Cessez de mentir à vos enfants!

Éloge de l’authenticité parentale  

Tous les parents s’évertuent à enseigner à leur marmaille l’importance d’être honnête, de dire la vérité et de ne pas reporter sur autrui la responsabilité de leurs actes. Mais qu’en est-il du modèle que nous leur offrons?  Bien qu’il vaille parfois mieux omettre certaines vérités (les réelles raisons d’une séparation parentale, par exemple) et que certaines entorses à la vérité puisent être sympathiques (le père Noël et la fée des dent entre autre) le mensonge est généralement une bien mauvaise idée. Malheureusement, de nombreux parents mentent régulièrement à leurs enfants, pour toutes sortes de raisons plus ou moins reluisantes. Voici quelques un des mensonges parentaux les plus fréquents et l’impact possible sur la relation avec l’enfant.

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5 types de mensonges parentaux courants

 

1- Le mensonge éducatif 

Certains parents, dans leur désir d’inculquer leurs valeurs ou d’encourager certains comportements, n’hésiteront pas à inventer des histoire farfelues ou effrayantes.

« Si tu ne brosses pas tes dents, elles vont toutes tomber! »  

« Si tu n’es pas sage, le père Noël ne te donnera pas de cadeau. »

« Mange tes légumes si tu veux devenir fort comme Popeye! »

« Arrête de mentir! Ton nez allonge! »   

« Si tu fais des grimaces, ton visage risque de rester coincé comme ça! »

« Si tu ne dors pas, le marchand de sable viendra te croquer les orteils »

« Si tu racontes des mensonges, les policiers vont venir te chercher et te mettre en prison » (!!)shutterstock_326247749

Malheureusement, l’enfant saura un jour ou l’autre que tout ça n’était que mensonge. Il risque alors de perdre quelque peu confiance en son parent. Il est aussi possible qu’il retienne que le mensonge est justifié pour amener l’autre à se plier à notre volonté. Et c’est sans compter les risques de voir l’enfant développer des phobies et de l’anxiété! 

2- Les menaces qui ne seront jamais appliquées

Il arrive aussi qu’un parent cherche vainement une solution pour que l’enfant obéisse ici et maintenant. À court de ressource, il peut alors menacer l’enfant d’une sanction « épouvantable »  en sachant très bien qu’il ne l’appliquera jamais. Quand j’étais petite, ma mère me répétait: « Si tu n’es pas gentille, tu vas aller habiter chez la madame méchante! » Ho! Ça fonctionnait immédiatement, mais à quel prix!  

« Tu ne veux pas partir? Bye! Bye papa s’en va alors! Je vais te laisser ici tout seul. » 

« Si tu n’es pas gentil, on ne reviendra plus jamais chez mamie. »

« Si tu ne ranges pas tes jouets, je vais tous les jeter aux poubelles. » 

Rappelez-vous que chaque fois que vous menacez l’enfant d’un sanction qui ne vient jamais, vous sabotez votre autorité et votre crédibilité! Alors que j’étais au restaurant avec une copine et son fils de 6 ans, l’enfant est devenu passablement agité après le repas. En réponse à sa mère qui le menaçait de ne plus venir au restaurant avec lui, le jeune a répondu, tout sourire: Moi ça ne me dérange pas car je n’aime pas ça beaucoup aller au restaurant. C’est toi, maman que tu vas punir, car tu aimes ça beaucoup! »

3- Les mensonges flatteurs 

Afin de booster l’estime personnel de leurs enfants, bien des parents les encensent et en mettent un peu trop en matière de compliment.

« WOW! Tu es le champion de … « 

« Tu es LA PLUS jolie des petites filles. »

« Quel beau dessin! C’est un oeuvre d’art. »

« C’est toi la meilleure danseuse du monde entier. »

« Tu as une voix d’ange! Tu es un futur chanteur! »

« Ce sont les meilleurs biscuits que ne n’ai jamais mangé! »

Je dis souvent que les enfants ont une antenne de la NASA sur la tête. Ils le sentent lorsque le parent ou l’adulte fait un compliment qui sonne faux. Cela apporte beaucoup de confusion chez-eux puisque ce qu’ils entendent de correspond pas avec ce qu’ils ressentent. Par ailleurs, il arrive aussi que le parent dise quelque chose à son enfant pour l’encourager, puis dise totalement l’inverse à l’entourage. Par exemple, le parent qui répète soir après soir à son enfant qui vit des difficultés scolaires: « Tu es capable! J’ai confiance en toi! Travaille fort et tu vas réussir! » , mais qui confie à une amie au téléphone: « Thomas a beaucoup de mal à l’école, je suis découragée, je crois qu’il va rater son année scolaire. »  

Savez-vous quand les enfants nous écoutent le plus? Quand ce n’est pas à eux qu’on parle! Et ils accordent beaucoup plus d’importance à ce qu’on dit aux autres adultes qu’à eux. Le problème majeur, c’est qu’ensuite l’enfant ne sait plus s’il doit croire ou non l’adulte, accepter ou non les compliments.  Les parents et les divers adultes devraient s’assurer de faire aux enfants des compliments et valorisations, justes, sincères, méritées et venant du coeur.  

4- Les mensonges pour acheter la paix

Parfois, pour éviter de dire non, de mettre une limite et devoir assumer la colère de l’enfant, les adultes racontent des « mensonges pieux ». Il arrive aussi que les parents tentent simplement d’éviter à l’enfant d’être déçu, inquiet ou triste: 

« Tu voudrais que je t’achète ce jouet? Non, maman n’a plus de sous! »

« Tu veux des chips? Non il n’y en a plus! » (Alors qu’il y en a dans l’armoire)

« Non, non maman ne pleure pas. Je suis juste fatiguée! »

« Mais non! Ça ne fera pas mal quand je mettrai du désinfectant sur ta blessure! » 

« Ton chien est au paradis des chiens »

Encore une fois, mentir de cette façon est une bien mauvaise façon d’attirer le respect de l’enfant. Les parents devraient assumer clairement leurs décisions et leur autorité afin de développer une saine relation avec l’enfant. Par ailleurs, éviter aux enfants les frustrations et émotions négatives ne les prépare pas à affronter la vie. Si l’ont veut enseigner aux enfants la saine gestion des émotions et développer leur tolérance à la frustration, il faut malheureusement les exposer régulièrement à des situations qui font naître des émotions désagréables et se montrer emphatique à ce qu’ils vivent.  

5- Le mensonge défensif

Parfois, dans un réflexe défensif, les parents lanceront des boutades et des reproches aux enfants plutôt que de révéler leurs réelles émotions et pensées. Les accusations fusent, alors qu’en fait, elles visent à camoufler une émotion désagréable.

« Ces jeunes là sont des délinquants, je ne veux pas te voir avec eux! » qui cache en fait: « Je suis inquiet pour toi. » 

« Si j’ai crié c’est que tu m’as poussé à bout! Tu n’obéis jamais! » qui cache en fait: « Je ne suis pas fier d’avoir perdu patience. » 

 » Vous me prenez pour une bonne à tout faire! » alors qu’au fond le parent pensait: « Je suis épuisée, j’aurais besoin d’un coup de main. »

« Hey! Tu te prends pour qui de me parler sur ce ton? Sois poli jeune homme! » alors que ce père aurait pu simplement dire:  » Ouf! Ce que tu viens de dire est vraiment blessant. » 

« Encore en retard! Tu viens encore de nous prouver qu’on ne peut pas te faire confiance! » cache pourtant un: « J’étais inquiet et je suis vraiment déçu que tu n’aies pas respecté l’entente. »

Malheureusement, ces attaques, plutôt que de désamorcer la situation ont généralement pour effet de mettre aussi l’enfant sur un mode défensif et il risque fort de soit se refermé, soit attaquer à son tour.

En conclusion

Vous désirez bâtir une relation vraie, honnête et sincère avec vos enfants? Vous désirez qu’ils aient confiance en vous et vous respectent? Ayez le courage de parler avec votre coeur, d’assumer votre autorité, de risquer de les décevoir et de simplement dire les vraies choses, en toute sincérité. C’est parfois plus dur à assumer à court terme, mais mille fois plus payant à long terme. 

Le pouvoir de la «Câlino-thérapie»

shutterstock_311343677 copieLe toucher est le tout premier moyen par lequel se crée le lien d’attachement entre l’enfant et ses parents. Un bébé reconnaît ses parents d’abord par le toucher, puis par les odeurs et finalement par le son. C’est d’ailleurs pourquoi les médecins déposent maintenant le bébé sur le ventre de leur mère juste après la naissance et favorisent le contacts peau à peau. Ces premiers contacts resteront imprimés dans le subconscient et la mémoire émotionnelle de l’enfant pour toujours. En grandissant, les câlins que nous avons reçus de nos parents et des personnes importantes pour nous restent imprimés en nous et nous aident à sentir que nous sommes aimés et aimables. Mais l’importance du toucher ne se limite pas aux premiers mois de vie de l’enfant puisque, pendant toute notre vie, les contacts affectueux, dont les câlins, apporterons de très nombreux bénéfices.

En effet, selon plusieurs études scientifiques, recevoir ou offrir un câlin libère différentes hormones qui permettent de maintenir un bien-être général et de diminuer stress et anxiété. Mais sachez que pour qu’un câlin soit efficace il doit durer entre 20 secondes et une minutes et être sincère.

5 hormones anti-stress libérées grâce aux câlins

L’ocytocine: 

L’ocytocine est généralement définie comme « l’hormone de la tendresse et de l’attachement ». C’est un neurotransmetteur, libéré entre autre lors de l’accouchement, qui agit sur le système limbique (le centre émotionnel du cerveau), qui favorise le sentiment d’attachement entre l’enfant et son parent et réduit l’anxiété et le stress. En d’autres termes, plus on se donne de câlin, moins on se chicane. À noter que les câlins solidifient aussi le couple.

L’endorphine:

L’endorphine est appelée couramment « hormone du bonheur ». Elle procure un sentiment d’euphorie, de tranquillité, de calme, de bien-être et de joie, voire d’exaltation. L’endorphine possède également des propriétés analgésiques équivalentes à celles que procure la morphine, qui calme la douleur et réduit le stress et l’anxiété. Le moyen naturel le plus efficace pour libérer cette hormone est de pratiquer une activité physique intense, mais semble que le rire et les câlins permettent également une libération satisfaisante. Et c’est pas mal moins fatiguant!

La dopamine:

Cette hormone, couramment appelée « hormone du plaisir », est principalement impliquée dans la motivation, la bonne humeur et l’excitation, l’initiative et l’envie d’explorer l’environnement. Une carence en dopamine pourrait induire des symptômes d’anxiété et de dépression chez certains individus.

La sérotonine:

Cette hormone est un antidépresseur naturel et un excellent régulateur de stress et de l’humeur.

De plus, les câlins permettent de : 

  • Améliorer la confiance en soi et le sentiment d’être aimé;
  • Relâcher les tensions musculaires;
  • Fortifier le système immunitaire;
  • Ils font du bien et nous rendent heureux.

Ma « prescription »

Je suggère donc un minimum de 4 câlins par jour, par enfant! Donc que, chaque matin, le réveil soit marqué par un long câlin affectueux, que les enfants qui le veulent bien soient accueillis à la garderie par une étreinte chaleureuse, qu’ils en reçoivent chaque fois qu’ils sont envahis par les émotions, qu’il y ai une ronde de câlin avant et après la sieste, que le moment du départ de la garderie soit également accompagné d’un câlin, et que, à la maison, la journée se termine également dans les bras de papa ou maman. Cette recommandation est aussi valide pour les adolescents qui ont encore besoin de sentir le lien avec leurs parents.
Attention, toutefois à respecter l’enfant s’il n’en a pas envie! Dans ce cas, un simple toucher chaleureux ou encore un regard bienveillant et souriant feront l’affaire.

Gros câlin! Nancy xx

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8 façons de montrer votre amour à vos enfants

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8 façons de montrer votre amour à votre enfant

La vie va vite, parfois très, très vite. À travers la course folle pour partir au boulot le matin, la soirée remplie par les devoirs, les bains, les tâches et les activités parascolaires, quel temps nous reste-t-il pour se brancher sur le plaisir d’être parent et sur tout l’amour qu’on a pour chacun de nos enfants? On cajole plus spontanément les bambins, mais parfois, alors que nos enfants grandissent, les marques d’affection se raréfient et il nous arrive d’oublier de leur rappeler combien on les aime.

Or, il arrive que les enfants puissent douter de l’amour et de l’acceptation inconditionnelle de leurs parents.  Puisqu’on est parfois en colère, puisqu’on les gronde souvent, qu’on doit appliquer des conséquences, puisqu’on soupire et lève parfois le ton lorsqu’on leur fait remarquer leurs comportements inadéquats, puisqu’on leur reflète quelque fois qu’on est déçu, voir découragés de leur attitude, certains enfants peuvent développer l’impression qu’ils sont un fardeau pour leur parents débordés.

Faite le test: pendant une semaine, chaque fois que vous manifestez de la désapprobation à votre enfant, chaque fois que vous intervenez ou émettez une consigne, inscrivez un crochet sur une feuille. Puis, chaque fois que vous avez une interaction positive et chaleureuse avec lui, qu’il s’agisse d’une blague, d’un sourire, d’un toucher affectueux ou d’un moment agréable passé ensemble, inscrivez une étoile sur la feuille.

shutterstock_523948348Qu’observez-vous? Grondez-vous plus souvent les enfants que vous ne leur distribuez des marques d’approbation? Quel est votre ratio affection vs interventions? On a malheureusement bien trop souvent le réflexe de porter notre attention sur ce qui nous agace et sur les comportements à changer.  Il importe donc de rétablir régulièrement l’équilibre, de prendre conscience de tout ce qu’on apprécie chez-eux et de leur démontrer de maintes façons qu’ils sont pour nous un cadeau du ciel.

Voici quelques idées :

  1. Dire chaque jour ce que l’on apprécie les uns des autres: Instaurez une nouvelle tradition chez-vous. Chaque jour, chacun des membres de la famille devra dire à quelqu’un quelque chose qu’il apprécie ou faire une remarque positive.  Par exemple, vous pourriez faire un tour de table aux repas ou encore tenir un « cahier d’appréciation » ou chacun doit inscrire chaque jour un commentaire positif. (« J’ai aimé quand maman m’a aidé dans mes devoirs », « Samuel s’est réveillé avec un merveilleux sourire. ») Vous pourriez également afficher un « tableau d’amour » où on vient régulièrement épingler de petits commentaires d’appréciation.
  2. Être présent : Et je ne parle pas ici simplement de la quantité de temps passé avec vos jeunes, mais de la qualité et de la profondeur de votre présence. Prenez 5 minutes par jour afin de faire ce que j’appelle un « cœur à cœur » avec chacun de vos enfants. Mettez alors de côté vos tâches et vos préoccupations et allez simplement vous assoir près de votre enfant pour vous intéresser à ce qu’il fait, sans faire d’intervention. Inspirez alors profondément afin de connecter avec vos émotions  et prenez conscience de l’amour que vous avez pour lui, de combien il est beau, combien vous êtes heureux d’être son parent. D’une façon ou d’une autre, votre enfant ressentira cet « aura » de tendresse.
  3. Avoir du plaisir : Ne faite pas que prévoir des activités en famille, imagesCAU99O7Smanifestez votre enthousiasme à jouer avec eux, démontrez combien ça vous fait plaisir d’être en leur compagnie.  Riez de leurs blagues, appréciez les dessins qu’ils vous offrent,  émerveillez-vous de leurs spectacles et faites avec eux des activités que vous aimez.
  4. Faire confiance : La confiance est l’une des plus grandes marque d’amour qu’un enfant peut recevoir. Plus vous direz souvent à votre enfant des phrase empreintes de confiance, meilleure sera son estime personnelle et plus il se sentira accepté. Utilisez alors des phrases comme : « Je te le prête, JE SAIS que tu vas y faire attention. », « Je suis certaine que ça ira bien dans telle situation… », « Tu as toute ma confiance. » et évitez les phrases de méfiance comme : « Fais attention! Tu vas le briser! », « J’espère que tu vas bien te conduire chez…
  5. Démontrer son intérêt : Peu importe son âge, intéressez-vous à son opinion, à ses goûts et à ses idées. (« Que devrais-je porter ce soir tu crois? », « Ouf! Le personnage de ton histoire a eu une drôle de réaction tu ne trouve pas? Toi qu’aurais-tu fait? » ) Demandez-lui sa perception des choses sur divers sujets et tentez d’en apprendre davantage sur ses centre d’intérêts. Prendre quelques minutes pour écouter l’album préféré de notre ados ou lire le roman « coup de cœur » de notre fillette, sont aussi des façons de dire : « Je m’intéresse à toi » sos nancy
  6. Le respecter davantage : Évitez de le réprimander en public. Parlez de lui positivement aux autres adultes même en son absence. Utilisez toujours un ton et des mots respectueux et ce même lorsque vous êtes en colère. N’utilisez jamais une façon de vous exprimer avec vos enfants que vous n’utiliseriez pas avec les enfants d’une autre personne. Ne lui mentez pas, ne lui faites pas de fausse promesse et n’utilisez pas le chantage pour vous faire obéir. Prenez un cours sur la communication parent-enfant au besoin afin de développer des attitudes respectueuses tout en assumant votre rôle d’autorité.
  7. Dire simplement « je t’aime » plus souvent! Mais n’y a pas que ces mots qui rappellent à votre enfant qu’il compte pour vous. Les petits gestes du quotidiens aussi :
    • Un regard rempli de fierté et d’affection;
    • Une main dans les cheveux, un bisou sur le front, un toucher chaleureux;
    • Lui préparer son plat préféré, lui préparer une petite surprise, chercher à lui faire plaisir;
    • Un petit mot d’encouragement glissé dans sa boîte à lunch avant un examen;
    • Un surnom affectueux (bijou, chaton, amour, chouette, coco…);
    • Soyez créatifs!  Trouvez ce qui VOUS ressemble.
  8. Assumer votre autorité : Établir des règles, les faire respecter, mettre des imagesCAXJ3E32balises et des interdits malgré la colère des enfants, c’est aussi ça leur montrer notre amour. Les enfants savent d’instinct qu’ils ne sont pas supposés faire tout ce qu’il leur plait et ils ont besoin de leaders forts et solides sur lesquels s’appuyer. Quand les adultes abdiquent devant la résistance des enfants, ceux-ci se sentent abandonnés, pas suffisamment importants pour que leur parents fassent l’effort de les élever. Ma phrase préférée est: « J’aime tellement les enfants que j’accepte qu’ils me détestent parfois. »

Et vous, comment aimez-vous vos enfants? Écrivez-nous vos petits moments d’affection

Envie d’aller plus loin?

La formation web: La discipline c’est plus que des punitions vous offrira de nombreuses pistes pour développer un juste équilibre entre FERMETÉ et BIENVEILLANCE

LE SYNDROME DE SPIRIT-6

Fusillade de la mosquée de Québec: Que dire à nos enfants?

fusillade QuébecL’impensable vient de se produire chez-nous. Pas au bout du monde, dans notre cour! Un individu répugnant est entré dans une mosquée de Québec et a tiré sur les gens. Pourquoi? Dur à comprendre. Et encore plus dur à expliquer à nos enfants qui, dans les prochains jours, nous harcèleront de questions en lien avec la fusillade. Dur, dur aussi de rassurer nos cocos alors que nous somme tous inquiets devant la multiplication des attentats à travers le monde.

Parents, enseignants, éducateurs, il nous faudra bien prendre une profonde inspiration, puis faire ce qu’il faudra pour accueillir le tourbillon d’émotions que la fusillade créera chez nos enfants, petits et grands. Voici quelques conseils qui, je l’espère, vous aideront à les accompagner:

1-Protéger les jeunes enfants contre les images des médias

Tout d’abord, on doit tenter de tenir les jeunes enfants loin des images de la fusillade et des conversations sur le sujet puisqu’ils n’ont pas la maturité nécessaire pour intégrer ces informations.  Au moins jusqu’à l’entrée scolaire, les enfants n’ont pas à être informé des événements, sauf si la situation les touche directement (perte d’un proche par exemple.) Les enfants plus âgés, quant à eux, risquent malheureusement d’entendre parler de la fusillade à l’école, mais leur jeune cerveau n’est pas encore prêt assimiler l’information et faire la part des choses. Entendre les nouvelles en boucle et les adultes en parler sans cesse risque alors de créer un climat d’insécurité très anxiogène pour eux. Il faudra donc limiter quelque peu leur accès à l’information et ce, jusqu’à l’adolescence.  Fermer la télé et la radio restent malheureusement la meilleure façon de les tenir à l’écart.  Toutefois, si on croit qu’ils ont eu conscience du drame ou s’ils posent des questions il sera important d’aborder le sujet avec eux et ce, dès l’âge de trois ou quatre ans.

2- Ouvrir la discussion

Puisque les enfants d’âge scolaire risquent d’entendre parler du drame à l’école, on se doit de prendre le temps d’en discuter avec eux. Il faudra d’abord bien cerner ce qu’ils savent et surtout ce qu’ils ont compris des informations auxquelles ils ont été exposés. En effet, les enfants peuvent parfois mélanger des brides d’informations et y ajouter des éléments de leur imaginaire ou de leur vécu.
On doit ensuite ouvrir la porte à l’expression des émotions et des peurs reliées à la situation. Posez des questions directes et validez l’émotion de l’enfant sans nécessairement le rassurer tout de suite :
« Comment te sens-tu par rapport à la fusillade? », « As-tu peur du terrorisme? », « Qu’est-ce qui te fais peur? », « Oui, c’est tellement triste n’est-ce pas? », « Tu as peur qu’un tireur vienne ici? Oui, ça fait un peu peur hein? » Laissez-le en parler aussi souvent et aussi longtemps qu’il en ressentira le besoin.
Si l’enfant ne semble pas vouloir en parler, n’insistez pas mais parlez attentats Québecun peu de votre ressenti : « Moi je trouve ça vraiment triste ce qui arrive.» Évitez toutefois de vous étendre sur vos propres craintes puisque votre anxiété ne pourrait que lui confirmer que le risque est bien réel. Les enfants ne comprennent généralement pas tout ce qui se passe, ils se fient sur la réaction des adultes pour juger de la gravité d’une situation. Plus les adultes leur semblent ébranlés, plus ils comprennent que c’est grave et risquent de développer des peurs et de l’anxiété. Donc il est important de faire attention à nos réactions et à ce qu’on dit, même si les enfants ne semblent pas nous écouter. Si vous semblez inquiets et bouleversés, ils ne vous croiront pas si vous leur dites ensuite de ne pas s’inquiéter. Certains enfants n’accorderont que peu d’importance aux événements et ne se sentiront pas concernés. Laissez les alors rester dans leurs monde enfantin et n’insistez pas pour en discuter.

3-Écouter

Donc, on écoute d’abord, puis… on écoute encore. Faites attention à ne pas trop chercher à rassurer rapidement l’enfant, vous risqueriez de bloquer l’expression de ses émotions. Il vaut mieux, au départ, accueillir et valider se qu’il vit. Si l’enfant vous questionne sur les événements n’entrez pas dans les détails morbides mais répondez directement et clairement à ses questions sans ajouter d’informations supplémentaires. Qu’est-ce qui est arrivé? «  Des hommes ont tiré des coups de feu dans une mosquée et tué des gens » Est-ce qu’il y a des gens qui sont morts? « Oui, mon cœur. C’est vraiment triste. » Pourquoi?  » On ne sait pas mon poussin, c’est difficile à comprendre.»

4- Rassurer

Ce ne sera qu’après avoir laissé l’enfant s’exprimer librement qu’on le rassurera finalement en lui expliquant que ce genre d’événement est rare et qu’il ne doit pas craindre pour sa sécurité. On peut aussi, avec les plus vieux (dix ans eu plus), discuter de nos valeurs sociales de tolérance et d’inclusion, de comment, chez certaines personnes la différence engendre la peur et la haine, de l’importance du cultiver l’amour, l’entraider et la tolérance autour de nous.

shutterstock_551672560On peut aussi conclure en encourageant le jeune à faire quelque chose susceptible de lui faire du bien, comme de se changer les idées, accepter un gros câlin ou encore faire un dessin dans lequel il exprimera ses émotions négatives afin de s’en débarrasser. Parfois, aussi, l’enfant aimera poser un geste concret afin de « réparer » symboliquement la situation. Il pourrait alors faire un dessin qui symbolise la paix, faire un bricolage pour les enfants qui ont perdu leur papa, aller déposer des fleurs à la mosquée ou encore participer à une marche collective. Ce sera aussi une opportunité pour les parents de discuter avec leurs enfants des valeurs de respect des valeurs d’autrui, de tolérance à la différence, d’inclusion et de solidarité.
Il est aussi important de savoir que l’enfant risque de revenir quelques fois sur la situation dans les prochains jours, afin d’exprimer une nouvelle émotion ou de poser de nouvelles questions. Chaque fois, on prendra deux ou trois minutes pour recevoir ce que nous dit l’enfant, pour le rassurer quelque peu avant de changer de sujet afin de ne pas alimenter les pensées négatives. Évitez toutefois de banaliser ses inquiétudes en disant des phrases comme : « Arrête de parler de ça! Va jouer! » Les gestes d’affection comme les câlins et les bisous sont également des façons de montrer à votre enfant que vous êtes présent et que vous le protégez.

5-Consulter au besoin

En terminant, certains enfants, plus sensibles ou plus anxieux que d’autres et ceux qui sont directement touchés, peuvent développer des symptômes d’anxiété importants à la suite d’une situation semblable. Ainsi quelques enfants pourraient souffrir de cauchemars récurrents, avoir une perte d’appétit, poser des questions incessantes,  jouer à des jeux répétitifs représentant la scène, développer de l’hypervigilance, de l’anxiété de séparation, avoir des inquiétudes démesurées, sembler « déconnecté » de leurs émotions de façon non habituelle, adopter une attitude figée ou encore développer des réactions très agressives. Il sera donc important, dans ce cas, d’éviter le plus possible l’exposition aux images de la catastrophe et ne pas hésiter à consulter un spécialiste. Les psychologues sont généralement les meilleurs intervenants dans ces situations et il suffit souvent que de quelques rencontres afin de régler le problème.

Conséquences ou punition?

 

punition ou conséquence?

Chez les Bergeron, la règle est très claire et même affichée sur un grand carton au mur : « Pas d’ordinateur, ni de tablette, ni de jeux vidéo les matins de semaine ». Or, mardi matin, quand madame Bergeron arrive au salon, ses trois garçons sont penchés au-dessus de la tablette du plus vieux. Elle les gronde et ramasse la tablette avant de les envoyer s’habiller. Au bout de quelques minutes, le père les surprend à se chamailler dans la chambre du plus jeune. Il répète une fois, deux fois, hausse le ton, répète une troisième puis une quatrième fois, finit par se mettre en colère et empoigne l’un des garçons pour l’envoyer s’habiller dans sa chambre pendant que celui-ci hurle, sourire en coin : « AÏE! TU ME FAIS MAAAAAL! ». Quand vient le moment de partir pour l’école, il faut encore répéter et hausser le ton pour que les enfants enfilent leurs habits de neige. Mais le plus jeune manque à l’appel. Papa et maman le cherchent pendant plus de cinq minutes avant de le trouver dans la salle de bain du sous-sol, porte verrouillée… avec la tablette!

Ça vous dit quelque chose?

L'enfant qui nargueCe n’est que vers l’adolescence que la plupart des enfants commencent à agir par principe, à avoir le sens des valeurs et à tenter d’éviter de décevoir les autres. D’ici là, ils sont généralement peu empathiques. Le fait que vous soyez fatigué de répéter, en colère ou déçu de leur désobéissance les affecte bien peu. N’ayez crainte, ils ne sont pas égoïstes pour autant. C’est simplement que les zones du cerveau leur permettant de se mettre à la place des autres ne sont pas encore complètement formées. Et, d’ici à ce que leur cerveau permette une meilleure collaboration, ils agissent bien souvent par recherche de plaisir et ne freinent leurs élans que lorsqu’ils craignent les conséquences désagréables. Les discours n’auront probablement aucun effet. Il vous faudra donc cesser de répéter et de les sermonner et plutôt agir. Pourquoi les garçons des Bergeron respecteraient-ils les règles et les consignes de leurs parents s’il ne se passe pas grand chose lorsqu’ils désobéissent? Comment être conséquent sans tomber dans l’autoritarisme?

Agir sans sévir

agir sans sévirAgir ne signifie pas forcément punir. Prendre l’enfant par la main pour l’amener à exécuter la tâche
demandée, l’installer à un jeu plus calme s’il est trop excité, le descendre du divan quand il y saute ou l’éloigner d’une source de danger sont des façons efficaces d’agir plutôt que de répéter.
Il est aussi possible de formuler des directives «conditionnelles » telles que :

« Tu pourras écouter ton émission lorsque tu auras terminé de ranger tes blocs. »

« Après ton bain, tu pourras jouer avec ton camion. »

« Tu pourras aller dehors avec tes amis lorsque tu auras fini de manger. »

(À distinguer des formulations négatives comme : « Si tu ne manges pas, tu n’iras pas dehors! »)

Encore faut-il être prêt à les appliquer; il faut lui refuser l’accès à la porte tant qu’il n’a pas fini, refermer la télé s’il l’ouvre, etc. Si ces techniques ne fonctionnent pas, c’est que l’enfant s’oppose, teste la limite.  Il veut voir si vous allez tenir bon ou s’il peut gagner. Il est temps d’être conséquent.

Quelle différence entre conséquence et punition?

Généralement, les punitions n’ont pas de lien évident avec le comportement ou la situation. Elles ont pour objectif principal de faire vivre un déplaisir à l’enfant de sorte qu’il n’ait pas envie de reproduire le comportement indésirable par crainte d’être puni à nouveau. Envoyer l’enfant au coin, lui donner une tape ou le priver de quelque chose qu’il aime sont généralement des punitions. En somme, ça revient à dire : « Tu as eu un comportement qui me déplaît, alors je vais faire quelque chose qui te déplaît fortement afin que tu ne recommences pas. » On se rapproche de la vengeance, ne trouvez-vous pas? Dans certains cas, on veut également que l’enfant « paye » pour avoir désobéi et, bien souvent, les punitions sont données par l’adulte sous le coup de la colère. On applique alors une forme de discipline basée sur la peur : « J’obéis parce que j’ai peur des punitions. » Bien que largement utilisées dans plusieurs familles, garderies et milieux scolaires, l’utilisation régulière de mesures punitives a souvent pour effet de faire augmenter la colère et le désir d’opposition chez l’enfant. À la longue, la relation adulte/enfant peut dégénérer en guerre de pouvoir et l’enfant risque de se percevoir de plus en plus négativement. « Comment puis-je être une bonne personne si on me punit sans arrêt? »

Mesures punitives à éviter: 

  • Crier pour « saisir » l’enfant. Cette façon de faire stoppe généralement le comportement de l’enfant (du moins au début) mais génère stress et colère en plus de bousiller le climat familial.
  • Les gifles, les tapes, les coups, serrer le bras, tirer l’oreille ou toute forme de châtiment qui fait appel à la force de l’adulte ou qui risquent de faire mal à l’enfant. Ai-je vraiment besoin d’expliquer pourquoi? Si oui, je vous suggère la lecture de cet article: Non aux punitions physiques
  • Les insultes, le sarcasme ou les paroles blessantes: « J’en ai marre de toi! » « Tu ne comprends rien! » « Ha ! Et bien BRAVO! J’espère que tu es fier de toi! » On n’enseigne pas le respect en étant irrespectueux!

Les conséquences, pour leur part, sont le résultat logique d’un choix ou d’un comportement. Elles peuvent être positives, négatives ou plutôt neutres. Par exemple, si Antoine étudie bien, il est probable qu’il aura une meilleure note à son examen. Si Sophie ne range pas sa chambre pendant toute la semaine, le résultat sera qu’elle devra y mettre plus de temps samedi matin. Si ses copines l’attendent, elle risque de trouver cela très désagréable, mais si elle n’a rien de prévu et qu’elle choisit de mettre de la musique, il est possible que ça ne la dérange pas trop. Bien des parents me diront alors : « Mais la conséquence sera inefficace si elle ne lui déplaît pas! » Pas forcément. L’objectif derrière une conséquence n’est pas de frustrer l’enfant mais plutôt de lui enseigner à faire des choix et à les assumer. Par contre, si on veut voir une mauvaise habitude changer, il est possible que l’on doive augmenter le malaise. Par exemple, si madame Bergeron confisque la tablette de son fils tout en lui permettant de jouer avec sa Xbox, l’enfant ne vivra aucun inconvénient et ne verra pas l’intérêt de changer.
Une conséquence peut également avoir pour objectif de faire cesser une situation ou un comportement inadéquat. Par exemple, si Christophe est de très mauvaise humeur et empoisonne l’atmosphère, on pourra l’envoyer jouer seul dans sa chambre le temps qu’il retrouve sa bonne humeur.  Si elles sont appliquées avec une attitude respectueuse, avec indulgence et empathie, les conséquences sont souvent une bien meilleure alternative puisqu’elles envoient comme message à l’enfant : « Tu as le droit de commettre des erreurs, tu ne me déçois pas pour autant, mais tu dois en assumer le résultat. »

 

On peut classer les conséquences en 3 types :
1- Les mesures réparatrices : 
Lorsque l’on aide l’enfant à trouver des moyens concrets de réparer une erreur de sa part. Par exemple, s’excuser verbalement, écrire une lettre d’excuses à la personne offensée ou lui faire un dessin, rembourser ce qu’il a brisé ou perdu (avec ses sous ou devoir faire des travaux pour rembourser), faire une tâche ménagère, etc. Ces mesures ont l’avantage de responsabiliser l’enfant à travers des actions positives tout en lui permettant de préserver son estime personnelle. L’attitude de l’enfant doit toutefois dénoter de l’ouverture et un réel désir de réparer son erreur.
2- Les conséquences naturelles :
C’est ce qui arrivera probablement à l’enfant si vous laissez la vie suivre son cours sans intervenir (ni pour empêcher les conséquences de survenir, ni pour en amoindrir les effets.) Par exemple, si Julie mange tous ses bonbons en un soir, elle n’en aura plus alors que son frère pourra en manger pendant une semaine. Vous refuserez alors de lui en acheter d’autres et ne demanderez pas à son frère de partager les siens avec elle.
Les conséquences naturelles sont souvent très efficaces car elles obligent l’enfant à se responsabiliser face à ses propres décisions sans avoir la possibilité de se plaindre que ses parents sont trop sévères dans le choix des conséquences. Les enfants les plus fiers diront que ça ne les dérange pas, mais ils auront retenu la leçon à coup sûr.
ATTENTION! Les « Je te l’avais bien dit! » sont superflus… Ils ne font qu’augmenter la colère de l’enfant et nuisent à sa responsabilisation. Il serait sûrement plus avisé de choisir une phrase du type : « Ah! C’est dommage pour toi. Tu dois être déçu. Je suis certaine que la prochaine fois tu agiras autrement… »
3- Les conséquences logiques :

Puisque les conséquences naturelles sont parfois insuffisantes pour modifier un comportement, il nous faut agir. Les conséquences logiques sont alors les plus intéressantes puisqu’elles permettent généralement à l’enfant d’en comprendre le sens et se rapprochent davantage de la « vraie vie ».
Les conséquences logiques sont celles qui ont un lien évident avec le comportement de l’enfant. Habituellement, elles permettent à l’enfant de réparer son erreur, de prévenir une autre situation du même type ou de bien comprendre l’impact de ses actes.

Un mot sur le retrait

retrait coinSelon moi, le retrait devrait davantage représenter une mesure permettant de favoriser le retour au calme ou l’arrêt d’agir qu’une mesure punitive. Il ne devrait pas viser à faire vivre un malaise important à l’enfant, mais plutôt lui permettre de se poser, de se calmer et de revenir à une attitude de collaboration. Par conséquent, le lieu de retrait devrait être agréable pour l’enfant. On peut également y laisser quelques objets ou petits jeux susceptibles d’aider l’enfant à se calmer (toutous, blocs Lego, livres, matériel pour dessiner). Il m’est arrivé de retirer un enfant dans sa salle de jeu afin qu’il retrouve sa bonne humeur! En ce sens, je ne suis pas très partisane du retrait au coin, dans l’escalier, sur une chaise ou un banc « de réflexion » puisque, généralement, ils sont humiliants pour l’enfant et génèrent chez-lui la colère et le ressentiment. De toute façon, ce qu’on tente d’entraîner l’enfant à faire c’est de se retirer lorsque ça ne va pas et de prendre soin de lui pour revenir à de meilleurs sentiments. Et personnellement, si j’ai besoin de me calmer lors d’une querelle avec mon copain, ce n’est pas en me plantant le nez dans un coin que je réussirai à me calmer et retrouver le goût de collaborer avec lui!

Quelques idées de conséquences

Être privé

  • De télé
  • De jeux vidéo
  • De sortie
  • D’histoires avant le coucher
  • De vélo
  • D’argent sur son allocation
  • D’une activité familiale

(Bien entendu, la « privation » doit avoir un lien avec la situation, sinon c’est une punition!)

Devoir faire une action de réparation :

  • S’excuser
  • Écrire une lettre ou faire un dessin
  • Rembourser (avec ses sous ou devoir faire des travaux pour rembourser)
  • Faire une tâche ménagère
  • Faire quelque chose d’agréable pour la personne qu’il a lésée  (ex : faire son lit durant une semaine)
  • Réparer ou remplacer ce qu’il a brisé.

Être restreint dans ses activités et dans son espace.

Par exemple:

  • Devoir rester dans la cuisine à dessiner pendant qu’on prépare le repas
  • Devoir manger à l’écart parce que son attitude est désagréable au repas
  • Devoir rester jouer dans la cour de la maison
  • Devoir aller jouer dehors pour dépenser son énergie
  • Se retirer avec un parent pour discuter
  • Ne plus avoir accès à une pièce, à la piscine ou à la télé
  • Devoir faire une tâche désagréable avant de pouvoir faire l’activité agréable
  • Devoir prendre son bain avant son émission
  • Devoir ranger sa chambre avant d’ouvrir la télé
  • Devoir ramasser la table avant de sortir avec ses amis,
  • Devoir s’excuser avant de pouvoir retourner à son jeu vidéo
  • Devoir terminer ses devoirs avant de pouvoir souper.

Quelques exemples de punitions et conséquences selon les situations

Maxime vole des bonbons au dépanneur

Conséquences naturelles :

  • Il se fait arrêter par les policiers.
  • Il se fait pincer par le propriétaire et il a honte de lui-même.
  • Il mange tous les bonbons en cachette et fait une indigestion.

Conséquences logiques :

  • Vous l’accompagnez au dépanneur pour qu’il avoue son larcin ; il est gêné et doit rembourser.
  • Pendant un certain temps, vous refusez qu’il aille au dépanneur ou vous refusez qu’il mange des bonbons.
  • Pour qu’il regagne votre confiance,  vous lui imposez qu’il joue dans la cour pendant quelques jours et ne puisse aller voir ses copains.
  • Vous l’obligez à écrire une lettre d’excuses au propriétaire.
  • Vous donnez à un autre enfant un de ses jouets préférés pour qu’il comprenne ce que l’on ressent lorsque l’on est privé de quelque chose qui nous appartient.

Punitions :

  • Vous l’envoyez une demi-heure dans sa chambre.
  • Vous le privez de télé.
  • Vous l’envoyez en retrait.

Julie fait exprès de faire fâcher son frère Mathis

Conséquences naturelles :

  • Son frère refuse de jouer avec elle ou refuse de lui prêter ses jouets (et vous l’appuyez).

Conséquences logiques :

  • Vous exigez que Julie reste dans la même pièce que vous pour mieux la surveiller et afin qu’elle soit loin de son frère.
  • Vous donnez un privilège à Mathis s’il a bien contrôlé sa colère et, bien sûr, Julie ne peut en profiter. Par exemple, Mathis peut louer un film mais Julie doit s’occuper dans une autre pièce pendant ce temps ; Mathis obtient les périodes de temps qui étaient normalement allouées à Julie pour jouer au jeu vidéo… (Attention toutefois, une utilisation abusive de ce type de mesures peut attiser la rivalité fraternelle.)
  • Vous envoyez Julie en retrait dans sa chambre car elle est désagréable avec l’entourage. De plus, elle devra s’excuser.
  • Vous exigez qu’elle se couche plus tôt car vous croyez qu’elle est fatiguée.

Punitions :

  • Vous confisquez son vélo.
  • Vous la privez de sortie.

Alexandre se relève plusieurs fois à l’heure du coucher

Conséquences naturelles :

  • Il sera fatigué le lendemain et vous refuserez qu’il manque l’école.

Conséquences logiques :

  • Vous exigez qu’il se couche plus tôt le lendemain pour reprendre le sommeil perdu.
  • Vous ne lui répondez plus et vous ignorez ses demandes parce que vous êtes fatigué.
  • Le lendemain, vous refusez qu’il aille jouer avec ses amis parce qu’il doit se reposer.
  • Vous confisquez les jouets avec lesquels il joue dans sa chambre au lieu de dormir.

Punitions :

  • Vous l’assoyez sur une chaise dans un coin jusqu’à ce qu’il soit disposé à se coucher.
  • Vous le privez de jeux vidéo le lendemain.

 

Corine rouspète souvent à l’heure du souper et refuse de manger ce qui est servi 
 Conséquences naturelles :

  • Vous la laissez sortir de table, mais vous refusez de lui donner autre chose à manger avant le prochain repas. Elle risque donc d’avoir faim.

Conséquences logiques :

  • Au prochain repas, vous lui servez à nouveau le repas qu’elle n’a pas mangé.
  • Elle devra débarrasser la table et faire la vaisselle pour se faire pardonner son impolitesse.
  • Vous enlevez son assiette sans un mot, jetez son contenu à la poubelle et ignorez Corine car personne n’a envie de discuter avec quelqu’un qui est désagréable.

Punitions :

  • Vous la privez de son émission préférée.

 

À l’heure des devoirs et leçons, Simon perd son temps, ne fait pas d’efforts et pleurniche

 Conséquences naturelles :

  • Vous refusez de l’aider. Il devra vivra avec les résultats.
  • Il perd son temps, alors la période des devoirs sera plus longue. Peut-être ne lui restera-t-il plus de temps pour jouer dehors ou manquera-t-il son émission préférée?
  • Vous écrirez une note à son professeur et il devra s’expliquer avec lui demain.

Conséquences logiques :

  • Vous êtes fatigué de son attitude et vous l’envoyez terminer ses devoirs, seul, dans sa chambre.
  • Vous lui faites reprendre le temps qu’il vous a fait perdre. Par exemple, il devra se coucher 15 minutes plus tôt qu’à l’habitude.

Punitions : 

  • Vous lui confisquez son vélo ou lui coupez l’accès à son ordinateur.

En terminant, rappelez-vous toutefois que ce n’est pas une conséquence ni une punition, aussi lourde soit-elle – et appliquée une fois sur dix et après douze avertissements – qui fera une différence. La rigueur et la constance du parent seront déterminantes dans la réussite. Par ailleurs, nous avons ici abordé le thème des conséquences, mais il existe plusieurs autres moyens de susciter la collaboration des enfants sans devoir sévir. Je vous suggère donc la lecture de mon livre Parent gros bon sens  pour découvrir d’autres façons d’encourager la collaboration des enfants. 

Vous cherchez justement des moyens simples et efficaces de sortir de la spirale négative des menaces et des punitions? La formation web suivante pourrait bien changer votre vie de famille pour toujours.

Au-delà des mesures punitives, comment susciter la collaboration des enfants par une approche bienveillante et respectueuse ?

La discipline

 

 

10 choses que le camping enseigne aux enfants

032 - CopiePour moi, l’odeur du feu de camp est synonyme de bonheur, de calme et de joie de vivre. Il me rappelle toutes ces fins de semaine d’été passées en camping où mes parents, mes deux soeurs et moi nous entassions dans notre minuscule roulotte. Des souvenirs d’enfance inoubliables.

Naturellement, j’ai voulu reproduire ce cadre avec ma fille. En tant que maman monoparentale, nos débuts de campeuses furent modestes. Nous avons donc sillonné le Québec dans une toute petite tente, puis, progressivement je me suis équipée du parfait kit de la campeuse pour enfin acheter une roulotte et m’établir comme campeuse saisonnière près d’un magnifique lac. J’y vais encore tous les weekends et j’arrive à y amener ma grande adolescente sans trop de chichis. En observant les enfants qui s’agitent autour de moi, je constate qu’au-delà du plaisir, le camping leur permet également de faire plusieurs apprentissages.

  1. Jouer dehors 

Enfin, on arrive à leur faire éteindre la télé, l’ordinateur les jeux kayakvidéo et autres gadgets électroniques pour découvrir le monde extérieur. Profiter de la plage, explorer la forêt, capturer des têtards et des lucioles… Un vrai retour aux sources! Et pour de meilleurs résultats, je vous suggère de limiter le confort de votre habitation. En effet, j’observe que plus la roulotte est grande et luxueuse, plus les parents ont du mal à faire sortir les enfants. Une tente, c’est l’idéal! La chaleur convainc même les plus récalcitrants de mettre le nez dehors.

  1. Se détacher

Étrangement, en camping, les parents laissent enfin leurs enfants s’éloigner un peu. Ces derniers peuvent se balader en vélo, aller jouer au parc avec des copains sans surveillance, en toute confiance. Les parents peuvent enfin respirer un peu et les enfants peuvent s’amuser sans se faire constamment dire quoi faire, comment le faire et quoi ne pas faire.

  1. Se salir

En camping, on sort le vieux linge, on joue dans la boue et dans les 026bois, on saute même une douche de temps en temps. Généralement, on n’a qu’à observer le t-shirt des enfants pour savoir ce qu’ils ont mangé dans la journée; traces de chocolat, de fraises, de terre… Le soir venu, les petits reviennent parfois tellement sales qu’un tour sous le boyau d’arrosage est nécessaire avant d’entrer dans la roulotte. Une amie à moi disait que le bonheur des enfants de mesure au cerne de crasse autour du bain le soir!

  1. Devenir plus intelligents et débrouillards

Loin des yeux des mamans poules, les enfants se permettent enfin quelques expériences et cascades. Ils apprennent alors, par essais et erreurs, à développer leur jugement et à mieux évaluer les risques de leurs comportements : qu’arrive-t-il si je m’assois sur un nid de fourmis? Est-ce que c’est chaud un tison?

monde imaginaireLoin du Wi Fi,  des « parents G.O. » et de la salle de jeu qui déborde, les enfants redécouvrent aussi leur créativité: « Que peut-on faire d’amusant avec un sceau, un filet et quelques branches? »

Je suis persuadée que les enfants qui ont fait beaucoup de camping sont plus intelligents que les autres!

  1. Devenir plus résistants

En camping, les enfants apprennent à tolérer les bibittes, les DSC01020écorchures, l’eau glacée des rivières et des lacs. Les petits aventuriers qui sommeillent en eux peuvent s’en donner à coeur joie. On reconnait généralement un enfant qui fait du camping à ses genoux gonflés de gales, ses bleus, ses joues rougies, ses cheveux en bataille et son sourire serein! C’est aussi le moment des vacances, donc on en profite pour se coucher tard après s’être empiffré de guimauves collantes.

  1. Socialiser

À l’école, les amitiés se construisent un peu d’elles-mêmes. En Dehors entre amiscamping, il faut faire l’effort d’aller vers les autres; identifier les enfants du même âge, se présenter, prendre le risque de se faire rejeter, proposer un jeu et partager ses jouets. Il faut aussi résister aux influences négatives et savoir s’éloigner des enfants qui ne correspondent pas à nos valeurs.

  1. Ne rien faire…et pendant longtemps!

vue de la tente roulotte! Quel réveilLes enfants d’aujourd’hui ont, durant toute l’année, des horaires qui s’apparentent à ceux du Premier ministre. Ils sont constamment stimulés, animés et encadrés. Le camping est idéal pour apprendre à relaxer, à contempler les étoiles et les nuages, à observer la forêt ou à rester assis devant un feu et regarder danser les flammes en discutant.

  1. Survivre à la proximité

Dans une tente ou dans une roulotte, la surface est restreinte. Il fautOn invite les animateurs à souper!!! donc accepter de partager l’espace et développer sa tolérance. Le camping est aussi une formidable opportunité de se rapprocher les uns des autres, de discuter avec nos grands, de jouer avec nos petits et de partager des moments qui resteront gravés dans notre mémoire pour toujours. Un de mes plus beaux souvenirs avec ma fille, c’est lorsque vers l’âge de cinq ans, elle s’est endormie dans mes bras, emmitouflée dans une grosse couverture devant le feu, en regardant les étoiles filantes.

  1. Sortir les jeux de société

Durant les jours de pluie, on sort les jeux de cartes et de société, les blocs Lego et tous les autres jeux qui, habituellement, accumulent la poussière à la maison.

  1. Apprendre à s’entraider

À la maison, les parents ont souvent le réflexe de tout faire à la place024 des enfants. En camping, on leur demande plus souvent un coup de main pour nous aider à monter la tente, faire la popotte et la vaisselle ou aller chercher du petit bois.

Plutôt que de rester entre quatre murs ou de faire des activités qui sont disponibles à l’année, pourquoi ne pas faire qu’un avec la nature et sortir de sa zone de confort? Prendre l’air en famille fait le plus grand bien, surtout quand on veut s’éloigner du stress quotidien que nous vivons les 350 autres jours de l’année. En plus d’être agréable, ressourçant et éducatif, le camping créera assurément

15 façons de nourrir l’estime de soi de nos enfants

Estime de soi
Nous désirons tous que nos enfants soient heureux. L’estime de soi étant un des fondements de la motivation et un moteur de réussite, il importe de tenter, dès leur plus jeune âge, d’aider nos cocos à développer une conscience de leur valeur personnelle. Les personnes dotées d’une bonne estime personnelle réussissent mieux à l’école, sont moins enclines au décrochage scolaire, ont moins de troubles de comportement et souffrent moins de dépression. Toutefois, l’estime de soi étant fragile, celui-ci variera tout au long de notre vie et sera teinté de nos réussites comme de nos échecs. Nous aimons nos enfants et le leur rappelons souvent bien sûr, mais que faire de plus pour les aider à développer un amour-propre solide?

QU’EST-CE QUE L’ESTIME DE SOI?

L’estime de soi est une attitude intérieure qui nous confirme que nous sommes une bonne personne, une personne digne d’amour et de considération. C’est la façon de s’accorder à soi-même de la valeur et de s’aimer malgré ses qualités et ses défauts. C’est avoir, de façon générale, une bonne opinion de soi-même tout en acceptant ses imperfections. Les enfants diront, de façon plus concrète, qu’ils sont fiers d’eux ou de certaines de leurs actions. Cet amour-propre est aussi un proche cousin de la confiance en soi, cette attitude intérieure qui nous motive et nous pousse à l’effort parce que nous croyons que nous pouvons réussir.

COMMENT SE DÉVELOPPE L’ESTIME DE SOI?

Pour que l’enfant développe une image personnelleimagesCA4TS130 positive, les compliments et le regard confiant des adultes significatifs jouent un rôle déterminant. Toutefois, c’est souvent l’accumulation des réussites et des petites fiertés qui convaincront graduellement l’enfant de sa valeur. Chaque réussite laisse une empreinte émotive agréable chez l’enfant et lui renvoie la perception qu’il sera capable de réussir à nouveau, le motivant un peu plus à fournir les efforts qui le mèneront invariablement vers de nouveaux succès qui nourriront à leur tour son estime personnel.

POURQUOI EST-CE SI IMPORTANT?

Les gens qui ont une bonne opinion d’eux-mêmes sont généralement plus souriants et plus heureux que les autres. Ils réussissent davantage au travail comme à l’école, savent s’affirmer sainement,  choisissent un métier qui leur convient plutôt que de se contenter d’un boulot médiocre, font des choix plus judicieux quant à leurs amitiés et à leurs relations amoureuses. Ils sont aussi souvent plus résilients et savent davantage rebondir lors des échecs et difficultés inévitables de la vie.

QUE FAIRE POUR NOURRIR L’ESTIME DE L’ENFANT?

1- Faites-lui régulièrement des compliments sincères qui viennent du cœur

Vaut mieux un « merci » sincère et bien senti que vingt « bravo champion » lancés sans trop y penser. Vous savez, la différence entre un « je t’aime » de votre conjoint lancé de façon machinale et CE « je t’aime » qu’il vous dit en vous regardant dans les yeux avec la voix chargée d’émotion?

2- Évitez de saupoudrer vos compliments de commentaires empoisonnés 

«Booon! Tu t’es enfin décidé à ranger ta chambre! Tu ne trouves pas que c’est plus joli ainsi? Tu vois que tu es capable d’être responsable quand tu veux! »

Vous ne voyez pas ce qui cloche avec ce compliment? Imaginez que votre conjoint vous dit, juste avant de sortir manger au restaurant : « Boooon! Tu t’es enfin décidé à t’habiller en robe! Tu ne trouves pas que tu es plus jolie ainsi? Tu vois que tu es capable d’être féminine quand tu veux! » Personnellement, je serais insultée pas ce « compliment », pas vous?

3- Réalisez avec lui un coffre aux trésors ou un cahier des réussitescahier réussites

Placez, dans un album ou un coffre, toutes les « preuves » de ses réussites : un examen bien réussi, un bricolage génial, une photo d’un exploit sportif, un petit mot écrit de votre main qui le remercie d’un service rendu, une carte d’anniversaire d’un ami qui lui dit combien il l’apprécie, etc.

Dans certains cas, on pourra aussi mettre en place un système de motivation de façon à accorder davantage d’attention à ses bons coups qu’à ses comportements indésirables.

4- Évitez de le réprimander en public

Les reproches publics sont parfois humiliants pour l’enfant qui doit, en plus d’assumer votre désapprobation, composer avec le regard des autres. Si vous devez intervenir alors que vous êtes en présence d’autres personnes, parlez-lui à voix basse ou amenez-le à l’écart.

5- Parlez de lui positivement aux autres adultes même en son absence

Savez-vous quand vos enfants vous écoutent le plus? Quand vous ne leur parlez pas! En effet, ils croient bien davantage ce qu’ils vous entendent dire à d’autres adultes que ce que vous leur dites directement. J’entends malheureusement trop souvent des parents, lorsqu’ils sont entre eux, étaler les défauts de leurs enfants et se plaindre des aléas de la parentalité. L’enfant qui entend ça, risque fort d’avoir l’impression qu’il est un boulet pour sa famille. Sans faire semblant que tout est toujours rose dans votre maison, renvoyez tout de même une image agréable de votre enfant à votre entourage.

6- Soignez vos propres pensés, vos croyances etimagesZWC8784W la perception que vous avez de lui

Je dis souvent que les enfants ont une antenne de la NASA sur la tête! Ils « sentent » les gens qui les entourent et se moulent souvent inconsciemment à la perception que les adultes ont d’eux.

Connaissez-vous « l’effet pygmalion[1] »? À la fin des années soixante, deux chercheurs, Rosenthal et Jacobson, font passer un test de QI à tous les élèves d’une école primaire de San Francisco, aux États-Unis. Ils s’arrangent ensuite pour que les enseignants prennent connaissance des résultats qu’ils avaient d’abord falsifiés afin de faire croire que certains élèves, choisis au hasard, étaient en fait surdoués. À la fin de l’année, Rosenthal et Jacobson font repasser le test de QI aux élèves. Le résultat de l’expérience démontre qu’une année après le premier test, les élèves perçus par les enseignants comme plus intelligents que la moyenne ont amélioré de 5 à plus de 25 points leurs performances au test d’intelligence. Ainsi, la simple croyance de l’enseignant sur la douance de l’enfant, avait modifié de façon significative le développement ce celui-ci.

Donc, si vous avez une opinion positive de votre enfant, si vous lui faites confiance et croyez qu’il deviendra une bonne personne, vous lui permettrez possiblement de se développer à cette image.

7- Cessez de relever chacune de ses erreurs et de multiplier les reproches et les punitions

Personne n’aime être constamment pris en défaut. Imaginez qu’en voiture, votre conjoint ne cesse de surveiller ce que vous faites et passe des remarques sur chacune de vos fautes. N’aurez-vous pas envie de vous mettre en colère? De lui remettre les clés et de refuser de conduire en sa présence? Ne perdrez-vous pas progressivement votre confiance en vos talents de conductrice? Trop de pression nuit à l’estime de soi et augmente le stress. Choisissez vos batailles, n’intervenez que sur l’essentiel et remettez à plus tard certains apprentissages. Rappelez-vous que vous avez 18 ans pour tout enseigner à votre enfant!

8- Évitez de le culpabiliser

Certains parents, pour faire comprendre à l’enfant la gravité de ses actes, utilisent des phrases telles que : « Tu vas me rendre malade!» « Tu as gâché nos vacances! », « Tu es méchant! », « Tu fais toujours exprès de faire pleurer ton frère! », « Tu es un menteur! On ne peut pas te faire confiance. », « Fais donc attention pour une fois! Chaque fois qu’on te donne quelque chose, tu le brises! Tu ne fais attention à rien! » Ce type de phrases, en plus de miner la confiance en soi, fait généralement monter les mécanismes de défense de l’enfant qui sera alors peut-être tenté de mentir ou de rejeter la faute sur les autres pour éviter de se sentir coupable.

9- Dédramatisez ses erreurs

Lorsqu’il se conduit mal, parlez de son comportement comme des « erreurs », des « oublis », ou des choses qu’il n’a pas encore appris, plutôt que de lui refléter que ce sont des marques de méchanceté de sa part. Ex. : « Je crois que tu ne réalises pas l’impact des mots que tu dis quand tu es fâché. Je sais que tu ne veux pas vraiment me faire de la peine, mais ce sont des paroles blessantes. » « Ouf! Dure journée hein? Demain, je suis certaine que tu vas te reprendre! »

10- Faites-lui confiance et dites-le-lui :

Laissez-le assumer certaines responsabilités et prêtez-lui parfois des trucs qui sont importants pour vous (outils, bijoux, etc.) et dites des choses qui dénotent la confiance que vous lui portez. Par exemple, après une erreur, dites-lui : « Je sais que tu as compris et que la prochaine fois tu vas faire plus attention. » Avant qu’il parte faire une activité avec des amis: « Je te fais confiance. Amuses-toi bien. » Face au choix de ses amis : « J’ai confiance en ton jugement, tu sais choisir les amis qui sont respectueux et gentils. »

11- Assurez-vous qu’il vit régulièrement des réussrireites

L’estime de soi est largement influencée par le souvenir de nos réussites passées. Sans mettre de pression, confrontez régulièrement votre enfant à de petits et grands défis. En effet, chaque fois qu’il doit fournir un effort continu pour atteindre un objectif, chaque fois qu’il réussit à surmonter une difficulté, il nourrit le « super héros » en lui. Ça peut commencer très tôt, alors que Maxime termine son premier casse-tête sans aide, que Sandrine réussit à se verser un verre de jus toute seule, ensuite quand Justine gagne sa première médaille de natation, que Mathias parvient à augmenter sa note en mathématique de 5% et que Samuel termine une toile particulièrement réussie.

Pour ce faire, assurez-vous que les défis sont suffisamment difficiles pour que l’enfant doivent se dépasser, mais tout de même à sa portée. Soutenez-le sans faire à sa place et reflétez-lui que peu importe le résultat, l’effort fourni est une réussite en soi.

12- Ne cherchez pas à le piéger ou le prendre en défaut

Certains parents ouvrent toute grande la porte afin que leur enfant leur mentent : « Est-ce que ça s’est bien passé chez Julien? Tu es sûr? » (Alors que vous savez très bien qu’il a eu une grosse dispute.) L’enfant se retrouve alors doublement fautif puisqu’il aura à assumer le mensonge et la faute. Dites-lui plutôt directement que vous savez que ça ne s’est pas bien passé.

13- Avouez vos propres erreurs la tête haute 

N’ayez crainte ça ne le poussera pas à faire les mêmes gaffes et ne diminuera pas le respect qu’il vous porte. Il apprendra plutôt à se montrer indulgent envers lui-même et les autres.

14- Rappelez-lui régulièrement combien vous l’aimez, combien vous l’admirez et êtes heureux de l’avoir comme enfant

Dites-lui souvent des phrases comme: « Si j’avais une autre chance et que je pouvais choisir moi-même un enfant parmi tous ceux qui sont sur la terre, c’est toi que je choisirais… »

15- Faite sentir à votre enfant que ça vous rend heurimagesCARCN82Seux de passer du temps en sa compagnie

Assurez-vous de mettre régulièrement à l’horaire, des moments de plaisir en famille et ce, de façon gratuite, sans qu’il n’aie eu à le « mériter » par un comportement exemplaire.

 AU SECOURS, IL DIT QU’IL EST NUL!

Pas de panique! L’estime de soi est fragile et fluctue au cours de la vie. Le rejet d’un pair, une série de revers ou une période difficile peuvent vite influencer l’estime personnelle. L’erreur des parents : accorder une attention démesurée à ces verbalisations négatives. L’attention et l’amour ainsi reçus pourraient inciter l’enfant à reproduire de plus en plus fréquemment ce type de discours. L’accueil et l’empathie sont donc les deux meilleurs alliés du parent : « Ah oui? Tu te trouves nul? Qu’est-ce qui te fait penser ça? N’es-tu pas simplement déçu de toi aujourd’hui? » « Hum… Tu es nul ou tu es fâché contre toi-même? »

Toutefois, si ces verbalisations persistent pendant plusieurs mois et s’accompagnent d’une attitude défaitiste et d’une humeur de plus en plus maussade, il peut être pertinent de consulter un intervenant afin de vous aider à mettre en place des stratégies lui permettant de revenir à une meilleure perception de lui-même.

Nancy Doyon,

coach familial

[1] Rosenthal et Jacobson (1968), L’effet Pygmalion : Je pense donc tu es (Résumé de l’expérience de Rosenthal et Jacobson en milieu scolaire)

La discipline c’est plus que des punitions!

Comment encadrer efficacement nos enfants sans multiplier les cris, les menaces et les punitions?

Fatigué de devoir crier?

discipline

Nous témoignons de l’amour pour nos enfants en leur donnant de l’affection, en les encourageant et étant toujours présents pour eux, mais aussi en établissant un cadre clair et sécurisant. Nous voulons qu’ils soient bien dans leur peau et heureux, mais nous voulons aussi en faire des citoyens responsables et respectueux des autres autant que d’eux-mêmes. C’est en leur inculquant  des valeurs, des règles de vie, une façon de vivre que nous leurs apprenons l’autodiscipline et la responsabilisation. Malheureusement, pour plusieurs, encadrer se résume à relever chacune des erreurs de l’enfant à faire des reproches, répéter, hausser le ton et sévir alors qu’il existe bien d’autres moyens de fournir un cadre stable qui leur permettra de grandir harmonieusement.

Quelle différence entre conséquence et punition?

En fait, le mot « conséquence » n’est pas un synonyme de « punition ». Une conséquence, c’est le résultat d’un choix ou d’un geste posé. En ce sens, il y a des conséquences positives et des conséquences négatives. Si je mets beaucoup d’efforts à préparer un examen, la conséquence sera probablement une meilleure note et beaucoup de fierté, alors que si je bâcle mon travail, le résultat sera probablement moins satisfaisant.

Bien que l’utilisation des punitions s’avère parfois nécessaire et efficace afin de modifier certains comportements, il reste préférable d’utiliser, chaque fois que c’est possible, des conséquences logiques ou naturelles puisqu’elles responsabilisent davantage l’enfant. Dans certain cas, il n’est même pas nécessaire de sévir : une simple discussion ou des rappels affectueux peuvent suffire.

Il faut aussi faire attention à l’excès de mesures punitives, aux critiques incessantes et aux punitions humiliantes ou démesurées (retraits de plusieurs heures, à genoux dans le coin, laver le plancher, douches d’eau froide, etc.) Les menaces répétées sont aussi à proscrire (« Si tu ne m’écoutes pas, je t’enlève ton jouet préféré! »)

Les dangers de l’abus de mesures punitives des menaces et des critiques répétées

  • Augmentation de la colère et de l’agressivitépunition chaise
  • Envie de se « venger »
  • Déresponsabilisation (« C’est la faute de mon méchant parent »)
  • Tentatives de l’enfant de déjouer son parent (« Pas vu pas pris »)
  • Baisse de l’estime de soi (« Je suis méchant, pas aimable »)
  • Confrontations répétées, luttes de pouvoir
  • Détérioration de la relation parent/enfant
  • Climat familial négatif.

Comment susciter la collaboration de l’enfant?

  • CHOISISSEZ VOS BATAILLES! Plus on critique, moins les enfants écoutent! Alors, ne relevez pas chacune de ses erreurs et laissez passer les comportements qui n’ont que peu d’importance ou qui risquent de s’arrêter d’eux même. Rappelez-vous que vous avez bien une vingtaine d’année pour élever vos enfants! Vous pouvez donc reporter certains apprentissages à plus tard…
  • FERMETÉ ET BIENVEILLANCE: Ayez une attitude générale agréable envers votre enfant. Ayez régulièrement des moments de plaisir avec lui et assurez-vous de lui donner sa « ration quotidienne » d’amour et d’attention. Tentez d’avoir un juste dosage entre fermeté et bienveillance, chaleur et leadership.
  • FAITES LES CHOSES AVEC LUI: Accompagnez davantage l’enfant dans ce qu’il a à faire. Ce n’est pas parce qu’un enfant sait comment se brosser les dents qu’il le fera par lui-même sans supervision. Souvent, le simple fait de « faire avec » peut vous éviter de répéter vos consignes. Par exemple, si Antoine est assis devant l’ordinateur, plutôt que de lui crier 4 fois de venir dîner, vous aurez avantage à aller le voir, vous intéresser 2 minutes à ce qu’il fait, puis, avec une attitude ouverte, positive mais ferme, lui dire: « Ok, on ferme maintenant et tu viens manger mon grand. »
  • AYEZ DES RÈGLES ET DES ROUTINES STABLES: On respecte généralement mieux un patron structuré et qui semble savoir où il s’en va qu’un patron désorganisé. Écrivez, sur un carton, 5 ou 6 règles et affichez-les au mur. Faites de même avec les routines du matin et du soir. Il peut être pertinent d’utiliser des pictogrammes afin d’aider les enfants à visualiser rapidement ce qu’ils ont à faire. Si Jérôme prend son bain tous les soirs après son émission, il cessera, à la longue d’argumenter.
  • SOYEZ CLAIR: Assurez-vous aussi que vos consignes sont bien comprises par l’enfant. Énoncez des consignes, pas des souhaits! (« Range des jouets dans le bac SVP! » Plutôt que « C’est le bordel ici, ça serait bien de ranger un peu. »)
  • RESTEZ À PROXIMITÉ: Lorsque vous donnez une consigne, restez près de l’enfant jusqu’à ce qu’il ait collaboré. Votre proximité chaleureuse mais déterminée sera un incitatif à s’exécuter.
  • UTILISEZ LA « MÉTHODE 1-2-3 »
  1. Je donne une consigne claire ou de fais une demande sur un ton agréable et chaleureux. S’il ne collabore pas…
  2. Je lui demande de venir me voir (je vais le chercher au besoin), j’arrête son jeu, je lui fais vivre un petit malaise puis je lui répète ma consigne plus fermement, les yeux dans les yeux, avec une phrase courte. « Justin, je voudrais que tu ranges tes jouets tout de suite, compris? » Je m’assure qu’il a bien compris ce que j’attends de lui. Je peux lui annoncer la conséquence qui s’en vient ou donner un choix clair. S’il ne collabore toujours pas…
  3. Conséquence immédiate, sans attention et surtout sans argumentation. (Conséquence logique ou retrait selon la situation)
  • FAITES UN DÉCOMPTE: Lorsque vous donnez une consigne et qu’il ne s’exécute pas (surdité sélective…) comptez à rebours 5-4-3-2-1-0 puis agissez (par exemple, prenez-le par la main pour l’amener à la tâche demandée, fermez la télé, etc.,) Il apprendra vite que lorsque vous commencez le décompte, vous êtes sérieux!
  • DONNEZ-LUI DES CHOIX CLAIRS et laissez-le les assumer ensuite. Par exemple : « Si tu vas prendre ton bain tout de suite, on aura le temps pour une histoire. Par contre, si tu veux, tu peux jouer encore 10 minutes mais après le bain c’est dodo. Qu’est-ce que tu préfères? » (ATTENTION! Si vous lui lisez tout de même une « toute petite histoire de rien du tout », vous lui apprenez à manipuler…) « Tu manges ce que j’ai préparé sans rouspéter ou tu ne manges rien jusqu’à la collation. C’est toi qui choisis. »
  • ÉVITEZ LES MENACES: Remplacez les « si » et les « sinon » (menaces) par des « quand ». Par exemple, plutôt que de dire « Range ta chambre SINON tu n’iras pas jouer dehors avec tes amis et arrête de lambiner! », on dira plutôt : « Tu pourras aller jouer dehors, QUAND tu auras rangé ta chambre. Dépêche-toi, tu pourras sortir plus vite! » C’est plus respectueux, l’enfant est moins sur la défensive et l’obligation reste la même…

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 D’autres façons de favoriser la collaboration de l’enfant :

  • LE SOMMEIL: Assurez-vous que votre enfant dort suffisamment (10 à 12 heures par jour incluant les siestes pour un enfant de moins de 6 ans, 8 à 10 heures pour les plus vieux). Un enfant fatigué est souvent agité et colérique.
  • DIMINUER L’EXPOSITION AUX ÉCRANS: Puisque les jeux vidéos hypnotisent la plupart des enfants et font grimper leur taux d’adrénaline et de cortisol dans le sang, la plupart des enfants collaborent mieux et maîtrisent mieux leurs émotions quand on diminue le temps passé devant les écrans.
  • LA DISCUSSION: Aidez-le à voir de façon concrète les effets de ses gestes : « Regarde! Juliette fait un beau sourire! Elle est contente que tu lui prêtes ton camion! Tu vois, elle veut jouer avec toi! Est-ce que ça te fait plaisir quand elle veut jouer avec toi? » « Tu vois, puisque tu m’as aidé à débarrasser la table, il me reste un peu de temps pour faire un jeu avec toi! »
  • LES CONSÉQUENCES NATURELLES: Laissez l’enfant vivre les conséquences naturelles de ses gestes et trouver AVEC lui (et non à sa place…) ce qu’il fera la prochaine fois.
  • LA RÉFLEXION: Apprenez-lui à réfléchir sur son comportement et celui des autres afin qu’il intègre des valeurs et comprenne les effets de nos gestes sur les autres et sur la relation qu’on a avec eux. Par exemple : lui demander son avis sur le comportement des gens à la télé et ce qu’il aurait fait à leur place.
  • LE TON DE VOIX: Ayez une attitude et un ton de voix approprié à la gravité du comportement. Faite attention à ne pas constamment utiliser un ton brusque et faites preuve de chaleurs et d’humour dans les interventions du quotidien. Toutefois, sans crier, il est important d’avoir un ton très ferme lorsque l’enfant pose des gestes dangereux ou violents.
  • LE CALME: Cessez de courir! Prenez le temps de régler les situations avec une attitude posée. Vous aurez ainsi beaucoup plus d’impact.
  • LA VALORISATION: « Arrosez les fleurs, pas les mauvais herbes! » Sachez reconnaître et valoriser les bons coups et les qualités de vos enfants de façon sincère et spécifique : « Bravo, j’ai bien vu que tu étais très en colère contre ta soeur il y a quelques minutes et tu avais bien raison. Mais au lieu de te fâcher et de l’insulter, tu as pris une grande respiration et tu lui as exprimé clairement et calmement que tu n’avais plus envie de jouer avec elle. C’est une très bonne façon de faire! » plutôt que « Bravo champion! » ou « Tu as été gentil. »

Si vous avez pris l’habitude de crier et menacer de façon régulière afin de vous faire obéir, n’hésitez pas à consulter un professionnel afin de renverser la vapeur et ramener un climat familial plus agréable.

Envie d’aller plus loin? La formation en ligne « La discipline c’est plus que des punitions. L’ABC de la discipline positive » est maintenant disponible

FORMATION WEB

Pour de l’information concernant le coaching familial et nos formations, visitez le www.sosnancy.com

10 trucs simples pour améliorer la capacité d’attention et l’autocontrôle chez l’enfant

Mis en avant

Votre coco a du mal à maintenir son attention, est agité et impulsif? Ce n’est pas forcément un TDA/H. Avant de foncer chez le neuropsychologue pour une évaluation ou à la pharmacie pour de la médication, tentez d’abord de mettre en place ces quelques conseils.

L’attention, la concentration et l’autocontrôle varient d’une personne à l’autre. Toutefois, une  difficulté à rester attentif ou un surplus d’énergie ne signifient pas forcément que l’enfant est hyperactif ou présente un TDA/H. Plusieurs éléments peuvent influer sur les capacités attentionnelles et l’autocontrôle. Ainsi, la fatigue, le stress, une personnalité anxieuse, un manque d’intérêt pour la matière ou encore des difficultés académiques peuvent rendre plus difficile la concentration et augmenter l’envie de bouger.

SOS Nancy

difficultés d’attention

Imaginez un instant que vous devez assister à une formation toute la journée, sur un sujet qui ne vous intéresse pas, alors que vous êtes fatigué ou préoccupé. Auriez-vous du mal à rester attentif et calme? Si, en plus les chaises sont inconfortables, le formateur ennuyeux et que vous avez du mal à comprendre la matière, que se passerait-il? Je crois qu’on en demande beaucoup à nos cocos qui sont à un âge où ils ont bien davantage envie de jouer.

Mais est-ce que la seule solution est de donner des psycho-stimulants à nos enfants (Ritallin et autres?) Pour connaître ma position sur la médication pour les enfants, je vous invite à visionner cette vidéo:

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Ceci dit, les enfants doivent tout de même aller à l’école et apprendre. Il importe donc d’aider l’enfant à développer progressivement ces habiletés puisqu’elles sont essentielles à sa réussite scolaire et sociale. Même l’enfant qui souffre d’un réel TDA/H, qui lui est un désordre neurochimique, aura avantage à revoir certaines habitudes afin d’optimiser ses chances d’améliorer sa concentration et son autocontrôle.

Je vous propose donc une formation vidéo GRATUITE dans laquelle vous trouverez « Ma prescription » pour développer l’attention, la concentration et mieux gérer l’impulsivité des enfants.

ACCÉDER À LA FORMATION WEB GRATUITE

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Voici également 10 pistes quelques pistes d’intervention:

1.   Répondre au besoin de bouger

Pour l’enfant qui a « du gaz d’avion », l’énergie qu’il doit déployer pour rester calme en classe, si son besoin de bouger n’est pas respecté, risque fort de nuire à ses capacités attentionnelles et faire augmenter l’agressivité.

  • Lors de la routine, prévoir des activités où l’enfant pourra dépenser son énergie avant les périodes où il doit rester calme (matin avant l’école, avant les repas, avant les devoirs, avant d’aller au lit, etc.).
  • Fournir à l’enfant quelque chose qui occupe ses mains ou ses pieds pendant qu’il doit rester calme : balle antistress, corde avec nœuds à défaire, élastique à cheveux, pâte à modeler, crayons, etc.

2.  Réduire les sources de stress et la stimulation

Le stress est un des facteurs qui influence le plus les capacités d’attention et l’autocontrôle. Nos enfants sont aussi souvent sur-stimulés et leur « disque dur » est trop souvent surchargé d’informations.

  • Limiter le bruit et réduire l’éclairage (lumière du jour lorsque c’est possible plutôt que des néons et lumière tamisée le soir).
  • Ralentir le rythme de vie, diminuer le nombre d’activités      structurées et relaxer les weekends plutôt que d’organiser des sorties familiales.
  • Diminuer la pression qu’on met à l’enfant afin qu’il aie une conduite irréprochable et réduire le nombre d’intervention et de reproches (« Ne fais pas ça ! Tu vas le briser ! », « Dis bonjour à la dame ! Tu pourrais sourire ! », « Ne touche pas à ça ! Mange comme il le faut… ») Choisir les interventions essentielles et laisser tomber le reste.
  • Arrêter de bousculer constamment les enfants: (« Grouille ! Dépêche ! ») et lui laisser le temps de respecter votre consigne avant de répéter.

3.  Augmenter les heures de sommeil

Puisqu’un  déficit de sommeil peut grandement perturber les capacités d’attention:

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fatigue enfant

  • Coucher l’enfant 30 à 45 minutes plus tôt, quitte à permettre quelques minutes de lectures.
  • Ne pas les laisser se coucher trop tard les week-ends. On leur fait plaisir sur le coup mais on leur nuit à moyen terme.
  • Faire des siestes les week-ends

4.  Adopter une saine alimentation

L’alimentation, c’est l’essence que nous fournissons à notre cerveau. De l’essence de mauvaise qualité peut « encrasser » le moteur et nuire à son fonctionnement. En ce sens, je vous suggère donc de:

  • Réduire la quantité d’aliments industriels.
  • Manger moins de sucre, de gras, de colorants et d’agents de conservation.
  • Porter une attention particulière au déjeuner: pas trop de sucre (ex: Nutella, jus), ajouter des protéines et des fibres.
  • Vérifier si l’enfant ne pourrait pas avoir des intolérances alimentaires (lactose, gluten, etc.) Une mauvaise digestion peut influer grandement sur l’attention et l’humeur.
  • Ajouter des omégas 3 à l’alimentation (poissons, noix de grenoble, graines de lin, suppléments) et vérifier si l’enfant n’aurait pas une carence en fer ou en zinc.

Vous aimez ce que vous lisez? Un programme complet de formation est aussi disponible en cliquant >>>ICI<<<

TDAH

5.  Réduire le temps devant les écrans

Plusieurs études ont démontré l’impact négatif de l’exposition exagérée aux écrans sur la concentration, l’impulsivité et sur le sommeil des enfants et des adultes.

  • Diminuer les heures passées devant les écrans (téléphone, ordinateur, tablette, jeux vidéo et télé) à 2h par jour au maximum (et c’est énorme 2h!). Si possible, les interdire la semaine. Ne permettre AUCUN temps d’écran avant d’aller à l’école. Les écrans, de par les hormones qu’ils font sécréter au cerveau (adrénaline, cortisol, dopamine entre autre) grugent de façon extraordinaire les capacités attentionnelles de l’enfant et stimulent l’agitation et l’agressivité.
  • Porter également une attention au contenu auquel l’enfant est exposé. Les jeux et les films violents augmentent l’agitation et l’impulsivité.

6.  Augmenter le temps de lecture

La lecture, en plus de favoriser le calme, développe les capacités attentionnelles, l’imaginaire et contribue grandement au développement des facultés cognitives.

  • 20 à 30 minutes de lecture par jour peuvent faire une énorme différence sur les résultats académiques, quitte à lire avec lui.
  • Déployez des efforts afin de trouver un type de lecture ou une série qui plaira à votre enfant.
  • On peut offrir à l’enfant un vingt minutes de lecture au coucher. « Tu lis ou tu te couches tout de suite… » à la longue, il risque de développer un goût pour la lecture.

7.  Faire régulièrement des jeux de table et de société (30 minutes de jeu par jour)

Les jeux de société sont un excellent moyen d’entraîner, à travers le

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jeux de société

plaisir, les capacités de l’enfant à attendre son tour, réfléchir et trouver des stratégies, faire des liens de cause à effet, anticiper des situations, gérer ses émotions, etc.)

  1. Jouer à des jeux qui demandent de la concentration : casse-têtes, jeux de mémoire et de logique (Ottello, dames, Rummy, etc.)
  2. S’assurer que l’enfant s’amuse et qu’il vit des réussites : choisir des jeux adaptés à ses capacités intellectuelles et à sa capacité d’attention pour qu’il puisse terminer le jeu.
  3. Faire des jeux où l’enfant doit se concentrer sur plus d’une chose à la fois, par exemple :
  • Sauter sur le rythme de la musique tout en obéissant à des consignes visuelles et arrêter de courir lorsque la musique arrête;
  • Marcher sur une ligne en chantant une chanson ou en répondant à des questions de l’éducatrice;
  • Jouer à la tag tout en tentant de garder une balle de golf dans une cuillère, etc.

8.  Faciliter l’apprentissage:

Puisque tous les enfants n’ont pas les même besoins ni la même façon d’apprendre et d’encoder l’information:

  • Utiliser les trois styles d’apprentissage :

Auditif/verbal : expliquer brièvement avec des mots…

Visuel/concret : montrer ce qu’on veut, faire une démonstration, utiliser des pictogrammes, tenir l’objet concerné…

Kinesthésique/expérientiel : Faire vivre l’expérience, faire des mises en situation, amorcer le mouvement, tenir par la main, caresser le dos, associer l’apprentissage à un mouvement, faire manipuler, etc.

  • Parler et agir lentement pour lui laisser le temps de comprendre, d’assimiler et de traiter l’information.
  • Garder une attitude ouverte et joviale avec l’enfant lors des situations d’apprentissage et tenter d’éveiller sa curiosité.
  • Lorsqu’il est fatigué et a du mal à se concentrer, lui permettre des pauses plus fréquentes, lui servir son breuvage préféré, l’encourager, lui permettre d’écouter de la musique (ça peut aider à la concentration parfois).
  • S’assurer également qu’il est confortable (Est-ce que sa chaise lui permet d’avoir les pieds au sol? Est-ce que sa table de travail est à une hauteur confortable pour lui?) et à l’abri des distractions visuelles et auditives.

9.  L’aider à se calmer lorsqu’il est trop agité

  • Baisser le ton, parler peu et tamiser les lumières.
  • L’amener près de vous, lui caresser le dos, jouer avec ses mains ou ses doigts, lui donner un bisou, etc. Les enfants agités sont souvent kinesthésiques et réagissent bien au toucher si celui-ci est doux et chaleureux.
  • Lui demander de respirer profondément et lentement 5 ou 6 fois en fermant les yeux ou en fixant un point au sol.
  • Le diriger vers une activité calme (dessin, livres, blocs Lego, bac de stimulation tactile, etc.) pendant quelques minutes ou l’inviter à prendre un bain ou une douche.
  • Faire une activité de relaxation : massage, méditation, visualisation, contraction/décontraction des muscles, etc.
  • Le valoriser lorsqu’il est calme, lui donner de l’attention et l’aider à en prendre conscience.

10. Être indulgent

Puisque les difficultés à se concentrer et maîtriser son agitation sont souvent bien dures à contrôler pour l’enfant:

  • Éviter de le culpabiliser pour son agitation, son manque d’attention et ses oublis;
  • L’amener également à être indulgent envers lui-même en lui soulignant qu’il est en apprentissage, en lui reflétant ses efforts et en lui rappelant que tout le monde, même les adultes, font aussi des oublis, des erreurs et manquent parfois d’autocontrôle.
  • Être aussi indulgent envers soi-même, comme parent, car dieu que c’est difficile de rester patient avec un enfant qui bouge comme un ver à choux, est distrait, perd tout et s’emporte à la moindre frustration! De toute façon, en vous pardonnant vos impatiences, vous serez alors un excellent modèle pour vos enfants!

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TDAH

 

Je vous propose aussi  ma chronique radio réalisée pour Rythme FM

Rythme FM Mauricie

Chronique radio SOS Nancy à Rythme FM Mauricie tous les mercredis matin 7h50

Trouble de l’attention avec ou sans hyperactivité TDA/H – 29 janvier 2014

 

Des conférences ou des formations en salle traitant de ce sujet sont aussi offertes aux parents, enseignants et aux éducatrices en milieu de garde. Pour consulter la liste complète des formations, cliquez ici.Nancy Doyon

Le principe des chips molles…

Quels comportements rapportent le plus d’attention à vos enfants?

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Le principe des chips molles

Dans mon livre, Parent gros bon sens, et lors de mes conférences, je compare souvent l’attention que l’on porte aux enfants à des croustilles. Cette métaphore a beaucoup fait réagir les gens qui m’en parlent très fréquemment. Voici donc la « célèbre » théorie des chips molles.

Imaginons que vous donnez à un enfant le choix entre deux bols de chips : un bol de bonnes chips fraîches et croustillantes et un bol de chips molles (vous savez, ces chips qui sont restés trop longtemps dans l’armoire chez grand-mère et qui sont devenues humides?) Lesquelles choisira-t-il? Les croustillantes, bien entendu! Mais s’il ne reste plus de chips croustillantes ou si elles sont hors de portée et qu’il a le choix entre les chips molles ou pas de chips du tout, que choisira-t-il? Eh bien, il goûtera probablement aux molles, juste pour voir… Et puis s’il est un tantinet gourmand, il en mangera encore un peu, puis encore…

Comparons maintenant les chips à l’attention que l’on porte à un enfant. L’attention positive, les discussions, la valorisation, les jeux et le temps de qualité sont comparables aux croustilles fraîches, alors que l’attention négative, les réprimandes, les critiques et les ordres s’apparentent aux croustilles défraîchies. Bien entendu, tout enfant préfère l’attention positive aux réprimandes mais, il faut bien l’avouer, les parents sont souvent occupés et l’enfant n’a pas toujours accès à l’attention positive dont il a besoin. Il est alors tenté de « piger dans le bol de chips molles » et obtient souvent une pleine ration d’attention en adoptant des comportements répréhensibles. Vaut mieux de l’attention négative que pas d’attention du tout. Si vous donniez des croustilles à un enfant chaque fois qu’il se conduit mal, seriez-vous surpris de constater que ses mauvais comportements persistent?

ENVIE DE VOIR LA VIDÉO À CE SUJET?  ( cliquez sur l’image)

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Chez-vous? Quel est le meilleur moyen d’obtenir des chips (de l’attention)? Par exemple, à table, lequel des enfants reçois le plus d’attention? Celui qui mange sagement ou celui qui rechigne sur ce qu’il y a dans son assiette? Pour votre enfant, est-ce pluschips payant de s’habiller « comme un grand » ou bien à la vitesse d’un escargot anémique? à l’heure des devoirs et leçons, quelle attitude apportera le plus de croustilles? L’autonomie ou une attitude geignarde?

L’attrait des chips molles est particulièrement fort chez les enfants de moins de six ans. En effet, la plupart des mauvais comportements des enfants de cet âge visent à combler un désir d’attention. Regardez-les vous surveiller du coin de l’œil pour s’assurer qu’ils ont bien été vus lorsqu’ils se dirigent vers la plante interdite! Et avez-vous remarqué la vitesse à laquelle ils se jettent sur le bol de chips molles lorsque vous êtes occupé au téléphone ou à une tâche et que les chips croustillantes sont hors de portée? Il s’agit qu’on aille à la salle de bain pour qu’ils aient tout à coup mille questions à poser. Pourquoi? Hé bien certains enfants manquent effectivement d’attention, soit parce que leur parents sont très occupés ou en raison d’une situation temporaire (déménagement, arrivée d’un bébé, séparation, etc.), d’autres, au contraire, ont été habitué depuis leur naissance à l’omniprésence de l’attention parentale et ne se sentent pas bien lorsqu’on bouscule leur habitudes. D’autres encore sont simplement de petits gourmands au tempérament extravertis qui ressentent beaucoup de plaisir à attirer l’attention sur eux. Finalement, il y a aussi certains enfants anxieux qui semblent vivre un grand malaise lorsque l’attention des personnes importantes pour eux n’est pas disponible. Ils semblent incapable de ce centrer sur eux-mêmes et ressentent une forme de panique devant le « vide relationnel » qu’ils tenterons de combler par tous les moyens. Ce type d’enfant aura peut-être besoin d’un soutien psychologique afin de mieux comprendre ce qui se passe en lui et mieux gérer son anxiété.

Mais regardons maintenant un exemple d’enfants en recherche de croustilles…

L’agitation d’Étienne

On demande un jour mes services dans un centre de la petite enfance pour un jeune homme de 4 ans plutôt turbulent. En effet, Étienne semble avoir du mal à rester en place, fait la sourde oreille aux consignes, a du mal à attendre son tour, monopolise les discussions de groupe et frappe souvent ses pairs, parfois sans raison apparente. Les éducatrices perçoivent bien que l’enfant recherche l’attention de façon négative, mais elles ne savent plus trop comment l’encadrer puisqu’il semble prendre plaisir à s’opposer, quitte à en assumer les conséquences négatives. Elles soulignent qu’il semble très heureux lorsqu’il est valorisé et qu’il collabore bien lorsque l’éducatrice lui accorde l’attention exclusive.

Je vais donc l’observer dans son groupe. À peine suis-je arrivée qu’il grimpe sur mes genoux et m’assaille de questions. Dès que je m’adresse à un autre enfant, on sent l’agressivité et le désarroi monter en lui. Très rapidement, je constate qu’il cherche de l’attention. En effet, lorsque des consignes sont données au groupe, il fait mine de ne pas avoir entendu et surveille l’éducatrice du coin de l’œil. Lorsqu’elle intervient directement auprès de lui, il obtempère, mais seulement lorsqu’elle le regarde. Il s’organise constamment pour faire répéter les adultes, tente d’être le centre d’attention des pairs, ne tolère pas le partage des jouets et s’empresse de pousser quiconque reçoit un peu d’amour de la part de l’éducatrice. Tout en évaluant Étienne, j’observe aussi les interventions des éducatrices (que je trouve formidables, soit dit en passant). Dans mon cahier, pour chaque croustille molle, c’est-à-dire chaque fois qu’une éducatrice intervient de façon négative ou qu’elle accorde de l’attention à Étienne suite à un mauvais comportement de sa part, j’inscris un crochet (√) et pour chaque croustille fraîche, donc chaque fois qu’Étienne est valorisé et qu’il reçoit de l’attention suite à un comportement positif, j’inscris une étoile (*). Au bout d’une heure trente, malgré l’excellence des interventions des éducatrices, Étienne avait amassé 32 crochets (ou chips molles) pour seulement 3 étoiles (chips croustillantes)! Il n’est donc pas très étonnant de constater que les comportements négatifs persistent…

 Je suis ensuite allée observer Étienne chez lui. Les parents étaient bien inquiets des comportements de leur fils à la garderie, mais disaient ne pas avoir ce genre de problème à la maison. Ils avouaient toutefois que leur fils exigeait beaucoup d’attention, était incapable de jouer seul et devenait agité lorsqu’il y avait des invités à la maison. Ils ne comprenaient pas la recherche d’attention de l’enfant puisque, disaient-ils, ils lui en donnaient beaucoup.

En effet, pendant l’entrevue avec les parents, Étienne a multiplié les demandes. Ses parents lui ont toujours répondu avec empressement, même lorsque le moment était très mal choisi. Par exemple, alors que son père était au téléphone avec un client, Étienne lui a posé une question. Monsieur a alors fait attendre son client au bout du fil afin de répondre à son fils. Lorsqu’ils ne pouvaient répondre par l’affirmative, les parents prenaient chaque fois un long moment afin de justifier leur refus et offrir à l’enfant une solution de rechange. Madame a avoué que le soir et les fins de semaine, toute la vie familiale tournait autour d’Étienne. L’un des parents jouait avec lui alors que l’autre préparait les repas, ils allaient ensuite jouer au parc, tous ensemble, et les tâches ménagères étaient généralement effectuées lorsque le garçon dormait.

Étienne avait été ardemment désiré par ses parents, qui ont mis plusieurs années à le concevoir. Il resterait donc enfant unique et les parents, bien intentionnés, avaient convenu de se consacrer entièrement à leur fils. Maman était restée à la maison avec lui jusqu’à l’âge de trois ans et elle a vécu beaucoup de culpabilité lorsqu’elle a dû « l’abandonner » à la garderie. Elle tentait donc de maximiser toutes les précieuses minutes passées avec son enfant.

Étienne semble donc avoir bénéficié d’énormément d’attention depuis sa naissance. On l’a habitué à ce que les croustilles soient disponibles en permanence. Pour lui, obtenir de l’attention, jouer avec un adulte et être le centre de l’univers n’est donc pas un privilège qu’il peut apprécier, mais un droit. Il devient très anxieux dès que qu’il n’a pas accès à cette attention. Avec les meilleures intentions du monde, ces parents ont quelque peu gâté leur fils. Ils l’ont conditionné à rechercher l’attention constante et celui-ci est devenu incapable de vivre le moindre délai dans ses demandes.

Plan d’action

 J’ai donc demandé aux parents de « sevrer » progressivement Étienne et de l’entraîner à devenir plus indépendant. D’autre part, j’ai demandé au service de garde d’aider l’enfant à mieux tolérer le partage de l’attention en restant plus près de lui, en le touchant et en le regardant régulièrement afin de le sécuriser, en lui tenant la main dans les déplacements et en l’aidant à choisir ses jeux. Bref, je leur ai demandé de lui accorder davantage d’attention dans les transitions et suite aux bons comportements. D’autre part, j’ai demandé tant aux parents qu’aux éducatrices de réduire au minimum l’attention qui est offerte à Étienne lorsqu’il agit de manière indésirable.

 Alors on fait quoi?

  1. Donnez-lui davantage d’attention lorsqu’il se comporte bien et valorisez les bons coups

Malheureusement, il est souvent plus naturel pour les adultes de relever les mauvaises conduites des enfants que de porter attention à leurs gestes positifs. En tant qu’éducateur, vous devez pourtant vous assurer qu’il sera plus « payant » pour l’enfant de bien se comporter que de rechercher négativement votre attention.

  1. Concentrez votre attention sur le positif.

À quoi vous sert-il de lui lire une histoire si vous le réprimandez sans cesse afin qu’il reste bien assis? Assurez-vous de donner le moins d’attention possible aux mauvais comportements, quitte à intervenir avec humour ou à détourner son attention, et ayez du plaisir tout en renforçant ses bons comportements.

  1. Pour chaque chips molle, donnez trois chips croustillantes!

Donc, chaque fois que vous critiquez l’enfant, tentez de le valoriser ou de lui donner de l’attention positive environ trois fois. Un clin d’œil, un bisou sur le front ou un regard affectueux sont souvent suffisants pour faire sentir votre fierté à l’enfant et lui enlever l’envie de grappiller quelques chips molles.

  1. Donnez-lui sa ration quotidienne de chips imagesCA2N4DU4croustillantes

Assurez-vous de donner de l’attention positive de façon régulière et prévisible. Les jeunes enfants ont besoin d’au minimum trente minutes d’attention positive par jour. Chez les plus vieux, dix à vingt minutes peuvent être suffisantes. Je vous suggère de prévoir cinq minutes le matin au lever (en réveillant l’enfant avec des caresses ou une chanson douce ou encore en l’aidant chaleureusement à s’habiller), de cinq à dix minutes au retour de l’école ou de la garderie (faites un petit jeu, discutez de sa journée et de la vôtre, etc.) et de cinq à dix minutes au coucher (racontez une histoire, proposez-lui un massage, etc.). Les weekends, prenez une heure pour jouer avec lui et amusez-vous vraiment…

  1. Cessez de répéter, ils ne sont pas sourds!

Plus vous répétez, plus ils vous feront répéter! Quand l’enfant fait « de la surdité sélective » et ignore vos consignes, il est tout à fait inutile de répéter. Vous le gavez de chips molles et il attendra que vous montiez le ton avant de s’arrêter.

Lorsque vous donnez une consigne et que votre enfant ne la respecte pas, plutôt que de répéter ou de crier, offrez lui un autre type de signal. Par exemple, faites un compte à rebours : 5, 4, 3, 2, 1, 0. Ensuite, agissez (prenez-le par la main pour l’amener à la tâche demandée, fermez la télévision, enlevez-lui son assiette, etc.) ou appliquez une conséquence logique. Il apprendra vite que lorsque vous commencez le décompte, vous êtes sérieux!

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