aura une meilleure estime de lui-même, traversera plus aisément les moments difficiles et aura davantage de plaisir dans sa vie d’adolescent. Puis, malgré nos craintes, l’influence exercée par les copains ne sera pas nécessairement négative.

Apprendre à les connaître 

Afin de se rassurer un peu et de garder un certain contrôle sur les fréquentations de leurs adolescents, il est important que les parents apprennent à connaître leurs amis. Pour entrer en contact avec eux et voir quel type de relation notre jeune entretient (est-il capable d’émettre son opinion, de s’affirmer ou change-t-il complètement de personnalité au contact de ses amis?), ils peuvent les inviter à la maison.

À éviter :

  • Trop vouloir faire « partie de la gang » de notre enfant et « s’incruster », ne pas leur laisser d’espace (ex. : écouter le film avec eux, écouter tout ce qu’ils disent);
  • Trop tenter d’être le parent cool et adopter des expressions qui ne sont pas de notre âge, offrir de la bière…;
  • Poser trop de questions et avoir l’air d’un enquêteur de la GRC!;
  • Se montrer indifférent;
  • Faire preuve de méfiance;
  • Vouloir trop contrôler ses relations;
  • Porter des jugements de valeur : « Ses parents sont séparés, c’est surement un bum! » « Tu as vu, elle a des piercings, ses parents ne l’encadrent pas! »;
  • Penser que tous les mauvais comportements de notre adolescent sont certainement causés par l’influence négative de ses amis. Chacun est responsable de ses choix. S’il fait comme son copain, il a choisi de le faire.

À faire :

  • Mettre des « lunettes positives »! Travailler à changer nos perceptions si elles sont négatives;
  • Simplement s’intéresser à ces jeunes, susciter des occasions de discuter, s’informer de façon naturelle : examen, cours de karaté, etc.;
  • Accueillir les amis avec un sourire, dire bonjour et au revoir…;
  • Amener un ami lors d’activités familiales et, même parfois, en vacances;
  • Organiser des activités : journée magasinage, partie de hockey, location du dernier jeu vidéo, piscine, camping, popote,  etc.;
  • Offrir le transport dans certaines situations.

Doit-on se laisser envahir?

Bien qu’on doive faire preuve d’un peu d’ouverture, on ne doit tout de même pas laisser la gang de notre jeune envahir notre quotidien. Afin de rester dans notre « zone de confort », se sentir chez soi, il est préférable de s’entendre avec notre jeune sur certaines règles et de les mettre par écrit pour éviter toute ambigüité :

  • Nombre de jeunes autorisés au même moment;
  • Quand? Combien de fois par semaine, repas, dodo, l’heure à laquelle ils doivent partir, etc.;
  • Où? Espaces permis : chambre à coucher, salle familiale, etc.;
  • Nourriture permise…! (Ça vous dévalise un garde-manger ces petites bêtes-là!);
  • Autres : ex. : pieds sur la table du salon, obligation d’enlever leurs chaussures, langage utilisé, etc.

C’est d’abord à l’adolescent de faire respecter les règles de la maison, mais vous pouvez aussi vous permettre d’intervenir. Expliquez clairement à l’adolescent, de façon respectueuse et agréable, quelles sont vos règles et vos attentes. Un jeune qui ne respecte pas vos consignes peut être renvoyé chez lui, voire interdit de séjour chez vous.

Je sais, ce n’est pas facile de faire ça, mais afin d’enseigner à votre jeune à se respecter et à mettre des limites à son entourage, vous devez d’abord le faire vous-même! Attendez-vous toutefois à toute une tempête par la suite!

Toutefois, il n’est pas nécessaire, ni même souhaitable d’interdire à votre enfant de fréquenter un jeune dont vous n’approuvez pas la conduite. Puisque vous ne pouvez contrôler toutes ses allées et venues, votre autorité risque d’être compromise. Ayez plutôt une discussion honnête sur vos perceptions et vos inquiétudes, puis dites-lui que vous avez confiance en son jugement. Il se peut que, progressivement, votre adolescent constate par lui-même que cet ami ne lui convient pas.

Ma première vente de garage!

Impliquer les enfants lors de votre vente débarras annuelle!

Admettons-le, non enfants ont bien trop de jouets! Entre la montagne de cadeaux reçus à Noël, l’avalanche de leur anniversaire, le petit gugusse acheté pour pâques et la voiture télécommandée qu’on a fini par acheter une fois lassé d’entendre Justin insister, la salle de jeu déborde de bébelles dont ils ne se servent à peu près jamais.   Pourquoi ne se servent-ils pas de toutes ces merveilles? Premièrement parce qu’ils n’ont pas le temps! Leurs parents G.O. veillent à bien remplir l’horaire de façon à ce qu’ils ne s’ennuient pas…

Deuxièmement, ils ne jouent plus avec leurs jeux parce qu’ils ne les voient pas! La salle de jeu a souvent l’air d’une caverne d’Ali Baba aux murs recouverts d’étagères débordantes de matériel hétéroclite et coloré dans lequel les jeux et jouets intéressants et en bon état se perdent. L’enfant ne voit plus que des murs colorés et des objets entassés. Il y a simplement trop de stimulation visuelle…

Rien de mieux, alors qu’un bon ménage et, pourquoi pas, une vente de garage au cour de laquelle vous pourrez faire une pierre deux coups : Aérer la salle de jeu et inculquer à Mathieu et Clara les notions fondamentales du commerce!

Comment se préparer?

Attention, il ne serait pas une bonne idée de faire le tri et la vente de ses jouets à la cachette! L’enfant risquerait de développer de la méfiance envers l’adulte et  d’avoir ensuite la crainte de perdre ses choses. Et quelle crise risqueriez-vous d’avoir s’il découvre ce que vous avez manigancé derrière son dos! Même si l’entreprise risque de s’avérer beaucoup plus laborieuse, il vaut toujours mieux impliquer les enfants lorsque vient le temps de se départir d’objets qui leurs sont chers. Voici donc quelques conseils afin de faire de cet événement une activité agréable et remplie d’enseignements pour vos cocos.

  • Préparer le terrain à l’avance. Commencer à préparer les enfants au moins une semaine ou deux à l’avance afin qu’ils se fassent à l’idée et commencent à se demander ce dont ils accepteraient de se départir. Vous pourriez installer un bac dans la salle de jeu où les enfants déposeront les jouets dont ils se servent rarement.
  • Se fixer un objectif : Idéalement voir avec l’enfant quelque chose qu’il aimerait beaucoup avoir et évaluer de combien d’argent il aurait besoin pour l’obtenir. Lui présenter l’activité comme une bonne façon de gagner de l’argent.
  • Faire l’inventaire : Choisir avec lui ce qu’il veut vendre et mettre à la corbeille tout ce qui est abîmé.  Fixer ensuite les prix. Les plus vieux peuvent aller fouiller sur le net pour déterminer la valeur de ce qu’ils veulent vendre. Vaut mieux déterminer des prix « ronds » (25¢, 1$, 2$) afin de faciliter le calcul. Pour cette opération on doit aussi prévoir suffisamment de temps,  (au moins ½ journée), car si on bouscule l’enfant, il  risque de refuser de collaborer.
  • Préparer des étiquette de prix (Attention : C’est l’enfant qui travaille!)
  • Fabriquer une affiche colorée…
  • On s’amuse : Lui présenter la vente débarras comme une activité où il pourra s’amuser à « jouer au magasin » On peut aussi se préparer en jouant à la maison et faire semblant qu’on fait une vente de garage. Jouer avec lui vous permettra par ailleurs de pratiquer quelques notions de vente et de service à la clientèle : comment accueillir le client, sourire, quoi lui dire, comment compter plusieurs items, etc.
  • À deux c’est mieux : Pourquoi ne pas inviter le petit voisin à se joindre à vous? Plus de jouets attireront davantage les chercheurs d’aubaines et la journée risque d’être moins ennuyante pour Christophe.
  • Être clair concernant vos attentes : Combien de temps durera la vente de garage? Quelle implication attendez-vous de lui? Devra-t-il participer à l’installation et au ramassage? Que se passera-t-il à la fin de la journée avec les objets qui n’ont pas été vendus? Plus les attentes seront claires au départ, moins vous risquez de devoir intervenir et rouspéter le jour de la vente.

Le jour « J »

  • Préparer  à l’enfant une table à lui tout seul où il pourra exposer son bazard. Par mesure de sécurité, s’il a moins de 5 ans, attention à me pas mettre sa table trop près de la route.  Préparer une petite caisse où il met SON argent, une calculatrice et des « ravitaillements » (croustilles, eau, etc.)
  • Pourquoi ne pas l’encourager aussi à vendre de la limonade ou des biscuits faits maison???
  • L’accompagner dans ses ventes mais, pour que ce soit amusant, papa et maman devront résister à la tentation de tout faire pour lui et plutôt lui laisser toute l’autonomie que son âge permet : Dire le prix, prendre et remettre l’argent, compter s’il en est capable, etc.
  • Après la journée, l’aider à faire le calcul de ses recettes et à déterminer ce qu’il va faire de sa « fortune »… Épargner? S’acheter de nouveaux jouets? Faire une activité?
  • Finalement, tenir compte de l’âge de l’enfant quant à la durée de l’activité. Les petits de moins de 5 ans ne tiendront pas plus d’une demi-journée, alors que pour les plus vieux, une journée entière pourrait être envisageable, si elle est parsemée de petites pauses où l’enfant pourra se dégourdir un peu. On devra toutefois peut-être insister un peu afin qu’il reprenne ensuite le « boulot ».
  • Attention à ne pas tomber dans le piège de laisser l’enfant aller jouer et poursuivre les ventes à sa place pour qu’ensuite il récolte les bénéfices. L’objectif de lui enseigner la valeur de l’argent viendrait alors de tomber à l’eau.

Écouter la chronique famille de Nancy Doyon

salut bonjour vente garage 26 mai 2013

Salut Bonjour Week-end

Être ou ne pas être l’ami de son enfant?

Tout parent rêve d’une relation agréable avec son enfant, empreinte de rires, de cajoleries et de confidences. On nous sensibilise très tôt à l’importance d’accorder suffisamment d’attention aux tout-petits, de prendre le temps de jouer et de rire avec eux, de cultiver la relation. Mais jusqu’où doit-on aller afin de bâtir et de préserver une relation harmonieuse avec nos chers anges?

Dans leur recherche d’harmonie familiale, bien des parents hésitent à faire vivre des frustrations à leurs enfants dans la crainte inavouée de perdre leur amour. Certains diront clairement : « Je passe si peu de temps avec eux, pas question de gâcher ces précieuses minutes à gérer des crises! » Dans certaines familles, au moins l’un des adultes reste disponible en permanence afin d’amuser les enfants, même si cela l’oblige à effectuer toutes les tâches après l’heure du coucher. Les enfants sont certainement bien contents de la situation, mais les aide-t-on vraiment à devenir heureux à plus long terme?

Vient ensuite l’adolescence avec ses premiers éloignements. Les jeunes sont plus distants et nous jugent tout à coup dépassés et un peu ringards. Certains parents sont profondément blessés par la soudaine froideur de leur adolescent. Afin de rester proches de leur jeune, plusieurs d’entre eux tentent alors de se montrer « cool », hésitent à imposer des règles, ferment les yeux sur des comportements inacceptables ou des attitudes irrespectueuses, motivent les absences scolaires injustifiées et vont même parfois jusqu’à consommer alcool et drogue en compagnie de leurs enfants et des amis. Bien malgré eux, ils ne cultivent pas l’amour et l’amitié, mais perdent peu à peu le respect de leur enfant. L’excitation d’avoir un parent cool se mue progressivement en mépris pour un adulte qui en fait trop pour se faire aimer, pour un « vieux » qui tente d’être jeune…

L’importance de la hiérarchie

 Les enfants auront des centaines d’amis au cours de leur vie, mais un seul père et une seule mère! Ils auront ensuite à composer régulièrement avec des supérieurs ou des enseignants avec lesquels ils devront respecter certains principes de hiérarchie. Alors, au-delà de nos désirs de parents d’entretenir des relations extraordinaires et toujours sereines avec notre marmaille, on doit d’abord se rappeler que nous avons la responsabilité de les éduquer, c’est-à-dire leur permettre de grandir, de devenir des personnes intègres et respectueuses.

En effet, c’est le « travail » des parents, d’enseigner aux enfants à tolérer des frustrations, à vivre certaines déceptions, à devoir fournir des efforts afin d’obtenir ce qu’ils désirent et, aussi, à respecter l’autorité, qu’on soit d’accord ou non avec celle-ci. Ce sont là des aptitudes essentielles afin de vivre heureux dans notre société. L’enfant qui n’aura pas appris à respecter l’autorité, à la maison, risque fort de se heurter à nombre de difficultés et d’en souffrir. Je crois donc que tenter à tout prix d’être l’ami de son enfant est une forme d’égoïsme; on privilégie notre plaisir immédiat au détriment de son bonheur futur…

Devons-nous être distants et autoritaires? Doit-on absolument sacrifier la relation au profit de la hiérarchie? Bien sûr que non! Entre permissivité, familiarité et le retour à la discipline quasi militaire de nos grands-parents, il y a fort heureusement une zone tout à fait confortable où cohabitent la chaleur, les rires, les confidences et le respect mutuel. Cet espace se nomme « le juste milieu ». À vous d’y trouver votre zone de confort!