La relâche c’est fait pour… relâcher!

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23 idées d’activités pour relaxer en famille, sans se ruiner et éviter le piège de la « sur-organisation ». 

Enfin la relâche scolaire! Et, pour une fois, j’ai pu prendre congé.  « Qu’est-ce qu’on fait? » demandent aussitôt les enfants. Et moi de répondre: « R-I-E-N! On relaxe, on se repose! » S’ensuivent 15 interminables secondes de lourd silence pendant lesquelles je tente de soutenir leurs regards ébahis et consternés. Et puis j’entend enfin:

« On va pouvoir rester en pyjama toute la journée? »

« Ouaip! » 

« Yééééééééé! »

relâche Et ils ont enfin écouté les 22 émissions enregistrées depuis des mois et trouvé le temps de fabriquer le château d’Harry Potter en blocs Légo reçu à Noël 2 ans plus tôt. Le matin on a flâné dans mon lit à jouer sous les couvertures, à discuter et à se chamailler et on a ressorti mes vieux jeux de société. La plus belle semaine de relâche jamais vécue « ever. » Cette scène se passe il y a presque 10 ans, mais je constate que peu de choses ont changé depuis. À la relâche, ou bien les enfants sont pris en charge par des services de garde et camps de jour où ils font 1001 activités, ou bien les parents qui prennent congé surchargent cette semaine d’activités stimulantes et souvent très chères.

Or, à cette période de l’année, nos cocos sont épuisés! (Nous aussi
d’ailleurs!). Plusieurs enfants s’endorment en classe et la large majorité d’entre eux arbore de larges cernes bleus sous les yeux. Ils n’ont donc pas besoin d’être encore stimulés et occupés, mais plutôt de prendre du réel repos. Il peut être intéressant de planifier une ou deux activités extérieures pendant la semaine (ski, glissades, sortie au Cinéma, centre récréatif, etc.) mais pourquoi ne pas consacrer le reste de la semaine à ÊTRE avec nos enfants plutôt qu’à FAIRE mille activités avec eux. Je vous garantis qu’ils s’en souviendront toute leur vie! Voici quelques idées:

À l’intérieur:

  1. Faire des tentes dans le salon avec les coussins du divan et des shutterstock_204799849couvertures, y faire un pique-nique et permettre aux enfants d’y dormir;
  2. Jouer à se maquiller et à se déguiser puis improviser une pièce de théâtre;
  3. Faire des bricolages avec des matériaux qu’on a à la maison: nouille, ouates, plumes, fils, papiers, bouts de tissus, boutons, etc. Vous vous rappelez les bricolages avec du papier ciré et des crayons de cire qu’on faisait fondre à l’aide d’un fer à repasser?
  4. Simuler une panne d’électricité (et de wifi!), manger à la chandelle et passer la soirée à jouer à des jeux de société;
  5. Jouer à deviner un objet que quelqu’un a caché dans un sac à l’aide de questions qui ne se répondent que par oui ou par non.
  6. Faire une journée pyjama-cinéma-pop-corn;
  7. Faire de la popote en famille et cuisiner des desserts gourmands;
  8. Se faire une journée beauté avec nos grandes: coiffures, ongles, masques pour la peau, maquillage et shooting photo;
  9. Faire des casse-tête en famille (tellement relaxant);
  10. Regarder les albums photo et raconter notre jeunesse et la leur.
  11. Faire du scrapbooking
  12. Se faire une soirée jeux vidéo. Si on a un projecteur et un écran, c’est encore mieux!
  13. Une journée « découverte musicale »: vous faites écouter à votre jeune vos chansons préférées et lui faite découvrir les groupes de votre jeunesse et il vous fait découvrir les siennes;
  14. Faire des activités de discussion. Le jeu brin de jasette est excellent pour trouver des thèmes;
  15. Faire des vidéo drôles en utilisant différentes applications (des heures de plaisir!)
  16. Faire des colliers avec des boutons ou des perles récupérées sur de vieux bijoux;
  17. Si on est prêt à investir un peu d’argent: faire de la peinture sur céramique, ou un modèle à coller;

À l’extérieur

18. Faire de la peinture sur neige: on mélange de la farine, de l’eau et du colorant alimentaire pour fabriquer quelques pots de couleur et, à vos pinceaux!

19. Aller glisser, patiner ou faire de la raquette;

20. Partir en expédition dans les sentiers de marche en périphérie de la ville ou dans un parc national;

21. Faire une partie de hockey improvisée sur la patinoire municipale;

22. Bourrer les habits de neige d’oreillers et jouer aux lutteurs sumo dans la neige;

23. Se faire un feu de camp dans la neige et manger des guimauves;

Rentrer ensuite les joues rouges et se faire un bon chocolat chaud.

Bon repos à tous!
Nancy xx

 

10 choses que le camping enseigne aux enfants

032 - CopiePour moi, l’odeur du feu de camp est synonyme de bonheur, de calme et de joie de vivre. Il me rappelle toutes ces fins de semaine d’été passées en camping où mes parents, mes deux soeurs et moi nous entassions dans notre minuscule roulotte. Des souvenirs d’enfance inoubliables.

Naturellement, j’ai voulu reproduire ce cadre avec ma fille. En tant que maman monoparentale, nos débuts de campeuses furent modestes. Nous avons donc sillonné le Québec dans une toute petite tente, puis, progressivement je me suis équipée du parfait kit de la campeuse pour enfin acheter une roulotte et m’établir comme campeuse saisonnière près d’un magnifique lac. J’y vais encore tous les weekends et j’arrive à y amener ma grande adolescente sans trop de chichis. En observant les enfants qui s’agitent autour de moi, je constate qu’au-delà du plaisir, le camping leur permet également de faire plusieurs apprentissages.

  1. Jouer dehors 

Enfin, on arrive à leur faire éteindre la télé, l’ordinateur les jeux kayakvidéo et autres gadgets électroniques pour découvrir le monde extérieur. Profiter de la plage, explorer la forêt, capturer des têtards et des lucioles… Un vrai retour aux sources! Et pour de meilleurs résultats, je vous suggère de limiter le confort de votre habitation. En effet, j’observe que plus la roulotte est grande et luxueuse, plus les parents ont du mal à faire sortir les enfants. Une tente, c’est l’idéal! La chaleur convainc même les plus récalcitrants de mettre le nez dehors.

  1. Se détacher

Étrangement, en camping, les parents laissent enfin leurs enfants s’éloigner un peu. Ces derniers peuvent se balader en vélo, aller jouer au parc avec des copains sans surveillance, en toute confiance. Les parents peuvent enfin respirer un peu et les enfants peuvent s’amuser sans se faire constamment dire quoi faire, comment le faire et quoi ne pas faire.

  1. Se salir

En camping, on sort le vieux linge, on joue dans la boue et dans les 026bois, on saute même une douche de temps en temps. Généralement, on n’a qu’à observer le t-shirt des enfants pour savoir ce qu’ils ont mangé dans la journée; traces de chocolat, de fraises, de terre… Le soir venu, les petits reviennent parfois tellement sales qu’un tour sous le boyau d’arrosage est nécessaire avant d’entrer dans la roulotte. Une amie à moi disait que le bonheur des enfants de mesure au cerne de crasse autour du bain le soir!

  1. Devenir plus intelligents et débrouillards

Loin des yeux des mamans poules, les enfants se permettent enfin quelques expériences et cascades. Ils apprennent alors, par essais et erreurs, à développer leur jugement et à mieux évaluer les risques de leurs comportements : qu’arrive-t-il si je m’assois sur un nid de fourmis? Est-ce que c’est chaud un tison?

monde imaginaireLoin du Wi Fi,  des « parents G.O. » et de la salle de jeu qui déborde, les enfants redécouvrent aussi leur créativité: « Que peut-on faire d’amusant avec un sceau, un filet et quelques branches? »

Je suis persuadée que les enfants qui ont fait beaucoup de camping sont plus intelligents que les autres!

  1. Devenir plus résistants

En camping, les enfants apprennent à tolérer les bibittes, les DSC01020écorchures, l’eau glacée des rivières et des lacs. Les petits aventuriers qui sommeillent en eux peuvent s’en donner à coeur joie. On reconnait généralement un enfant qui fait du camping à ses genoux gonflés de gales, ses bleus, ses joues rougies, ses cheveux en bataille et son sourire serein! C’est aussi le moment des vacances, donc on en profite pour se coucher tard après s’être empiffré de guimauves collantes.

  1. Socialiser

À l’école, les amitiés se construisent un peu d’elles-mêmes. En Dehors entre amiscamping, il faut faire l’effort d’aller vers les autres; identifier les enfants du même âge, se présenter, prendre le risque de se faire rejeter, proposer un jeu et partager ses jouets. Il faut aussi résister aux influences négatives et savoir s’éloigner des enfants qui ne correspondent pas à nos valeurs.

  1. Ne rien faire…et pendant longtemps!

vue de la tente roulotte! Quel réveilLes enfants d’aujourd’hui ont, durant toute l’année, des horaires qui s’apparentent à ceux du Premier ministre. Ils sont constamment stimulés, animés et encadrés. Le camping est idéal pour apprendre à relaxer, à contempler les étoiles et les nuages, à observer la forêt ou à rester assis devant un feu et regarder danser les flammes en discutant.

  1. Survivre à la proximité

Dans une tente ou dans une roulotte, la surface est restreinte. Il fautOn invite les animateurs à souper!!! donc accepter de partager l’espace et développer sa tolérance. Le camping est aussi une formidable opportunité de se rapprocher les uns des autres, de discuter avec nos grands, de jouer avec nos petits et de partager des moments qui resteront gravés dans notre mémoire pour toujours. Un de mes plus beaux souvenirs avec ma fille, c’est lorsque vers l’âge de cinq ans, elle s’est endormie dans mes bras, emmitouflée dans une grosse couverture devant le feu, en regardant les étoiles filantes.

  1. Sortir les jeux de société

Durant les jours de pluie, on sort les jeux de cartes et de société, les blocs Lego et tous les autres jeux qui, habituellement, accumulent la poussière à la maison.

  1. Apprendre à s’entraider

À la maison, les parents ont souvent le réflexe de tout faire à la place024 des enfants. En camping, on leur demande plus souvent un coup de main pour nous aider à monter la tente, faire la popotte et la vaisselle ou aller chercher du petit bois.

Plutôt que de rester entre quatre murs ou de faire des activités qui sont disponibles à l’année, pourquoi ne pas faire qu’un avec la nature et sortir de sa zone de confort? Prendre l’air en famille fait le plus grand bien, surtout quand on veut s’éloigner du stress quotidien que nous vivons les 350 autres jours de l’année. En plus d’être agréable, ressourçant et éducatif, le camping créera assurément

15 façons de nourrir l’estime de soi de nos enfants

Estime de soi
Nous désirons tous que nos enfants soient heureux. L’estime de soi étant un des fondements de la motivation et un moteur de réussite, il importe de tenter, dès leur plus jeune âge, d’aider nos cocos à développer une conscience de leur valeur personnelle. Les personnes dotées d’une bonne estime personnelle réussissent mieux à l’école, sont moins enclines au décrochage scolaire, ont moins de troubles de comportement et souffrent moins de dépression. Toutefois, l’estime de soi étant fragile, celui-ci variera tout au long de notre vie et sera teinté de nos réussites comme de nos échecs. Nous aimons nos enfants et le leur rappelons souvent bien sûr, mais que faire de plus pour les aider à développer un amour-propre solide?

QU’EST-CE QUE L’ESTIME DE SOI?

L’estime de soi est une attitude intérieure qui nous confirme que nous sommes une bonne personne, une personne digne d’amour et de considération. C’est la façon de s’accorder à soi-même de la valeur et de s’aimer malgré ses qualités et ses défauts. C’est avoir, de façon générale, une bonne opinion de soi-même tout en acceptant ses imperfections. Les enfants diront, de façon plus concrète, qu’ils sont fiers d’eux ou de certaines de leurs actions. Cet amour-propre est aussi un proche cousin de la confiance en soi, cette attitude intérieure qui nous motive et nous pousse à l’effort parce que nous croyons que nous pouvons réussir.

COMMENT SE DÉVELOPPE L’ESTIME DE SOI?

Pour que l’enfant développe une image personnelleimagesCA4TS130 positive, les compliments et le regard confiant des adultes significatifs jouent un rôle déterminant. Toutefois, c’est souvent l’accumulation des réussites et des petites fiertés qui convaincront graduellement l’enfant de sa valeur. Chaque réussite laisse une empreinte émotive agréable chez l’enfant et lui renvoie la perception qu’il sera capable de réussir à nouveau, le motivant un peu plus à fournir les efforts qui le mèneront invariablement vers de nouveaux succès qui nourriront à leur tour son estime personnel.

POURQUOI EST-CE SI IMPORTANT?

Les gens qui ont une bonne opinion d’eux-mêmes sont généralement plus souriants et plus heureux que les autres. Ils réussissent davantage au travail comme à l’école, savent s’affirmer sainement,  choisissent un métier qui leur convient plutôt que de se contenter d’un boulot médiocre, font des choix plus judicieux quant à leurs amitiés et à leurs relations amoureuses. Ils sont aussi souvent plus résilients et savent davantage rebondir lors des échecs et difficultés inévitables de la vie.

QUE FAIRE POUR NOURRIR L’ESTIME DE L’ENFANT?

1- Faites-lui régulièrement des compliments sincères qui viennent du cœur

Vaut mieux un « merci » sincère et bien senti que vingt « bravo champion » lancés sans trop y penser. Vous savez, la différence entre un « je t’aime » de votre conjoint lancé de façon machinale et CE « je t’aime » qu’il vous dit en vous regardant dans les yeux avec la voix chargée d’émotion?

2- Évitez de saupoudrer vos compliments de commentaires empoisonnés 

«Booon! Tu t’es enfin décidé à ranger ta chambre! Tu ne trouves pas que c’est plus joli ainsi? Tu vois que tu es capable d’être responsable quand tu veux! »

Vous ne voyez pas ce qui cloche avec ce compliment? Imaginez que votre conjoint vous dit, juste avant de sortir manger au restaurant : « Boooon! Tu t’es enfin décidé à t’habiller en robe! Tu ne trouves pas que tu es plus jolie ainsi? Tu vois que tu es capable d’être féminine quand tu veux! » Personnellement, je serais insultée pas ce « compliment », pas vous?

3- Réalisez avec lui un coffre aux trésors ou un cahier des réussitescahier réussites

Placez, dans un album ou un coffre, toutes les « preuves » de ses réussites : un examen bien réussi, un bricolage génial, une photo d’un exploit sportif, un petit mot écrit de votre main qui le remercie d’un service rendu, une carte d’anniversaire d’un ami qui lui dit combien il l’apprécie, etc.

Dans certains cas, on pourra aussi mettre en place un système de motivation de façon à accorder davantage d’attention à ses bons coups qu’à ses comportements indésirables.

4- Évitez de le réprimander en public

Les reproches publics sont parfois humiliants pour l’enfant qui doit, en plus d’assumer votre désapprobation, composer avec le regard des autres. Si vous devez intervenir alors que vous êtes en présence d’autres personnes, parlez-lui à voix basse ou amenez-le à l’écart.

5- Parlez de lui positivement aux autres adultes même en son absence

Savez-vous quand vos enfants vous écoutent le plus? Quand vous ne leur parlez pas! En effet, ils croient bien davantage ce qu’ils vous entendent dire à d’autres adultes que ce que vous leur dites directement. J’entends malheureusement trop souvent des parents, lorsqu’ils sont entre eux, étaler les défauts de leurs enfants et se plaindre des aléas de la parentalité. L’enfant qui entend ça, risque fort d’avoir l’impression qu’il est un boulet pour sa famille. Sans faire semblant que tout est toujours rose dans votre maison, renvoyez tout de même une image agréable de votre enfant à votre entourage.

6- Soignez vos propres pensés, vos croyances etimagesZWC8784W la perception que vous avez de lui

Je dis souvent que les enfants ont une antenne de la NASA sur la tête! Ils « sentent » les gens qui les entourent et se moulent souvent inconsciemment à la perception que les adultes ont d’eux.

Connaissez-vous « l’effet pygmalion[1] »? À la fin des années soixante, deux chercheurs, Rosenthal et Jacobson, font passer un test de QI à tous les élèves d’une école primaire de San Francisco, aux États-Unis. Ils s’arrangent ensuite pour que les enseignants prennent connaissance des résultats qu’ils avaient d’abord falsifiés afin de faire croire que certains élèves, choisis au hasard, étaient en fait surdoués. À la fin de l’année, Rosenthal et Jacobson font repasser le test de QI aux élèves. Le résultat de l’expérience démontre qu’une année après le premier test, les élèves perçus par les enseignants comme plus intelligents que la moyenne ont amélioré de 5 à plus de 25 points leurs performances au test d’intelligence. Ainsi, la simple croyance de l’enseignant sur la douance de l’enfant, avait modifié de façon significative le développement ce celui-ci.

Donc, si vous avez une opinion positive de votre enfant, si vous lui faites confiance et croyez qu’il deviendra une bonne personne, vous lui permettrez possiblement de se développer à cette image.

7- Cessez de relever chacune de ses erreurs et de multiplier les reproches et les punitions

Personne n’aime être constamment pris en défaut. Imaginez qu’en voiture, votre conjoint ne cesse de surveiller ce que vous faites et passe des remarques sur chacune de vos fautes. N’aurez-vous pas envie de vous mettre en colère? De lui remettre les clés et de refuser de conduire en sa présence? Ne perdrez-vous pas progressivement votre confiance en vos talents de conductrice? Trop de pression nuit à l’estime de soi et augmente le stress. Choisissez vos batailles, n’intervenez que sur l’essentiel et remettez à plus tard certains apprentissages. Rappelez-vous que vous avez 18 ans pour tout enseigner à votre enfant!

8- Évitez de le culpabiliser

Certains parents, pour faire comprendre à l’enfant la gravité de ses actes, utilisent des phrases telles que : « Tu vas me rendre malade!» « Tu as gâché nos vacances! », « Tu es méchant! », « Tu fais toujours exprès de faire pleurer ton frère! », « Tu es un menteur! On ne peut pas te faire confiance. », « Fais donc attention pour une fois! Chaque fois qu’on te donne quelque chose, tu le brises! Tu ne fais attention à rien! » Ce type de phrases, en plus de miner la confiance en soi, fait généralement monter les mécanismes de défense de l’enfant qui sera alors peut-être tenté de mentir ou de rejeter la faute sur les autres pour éviter de se sentir coupable.

9- Dédramatisez ses erreurs

Lorsqu’il se conduit mal, parlez de son comportement comme des « erreurs », des « oublis », ou des choses qu’il n’a pas encore appris, plutôt que de lui refléter que ce sont des marques de méchanceté de sa part. Ex. : « Je crois que tu ne réalises pas l’impact des mots que tu dis quand tu es fâché. Je sais que tu ne veux pas vraiment me faire de la peine, mais ce sont des paroles blessantes. » « Ouf! Dure journée hein? Demain, je suis certaine que tu vas te reprendre! »

10- Faites-lui confiance et dites-le-lui :

Laissez-le assumer certaines responsabilités et prêtez-lui parfois des trucs qui sont importants pour vous (outils, bijoux, etc.) et dites des choses qui dénotent la confiance que vous lui portez. Par exemple, après une erreur, dites-lui : « Je sais que tu as compris et que la prochaine fois tu vas faire plus attention. » Avant qu’il parte faire une activité avec des amis: « Je te fais confiance. Amuses-toi bien. » Face au choix de ses amis : « J’ai confiance en ton jugement, tu sais choisir les amis qui sont respectueux et gentils. »

11- Assurez-vous qu’il vit régulièrement des réussrireites

L’estime de soi est largement influencée par le souvenir de nos réussites passées. Sans mettre de pression, confrontez régulièrement votre enfant à de petits et grands défis. En effet, chaque fois qu’il doit fournir un effort continu pour atteindre un objectif, chaque fois qu’il réussit à surmonter une difficulté, il nourrit le « super héros » en lui. Ça peut commencer très tôt, alors que Maxime termine son premier casse-tête sans aide, que Sandrine réussit à se verser un verre de jus toute seule, ensuite quand Justine gagne sa première médaille de natation, que Mathias parvient à augmenter sa note en mathématique de 5% et que Samuel termine une toile particulièrement réussie.

Pour ce faire, assurez-vous que les défis sont suffisamment difficiles pour que l’enfant doivent se dépasser, mais tout de même à sa portée. Soutenez-le sans faire à sa place et reflétez-lui que peu importe le résultat, l’effort fourni est une réussite en soi.

12- Ne cherchez pas à le piéger ou le prendre en défaut

Certains parents ouvrent toute grande la porte afin que leur enfant leur mentent : « Est-ce que ça s’est bien passé chez Julien? Tu es sûr? » (Alors que vous savez très bien qu’il a eu une grosse dispute.) L’enfant se retrouve alors doublement fautif puisqu’il aura à assumer le mensonge et la faute. Dites-lui plutôt directement que vous savez que ça ne s’est pas bien passé.

13- Avouez vos propres erreurs la tête haute 

N’ayez crainte ça ne le poussera pas à faire les mêmes gaffes et ne diminuera pas le respect qu’il vous porte. Il apprendra plutôt à se montrer indulgent envers lui-même et les autres.

14- Rappelez-lui régulièrement combien vous l’aimez, combien vous l’admirez et êtes heureux de l’avoir comme enfant

Dites-lui souvent des phrases comme: « Si j’avais une autre chance et que je pouvais choisir moi-même un enfant parmi tous ceux qui sont sur la terre, c’est toi que je choisirais… »

15- Faite sentir à votre enfant que ça vous rend heurimagesCARCN82Seux de passer du temps en sa compagnie

Assurez-vous de mettre régulièrement à l’horaire, des moments de plaisir en famille et ce, de façon gratuite, sans qu’il n’aie eu à le « mériter » par un comportement exemplaire.

 AU SECOURS, IL DIT QU’IL EST NUL!

Pas de panique! L’estime de soi est fragile et fluctue au cours de la vie. Le rejet d’un pair, une série de revers ou une période difficile peuvent vite influencer l’estime personnelle. L’erreur des parents : accorder une attention démesurée à ces verbalisations négatives. L’attention et l’amour ainsi reçus pourraient inciter l’enfant à reproduire de plus en plus fréquemment ce type de discours. L’accueil et l’empathie sont donc les deux meilleurs alliés du parent : « Ah oui? Tu te trouves nul? Qu’est-ce qui te fait penser ça? N’es-tu pas simplement déçu de toi aujourd’hui? » « Hum… Tu es nul ou tu es fâché contre toi-même? »

Toutefois, si ces verbalisations persistent pendant plusieurs mois et s’accompagnent d’une attitude défaitiste et d’une humeur de plus en plus maussade, il peut être pertinent de consulter un intervenant afin de vous aider à mettre en place des stratégies lui permettant de revenir à une meilleure perception de lui-même.

Nancy Doyon,

coach familial

[1] Rosenthal et Jacobson (1968), L’effet Pygmalion : Je pense donc tu es (Résumé de l’expérience de Rosenthal et Jacobson en milieu scolaire)

Le principe des chips molles…

Quels comportements rapportent le plus d’attention à vos enfants?

chips

Le principe des chips molles

Dans mon livre, Parent gros bon sens, et lors de mes conférences, je compare souvent l’attention que l’on porte aux enfants à des croustilles. Cette métaphore a beaucoup fait réagir les gens qui m’en parlent très fréquemment. Voici donc la « célèbre » théorie des chips molles.

Imaginons que vous donnez à un enfant le choix entre deux bols de chips : un bol de bonnes chips fraîches et croustillantes et un bol de chips molles (vous savez, ces chips qui sont restés trop longtemps dans l’armoire chez grand-mère et qui sont devenues humides?) Lesquelles choisira-t-il? Les croustillantes, bien entendu! Mais s’il ne reste plus de chips croustillantes ou si elles sont hors de portée et qu’il a le choix entre les chips molles ou pas de chips du tout, que choisira-t-il? Eh bien, il goûtera probablement aux molles, juste pour voir… Et puis s’il est un tantinet gourmand, il en mangera encore un peu, puis encore…

Comparons maintenant les chips à l’attention que l’on porte à un enfant. L’attention positive, les discussions, la valorisation, les jeux et le temps de qualité sont comparables aux croustilles fraîches, alors que l’attention négative, les réprimandes, les critiques et les ordres s’apparentent aux croustilles défraîchies. Bien entendu, tout enfant préfère l’attention positive aux réprimandes mais, il faut bien l’avouer, les parents sont souvent occupés et l’enfant n’a pas toujours accès à l’attention positive dont il a besoin. Il est alors tenté de « piger dans le bol de chips molles » et obtient souvent une pleine ration d’attention en adoptant des comportements répréhensibles. Vaut mieux de l’attention négative que pas d’attention du tout. Si vous donniez des croustilles à un enfant chaque fois qu’il se conduit mal, seriez-vous surpris de constater que ses mauvais comportements persistent?

ENVIE DE VOIR LA VIDÉO À CE SUJET?  ( cliquez sur l’image)

principe des chips molles à 22.14.16

Chez-vous? Quel est le meilleur moyen d’obtenir des chips (de l’attention)? Par exemple, à table, lequel des enfants reçois le plus d’attention? Celui qui mange sagement ou celui qui rechigne sur ce qu’il y a dans son assiette? Pour votre enfant, est-ce pluschips payant de s’habiller « comme un grand » ou bien à la vitesse d’un escargot anémique? à l’heure des devoirs et leçons, quelle attitude apportera le plus de croustilles? L’autonomie ou une attitude geignarde?

L’attrait des chips molles est particulièrement fort chez les enfants de moins de six ans. En effet, la plupart des mauvais comportements des enfants de cet âge visent à combler un désir d’attention. Regardez-les vous surveiller du coin de l’œil pour s’assurer qu’ils ont bien été vus lorsqu’ils se dirigent vers la plante interdite! Et avez-vous remarqué la vitesse à laquelle ils se jettent sur le bol de chips molles lorsque vous êtes occupé au téléphone ou à une tâche et que les chips croustillantes sont hors de portée? Il s’agit qu’on aille à la salle de bain pour qu’ils aient tout à coup mille questions à poser. Pourquoi? Hé bien certains enfants manquent effectivement d’attention, soit parce que leur parents sont très occupés ou en raison d’une situation temporaire (déménagement, arrivée d’un bébé, séparation, etc.), d’autres, au contraire, ont été habitué depuis leur naissance à l’omniprésence de l’attention parentale et ne se sentent pas bien lorsqu’on bouscule leur habitudes. D’autres encore sont simplement de petits gourmands au tempérament extravertis qui ressentent beaucoup de plaisir à attirer l’attention sur eux. Finalement, il y a aussi certains enfants anxieux qui semblent vivre un grand malaise lorsque l’attention des personnes importantes pour eux n’est pas disponible. Ils semblent incapable de ce centrer sur eux-mêmes et ressentent une forme de panique devant le « vide relationnel » qu’ils tenterons de combler par tous les moyens. Ce type d’enfant aura peut-être besoin d’un soutien psychologique afin de mieux comprendre ce qui se passe en lui et mieux gérer son anxiété.

Mais regardons maintenant un exemple d’enfants en recherche de croustilles…

L’agitation d’Étienne

On demande un jour mes services dans un centre de la petite enfance pour un jeune homme de 4 ans plutôt turbulent. En effet, Étienne semble avoir du mal à rester en place, fait la sourde oreille aux consignes, a du mal à attendre son tour, monopolise les discussions de groupe et frappe souvent ses pairs, parfois sans raison apparente. Les éducatrices perçoivent bien que l’enfant recherche l’attention de façon négative, mais elles ne savent plus trop comment l’encadrer puisqu’il semble prendre plaisir à s’opposer, quitte à en assumer les conséquences négatives. Elles soulignent qu’il semble très heureux lorsqu’il est valorisé et qu’il collabore bien lorsque l’éducatrice lui accorde l’attention exclusive.

Je vais donc l’observer dans son groupe. À peine suis-je arrivée qu’il grimpe sur mes genoux et m’assaille de questions. Dès que je m’adresse à un autre enfant, on sent l’agressivité et le désarroi monter en lui. Très rapidement, je constate qu’il cherche de l’attention. En effet, lorsque des consignes sont données au groupe, il fait mine de ne pas avoir entendu et surveille l’éducatrice du coin de l’œil. Lorsqu’elle intervient directement auprès de lui, il obtempère, mais seulement lorsqu’elle le regarde. Il s’organise constamment pour faire répéter les adultes, tente d’être le centre d’attention des pairs, ne tolère pas le partage des jouets et s’empresse de pousser quiconque reçoit un peu d’amour de la part de l’éducatrice. Tout en évaluant Étienne, j’observe aussi les interventions des éducatrices (que je trouve formidables, soit dit en passant). Dans mon cahier, pour chaque croustille molle, c’est-à-dire chaque fois qu’une éducatrice intervient de façon négative ou qu’elle accorde de l’attention à Étienne suite à un mauvais comportement de sa part, j’inscris un crochet (√) et pour chaque croustille fraîche, donc chaque fois qu’Étienne est valorisé et qu’il reçoit de l’attention suite à un comportement positif, j’inscris une étoile (*). Au bout d’une heure trente, malgré l’excellence des interventions des éducatrices, Étienne avait amassé 32 crochets (ou chips molles) pour seulement 3 étoiles (chips croustillantes)! Il n’est donc pas très étonnant de constater que les comportements négatifs persistent…

 Je suis ensuite allée observer Étienne chez lui. Les parents étaient bien inquiets des comportements de leur fils à la garderie, mais disaient ne pas avoir ce genre de problème à la maison. Ils avouaient toutefois que leur fils exigeait beaucoup d’attention, était incapable de jouer seul et devenait agité lorsqu’il y avait des invités à la maison. Ils ne comprenaient pas la recherche d’attention de l’enfant puisque, disaient-ils, ils lui en donnaient beaucoup.

En effet, pendant l’entrevue avec les parents, Étienne a multiplié les demandes. Ses parents lui ont toujours répondu avec empressement, même lorsque le moment était très mal choisi. Par exemple, alors que son père était au téléphone avec un client, Étienne lui a posé une question. Monsieur a alors fait attendre son client au bout du fil afin de répondre à son fils. Lorsqu’ils ne pouvaient répondre par l’affirmative, les parents prenaient chaque fois un long moment afin de justifier leur refus et offrir à l’enfant une solution de rechange. Madame a avoué que le soir et les fins de semaine, toute la vie familiale tournait autour d’Étienne. L’un des parents jouait avec lui alors que l’autre préparait les repas, ils allaient ensuite jouer au parc, tous ensemble, et les tâches ménagères étaient généralement effectuées lorsque le garçon dormait.

Étienne avait été ardemment désiré par ses parents, qui ont mis plusieurs années à le concevoir. Il resterait donc enfant unique et les parents, bien intentionnés, avaient convenu de se consacrer entièrement à leur fils. Maman était restée à la maison avec lui jusqu’à l’âge de trois ans et elle a vécu beaucoup de culpabilité lorsqu’elle a dû « l’abandonner » à la garderie. Elle tentait donc de maximiser toutes les précieuses minutes passées avec son enfant.

Étienne semble donc avoir bénéficié d’énormément d’attention depuis sa naissance. On l’a habitué à ce que les croustilles soient disponibles en permanence. Pour lui, obtenir de l’attention, jouer avec un adulte et être le centre de l’univers n’est donc pas un privilège qu’il peut apprécier, mais un droit. Il devient très anxieux dès que qu’il n’a pas accès à cette attention. Avec les meilleures intentions du monde, ces parents ont quelque peu gâté leur fils. Ils l’ont conditionné à rechercher l’attention constante et celui-ci est devenu incapable de vivre le moindre délai dans ses demandes.

Plan d’action

 J’ai donc demandé aux parents de « sevrer » progressivement Étienne et de l’entraîner à devenir plus indépendant. D’autre part, j’ai demandé au service de garde d’aider l’enfant à mieux tolérer le partage de l’attention en restant plus près de lui, en le touchant et en le regardant régulièrement afin de le sécuriser, en lui tenant la main dans les déplacements et en l’aidant à choisir ses jeux. Bref, je leur ai demandé de lui accorder davantage d’attention dans les transitions et suite aux bons comportements. D’autre part, j’ai demandé tant aux parents qu’aux éducatrices de réduire au minimum l’attention qui est offerte à Étienne lorsqu’il agit de manière indésirable.

 Alors on fait quoi?

  1. Donnez-lui davantage d’attention lorsqu’il se comporte bien et valorisez les bons coups

Malheureusement, il est souvent plus naturel pour les adultes de relever les mauvaises conduites des enfants que de porter attention à leurs gestes positifs. En tant qu’éducateur, vous devez pourtant vous assurer qu’il sera plus « payant » pour l’enfant de bien se comporter que de rechercher négativement votre attention.

  1. Concentrez votre attention sur le positif.

À quoi vous sert-il de lui lire une histoire si vous le réprimandez sans cesse afin qu’il reste bien assis? Assurez-vous de donner le moins d’attention possible aux mauvais comportements, quitte à intervenir avec humour ou à détourner son attention, et ayez du plaisir tout en renforçant ses bons comportements.

  1. Pour chaque chips molle, donnez trois chips croustillantes!

Donc, chaque fois que vous critiquez l’enfant, tentez de le valoriser ou de lui donner de l’attention positive environ trois fois. Un clin d’œil, un bisou sur le front ou un regard affectueux sont souvent suffisants pour faire sentir votre fierté à l’enfant et lui enlever l’envie de grappiller quelques chips molles.

  1. Donnez-lui sa ration quotidienne de chips imagesCA2N4DU4croustillantes

Assurez-vous de donner de l’attention positive de façon régulière et prévisible. Les jeunes enfants ont besoin d’au minimum trente minutes d’attention positive par jour. Chez les plus vieux, dix à vingt minutes peuvent être suffisantes. Je vous suggère de prévoir cinq minutes le matin au lever (en réveillant l’enfant avec des caresses ou une chanson douce ou encore en l’aidant chaleureusement à s’habiller), de cinq à dix minutes au retour de l’école ou de la garderie (faites un petit jeu, discutez de sa journée et de la vôtre, etc.) et de cinq à dix minutes au coucher (racontez une histoire, proposez-lui un massage, etc.). Les weekends, prenez une heure pour jouer avec lui et amusez-vous vraiment…

  1. Cessez de répéter, ils ne sont pas sourds!

Plus vous répétez, plus ils vous feront répéter! Quand l’enfant fait « de la surdité sélective » et ignore vos consignes, il est tout à fait inutile de répéter. Vous le gavez de chips molles et il attendra que vous montiez le ton avant de s’arrêter.

Lorsque vous donnez une consigne et que votre enfant ne la respecte pas, plutôt que de répéter ou de crier, offrez lui un autre type de signal. Par exemple, faites un compte à rebours : 5, 4, 3, 2, 1, 0. Ensuite, agissez (prenez-le par la main pour l’amener à la tâche demandée, fermez la télévision, enlevez-lui son assiette, etc.) ou appliquez une conséquence logique. Il apprendra vite que lorsque vous commencez le décompte, vous êtes sérieux!

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Faire équipe avec son conjoint, pour l’amour des enfants

Le fragile équilibre de la cohésion parentale

imagesCANQZ0NQQu’on le veuille ou non, le temps où maman prenait seule toutes les décisions concernant les enfants et où papa n’avait pour rôle parental que de distribuer les fessées est bel et bien révolu. Fort heureusement, direz-vous? Bien entendu! La présence paternelle apporte aux enfants un réel enrichissement et personne ne souhaiterait revenir en arrière, mais… il y a un mais. Il faut maintenant trouver une façon de s’entendre sur la façon de faire et entreprendre un réel travail d’équipe dans l’éducation des enfants. Ce n’est pas toujours une tâche facile… Tous deux issus de familles aux valeurs différentes et parfois contradictoires, ayant chacun un tempérament différent, nos propres croyances et blessures, il arrive que nous voyions différemment les stratégies à adopter en ce qui concerne les comportements inappropriés de nos enfants.

Comme votre conjoint et vous êtes deux personnes différentes donc vous agirez de façon différente avec vos enfants. C’est normal, et votre enfant s’y habituera rapidement. Toutefois, pour qu’il se sente en sécurité et n’ait pas l’impression de devoir choisir lequel de ses deux parents a raison, ceux-ci doivent appliquer les règles et valeurs de base de façon semblable. Le défi est encore plus grand lorsque les parents sont séparés, mais tout aussi important.

 

Ne sabotez pas l’autorité de votre conjoint

Une fois que vous vous êtes entendus sur les règles de base, n’en dérogez sous aucun prétexte. En tout temps, si vous êtes en désaccord avec l’intervention de votre conjoint, abstenez-vous de le lui dire (ou de le montrer!) devant l’enfant. Ne modifiez jamais une conséquence donnée par votre conjoint. Appuyez TOUTES ses décisions, même celles que vous jugez « douteuses ». Il vaut mieux que l’enfant ait une punition un peu trop sévère qu’il perde la confiance qu’il a en votre jugement ou qu’il se sente responsable de vos querelles. Si papa et maman s’accusent l’un et l’autre de ne pas intervenir de la bonne façon, l’enfant risque de se demander lequel est capable de l’éduquer! Vous pouvez intervenir sur le champ seulement lorsque la situation dégénère, c’est-à-dire lorsque l’agressivité risque de se transformer en violence physique ou verbale de façon imminente.Parents swear, and child worries

Laisser l’autre être lui-même

Papa : « Justin viens ranger tes jouets dans le salon! »

Maman : « Bah, Ce n’est pas grave! Il rangera après le dîner! »

 

Maman : « Clara, met tes mitaines, il fait froid! »

Papa : « Laisse-là faire! Si elle a froid elle les mettra! »

 

Combien de fois par jours est-ce que vous et votre conjoint avez des consignes contradictoires envers les enfants? Bien que ce ne soit pas catastrophique, à la longue la situation peut devenir anxiogène ou, tout au moins, irritante pour les jeunes qui finissent par ne plus savoir à qui obéir. Ainsi, si la consigne de l’autre parent n’est pas dommageable pour l’enfant, évitez de vous en mêler même si ce n’est pas exactement la façon dont vous auriez intervenu.

Votre conjoint n’a pas besoin de devenir votre clone… Chacun développera son propre style d’intervention. L’un risque d’être un peu trop sévère alors que l’autre ne le sera pas tout à fait assez. Peut-être que papa jouera un peu trop avec les enfants, alors que maman sera un peu trop centrée sur les tâches à accomplir. L’un donnera trop d’attention et d’amour, l’autre pourra parfois être un peu trop froid et rationnel dans ses contacts. Ces différences dans le style éducatif ne sont pas très graves! Les enfants s’adaptent et en tirent souvent avantage puisqu’ils développent la capacité de s’adapter à différentes personnalités.

En ce sens, même à l’écart des enfants, résistez à la tentation de remettre en doute toutes les décisions et interventions de votre conjoint. Il n’y a pas qu’une bonne façon de faire avec les enfants et la sienne est probablement aussi bonne que la vôtre. Éduquer un enfant est un travail d’équipe; entendez-vous sur les « jeux de base » puis faites confiance à votre coéquipier pour le reste!

Éléments qui peuvent différer en ce qui concerne l’encadrement parental

Par exemple :

  • Avant d’aller au lit, papa me lit une histoire alors que maman me berce quelques minutes.
  • Papa insiste sur les bonnes manières à table alors que pour maman, ce n’est pas si important. Ce qui l’agace, elle, c’est quand Maxime et Julie se querellent et s’obstinent.
  • Avec papa, je dois ranger mon jeu avant d’en prendre un autre; avec maman, je dois ranger tous mes jouets avant le repas.
  • Papa veut inculquer à ses enfants la valeur du travail, alors que maman tient à transmettre la tolérance (valeurs différentes, mais non contradictoires).

 

Éléments qui doivent être semblables en ce qui concerne l’encadrement parental

  • Les routines : les heures de repas, de coucher, endroit et moment pour faire les devoirs, etc.
  • Les valeurs et les règles de base (Exemples : Quel langage exige-t-on? Laisse-t-on Alexandre jouer au Nintendo aussi longtemps qu’il le souhaite? Impose-t-on des tâches à Catherine?
  • Les conséquences (Exemples : Que fait-on lorsque Maxime fait une crise de colère? Est-ce qu’on l’envoie dans sa chambre cinq minutes ou est-ce qu’on l’ignore? Quelle est la conséquence lorsque Julie frappe son frère?
  • Les stratégies pour modifier un comportement (Exemple : Julien dit des gros mots depuis quelque temps; que fait-on?

 

Bien que les désaccords soient inévitables, si vous vous respectez l’un et l’autre, vous permettrez non seulement à votre enfant de se sentir en sécurité, mais vous lui fournirez aussi un excellent modèle de relation respectueuse et de résolution pacifique des conflits. Toutefois, cet exercice demande une bonne dose de tolérance, d’indulgence et surtout de maturité! Si vous n’arrivez plus à faire équipe, n’hésitez pas à consulter, il en va du bien-être de ceux que vous chérissez.

La programmation neurologique: Comment se développent les habitudes chez les enfants

Habitudes enfantsPlusieurs comportements indésirables des enfants ne sont simplement que la résultante d’une mauvaise habitude (plusieurs défauts des adultes aussi d’ailleurs)! Pas tous, évidemment! Certains comportements peuvent être le symptôme d’une problématique plus complexe ou simplement l’expression d’un besoin. Toutefois, même si on déteste tous se le faire rappeler, l’humain répète chaque jour une quantité incroyable de gestes et de stratégies de façon tout à fait inconsciente et automatique. Certains de ces comportements sont malheureusement néfaste pour l’enfant et son entourage et devront être réorientés.

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COMMENT FONCTIONNE NOTRE CERVEAU?

Voici une petite leçon (très vulgarisée) sur le fonctionnement du cerveau humain: à l’intérieur de celui-ci, nous avons des neurones. Puis, chaque fois que nous posons un geste, une liaison se crée entre deux neurones (synapse). Ainsi, chaque fois que nous reproduisons un même geste, une synapse se colle sur la précédente de telle sorte que l’information passe de plus en plus rapidement d’un neurone à l’autre.    Voilà comment se créent les automatismes.

Prenons l’exemple de l’apprentissage du vélo. Vous avez peut-être oublié votre propre expérience, mais quand un enfant apprend à conduire une bicyclette à deux roues, il doit penser à chacun de ses gestes au début afin de ne pas perdre l’équilibre. Progressivement, à force de répétition, la coordination des mouvements devient de plus en plus facile et, un jour, il enfourchera son vélo et pourra partir à l’aventure en riant avec ses amis, sans penser à ce qu’il fait. Une fois cet apprentissage bien acquis, plus jamais il ne « désapprendra » le vélo et, dix ou vingt ans plus tard, s’il reprend une bicyclette, il saura rapidement comment s’y prendre.

C’est un peu la même chose lorsqu’on apprend à conduire une automobile à transmission manuelle. Au début, chacune des opérations est pensée et exécutée de façon consciente. La moindre distraction et voilà que le moteur cale. Puis, à force de répétition, si l’on s’exerce un peu tous les jours, on devient plus habile.  Environ un mois plus tard, on peut conduire tout en écoutant la radio et en discutant avec les enfants assis derrière.

 CHANGER UNE MAUVAISE HABITUDE

Selon certains chercheurs, il suffit de refaire entre 21 et 30 fois les mêmes gestes afin qu’ils s’enracinent et se transforment en automatisme. Plus une habitude est ancrée depuis longtemps, plus il est difficile de s’en défaire. En fait, puisque les liens synaptiques ne se brisent pas, on ne peut faire disparaître une mauvaise habitude sans en créer une autre pour la remplacer. Toutefois, transformer une habitude et la remplacer par une autre peut être long, car plus le circuit neuronal est ancré depuis longtemps, plus le cerveau aura tendance à emprunter ce « bon vieux chemin » plutôt que le nouveau. Le changement demandera donc un bon entraînement et davantage d’efforts conscients. Il peut donc s’étendre sur une période de trois à six mois…

Comment peut-on appliquer cette méthode afin de modifier les comportements des enfants? Sachez qu’à la naissance, leur petit réseau neurologique est vierge. C’est donc nous qui le créons à partir des expériences que nous leur faisons vivre. La capacité de s’endormir est la première habitude que nous créons chez eux : bercez-vous votre chérubin chaque fois jusqu’à ce qu’il s’endorme? Eh bien! Après un mois, il y a de fortes chances qu’il n’arrive plus à s’endormir sans être balancé et que lorsqu’il se réveille durant la nuit, il pleure non pas parce qu’il DÉSIRE être bercé, mais parce qu’il en a BESOIN pour se rendormir. Il s’endort en tétant? Il aura besoin de téter pour se rendormir. On pourrait donc entraîner bébé à s’endormir seul dans son lit de façon à ce qu’il puisse se rendormir par lui-même s’il se réveille la nuit. On peut bien sûr le bercer et le cajoler quelques minutes avant, mais on le déposera dans son lit avant qu’il ne s’endorme. Bébé s’endort tous les soirs en pleurant? Il pourrait développer l’habitude de pleurer pour s’endormir.

Puisque les enfants intellectualisent peu les choses, ils agissent bien souvent de façon impulsive et fonctionnent par association émotive. Généralement, ils agissent d’abord un peu par hasard, puis, constatent l’effet que produit leur comportement. Ils cherchent, à tâtons, à répondre a un besoin ou un désir. Si la sensation qui découle de leur action est agréable, ils recommenceront, consciemment cette fois, dans le but d’obtenir la même réponse satisfaisante. Après l’avoir répétée une trentaine de fois, leur action deviendra une habitude et les gestes deviendront automatiques. Ils n’auront donc plus besoin d’obtenir une réponse agréable ou un gain quelconque…

Prenons l’exemple de l’enfant qui est jaloux du nouveau bébé de la famille et qui, pour avoir de l’attention, a développé l’habitude de faire des bêtises. Quel est son besoin, sont intention positive? Obtenir de l’attention. On doit donc lui enseigner des moyens positifs d’obtenir de l’attention et on l’aider à s’entraîner à utiliser ces nouveaux moyens plutôt que les anciens. Cette façon de faire lui évitera bien des conséquences et punitions tout en respectant son besoin.

Nous faisons, chaque jour, de façon programmée et souvent tout à fait inconsciente, une quantité infinie de gestes et avons plusieurs réactions et pensées: verrouiller les portes de la voiture, ouvrir la lumière en entrant dans la salle de bain et la fermer en sortanhabitudet, tirer la chasse d’eau, faire son lit, etc. Changez les couverts de place seulement pour voir combien de fois vous ouvrirez la mauvaise armoire!

On peut toutefois utiliser la programmation neurologique afin d’aider nos enfants à développer des automatismes plus agréables, dont plusieurs comportements liés au développement de l’autonomie.

Il s’agit simplement de se rappeler qu’à force de le répéter, un comportement PEUT devenir une habitude.

Par exemple, à l’heure du bain, vous pourriez faire une liste de chacune des étapes (faire couler l’eau, aller chercher le pyjama, sortir une serviette, etc.) et accompagner l’enfant pendant 21 jours afin de l’aider à les réaliser, et ce, toujours dans le même ordre, en relâchant graduellement le soutien jusqu’à ce qu’il soit entièrement autonome dans sa routine. Vous devrez évidemment intervenir de façon chaleureuse et détendue afin que l’association émotive soit positive. Si l’adulte fait des reproches et des soupirs exaspérés, l’enfant risque d’avoir bien du mal à intégrer la routine puisque confronté à une situation désagréable, son cerveau est programmé à fuir ou se défendre.

.QUE FAIRE?

  • Tentez d’abord de déterminer si le comportement indésirable de l’enfant est circonstanciel, s’il est exécuté de façon volontaire et consciente ou s’il semble devenu une habitude plus profonde, un automatisme.
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  • Observez-vous vous-même : réagissez-vous toujours de la même manière à ses comportements? Alimentez-vous sa réaction?
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  • Changez d’abord votre façon de faire et tentez de briser la chaîne réactionnelle. Par exemple, si l’enfant fait invariablement une crise au moment de s’habiller le matin, on peut changer l’endroit ou le moment où il s’habille, s’habiller en chantant une comptine, etc. Vous devrez, bien sûr,  créer une association émotive positive en lui donnant beaucoup d’attention et de chaleur pendant qu’il s’habille et très peu lorsqu’il refuse de le faire ou s’oppose. Personnellement, j’ai moi-même habillé ma fille les matins de semaine jusqu’en deuxième année et ce qui était au départ une source de tension est devenu un moment doux et agréable permettant ainsi de commencer la journée sur une note positive. Je l’ai aidé à développer son autonomie les week-ends puisque nous étions moins pressées.
  • Cherchez la fonction du comportement. À quel besoin l’enfant cherche-t-il à répondre par ces gestes? Que veut-il obtenir ou éviter? Quels sont ses gains? Quelle est l’intention positive derrière ses actions?
  • Remplacez le comportement inapproprié par un comportement plus positif mais qui préserve ses gains et répond à son besoin. Enseignez-lui, par des exemples et des mises en situation, ce que vous attentez de lui et assurez-vous qu’il ressent du plaisir à adopter ce nouveau comportement.
    .
  • Plutôt que de multiplier les reproches et les punitions, devenez entraîneur! Adoptez une attitude motivante et responsabilitéaccompagnez votre enfant dans l’exécution des différentes étapes de son nouveau circuit neuronal! Par exemple, si Justin a pris l’habitude d’arracher les jouets de sa petite sœur et que vous désirez l’entraîner à les demander avec des mots, surveillez-le et, lorsque vous le voyez se diriger vers sa sœur, interceptez-le et accompagnez-le afin de l’aider à formuler sa demande verbalement. Si vous réussissez à lui faire exécuter une trentaine de fois cette opération, il commencera probablement à en adopter l’habitude et vous n’aurez plus qu’à diminuer progressivement votre soutien et valoriser ses efforts.
    .
  • Utilisez la programmation neurologique afin de créer des automatismes profitables pour l’enfant. Assurez-vous d’abord de créer des associations émotives agréables en ce qui concerne les différentes tâches. (Les devoirs, par exemple, ne doivent pas être perçus comme une tâche dont on doit se débarrasser, mais plutôt comme un moment d’apprentissage intéressant. Assurez-vous donc de garder une attitude ouverte, exempte de reproches et d’exaspération…). Établissez ensuite une séquence d’actions, puis accompagnez l’enfant dans les différentes étapes pendant environ un mois, pour relâcher progressivement votre soutien, mais tout en continuant de motiver et valoriser votre jeune.
    .
  • Il peut être intéressant d’utiliser un système de motivation, afin de motiver l’enfant à amorcer un changement et dans le but de créer une association émotive positive. Par exemple, vous pourriez lui remettre une médaille ou un jeton chaque fois qu’il a exécuté convenablement sa routine, lesquels peuvent être collectionnés, puis, échangés contre un privilège ou une activité récompense.

Finalement, rappelez-vous que si votre enfant a développé une mauvaise habitude, vous ne pouvez pas lui demander de cesser son comportement sans le remplacer par un autre, plus adéquat.

Soyez patients! Il peut avoir besoin de trois à six mois d’entraînement pour le faire.

Les 10 résolutions du parent «Gros bon sens »

Mis en avant

10 résolutionsVoici 10 résolutions à prendre afin de vivre une vie de famille plus harmonieuse!!

En ce début d’année, comme à chaque fois à l’aube du nouvel an, il est temps de faire le bilan et de se fixer de nouveaux objectifs pour l’année qui vient. Au palmarès des résolutions les plus populaires, viennent généralement les objectifs reliés au poids, à la santé, au travail et aux loisirs. Mais qu’en est-il de la famille et des relations de couple? N’y aurait-il pas là quelques améliorations à apporter? Je vous propose donc ici quelques un des moyens les plus efficaces afin d’améliorer le climat familial.

 

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  1. Arrêter de m’en faire : Me rappeler que ça prend toujours bien 18 ans pour élever un enfant et, donc, que je n’ai pas besoin de tout lui enseigner cette année, que s’il ment à 5 ans il ne deviendra pas forcément menteur et que tout ce qu’il ne semble pas comprendre maintenant peut finir par « rentrer ».
  2. Cesser de culpabiliser : Mes erreurs de parents, si elles ne sont pas monnaie courante, ne sont que des opportunités pour mes enfants d’apprendre à composer avec l’imperfection humaine. Je ne vais pas traumatiser mes enfants parce que je crie de temps à autre, au contraire. Si je sais demander pardon, je leur adulte criseapprends alors à assumer leurs propres erreurs. Ce n’est pas la fin du monde s’ils ne mangent pas de façon équilibrée tous les jours et lorsque je n’ai pas le temps de jouer avec eux, ils développent leur autonomie et leur indépendance.
  3. Arrêter de me conduire en parent-serviteur : Cesser de penser à leur place et de deviner leurs besoins avant même qu’ils n’aient à ouvrir la bouche. Exiger des demandes claires et polies et devenir sourd quand ils crient et pleurnichent. Faire attendre les enfants de temps à autre afin qu’ils développent leur patience et dire non plus souvent à leurs 1001 demandes et caprices.
  4. Répéter moins, ils ne sont pas sourds! Être conséquent quand les enfants font de la « surdité sélective » et ignorent mes interventions. Plutôt que répéter, de monter le ton ou de menacer, faire un décompte (5-4-3-2-1-0), puis appliquer une conséquence logique si l’enfant ne s’est pas exécuté et ce, sans accorder de délais supplémentaire quand l’enfant promet alors d’obéir.
  5. Me faire respecter : Arrêter toute discussion quand mon enfant devient arrogant ou agressif tout en lui promettant de l’écouter plus tard s’il adopte une attitude respectueuse. Être conséquent devant toute impolitesse importante et lorsque l’enfant me nargue (quand il fait exactement l’inverse de ce qui est demandé avec un sourire en coin ou qu’il se sauve en riant lorsque j’interviens sur lui.)imagesCA66UN32
  6. Me montrer plus respectueux envers mes enfants : Surveiller le ton avec lequel je m’adresse à eux. Est-ce que j’utiliserais cette façon de m’exprimer si je parlais à l’enfant d’un ami?  Faire également plus souvent des demandes sur un ton agréable plutôt que de formuler des ordres ou des reproches. (« Victor, peux-tu venir ranger ton manteau SVP. » plutôt que « Bon! Ton manteau traîne encore dans l’entrée! Ramasse-toi donc pour une fois! ») Éviter aussi d’intervenir sur mes enfants en public ou devant ses amis puisque c’est humiliant pour lui.
  7. Être moins souvent sur leur dos! Être moins directif, choisir mes batailles et éviter d’intervenir constamment sur eux en donnant des consignes inutiles ou en formulant des critiques et des reproches. (« Clara ne touche pas à ça, tu vas le briser! Assied-toi comme il faut… Fais attention à ce que tu fais voyons! ») Parfois, le silence est la meilleure des interventions.
  8. Avoir du plaisir! Ôter parfois mon chapeau d’éducateur et mettre celui de… clown! Lâcher mon fou avec les enfants, faire des blagues, danser dans le salon, imagesCARCN82Sfaire du karaoké, camper sous une tente fabriquée avec des draps, etc. Mes enfants prendront bien davantage mes interventions au sérieux s’ils ont l’habitude de me voir de bonne humeur!
  9. Faire équipe avec mon conjoint. Arrêter d’espérer que papa devienne mon clone et l’appuyer dans ses interventions même quand je ne suis pas tout à fait d’accord. Surtout, éviter de le reprendre constamment devant les enfants.
  10. Prendre du temps pour moi. Parce qu’un parent heureux est un bien meilleur parent, faire des activités pour moi, décrocher parfois de mon rôle de parent et prendre soin de ma personne, même si ça m’oblige à mettre des limites à ma famille.

Bonne et heureuse année à tous!

Nancy xx

Envie d’aller plus loin et d’employer les prochains mois à vous améliorer comme parent? Envie de mettre de l’énergie pour mieux comprendre ce qui se cache derrière les comportements indésirables de vo enfants afin de mieux ajuster vos interventions? 2 outils formidables pour vous:

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Partir en voyage avec les enfants, pas toujours des vacances!

Partir en vacances avec les enfants- header

Enfin le temps des vacances! On remplit la voiture et on part à l’aventure! Pourquoi ne pas aller à la plage? Levés à l’aurore avec les enfants qui pleurnichent, on n’a pas une heure de route de faite qu’on réalise tout ce qu’on a oublié d’apporter.  Une heure plus tard, on a deux arrêts pipi de fait, la chicane est prise sur la banquette arrière et notre patience commence déjà à faire défaut! Arrivés sur place on tente d’être zen malgré l’humeur massacrante de notre grande qui bougonne parce qu’on refuse qu’elle joue avec sa tablette pendant que le petit Maxime pousse des cris de joie en sautant partout. On défait les bagages puis hop! À la plage!

Hum, les enfants se chamaillent, intervenir ou pas? Bah! C’est les vacances, on va bien en laisser passer un peu. Coralie frôle l’impolitesse? On prend une grande respiration et on discute avec elle de son attitude en lui rappelant toutes les merveilles qui l’entourent. On permet aux enfants de manger des pizzas et des sucreries et de se coucher passablement plus tard qu’à l’habitude question de profiter de tous les moments. La fatigue s’installe, les règles deviennent floues et le climat se dégrade peu à peu.

Plage en famille

Plage en famille

Au bout de trois ou quatre jours c’est la crise! On aurait juste envie de tout remballer et de retourner à la maison! Après tout ce qu’on fait pour leur faire plaisir, ils ne pourraient pas être un peu reconnaissants et faire un effort pour être gentils?

Les voyages avec la marmaille peuvent malheureusement prendre les allures d’un chemin de croix si on est mal préparé. Voici donc quelques conseils afin de profiter de ces moments de repos bien mérités et d’avoir du plaisir en famille.

Ne vous bercez pas d’illusions…!

Soyez réalistes, les vacances ne sont jamais aussi magiques qu’on ne l’avait imaginé:

  • Le bébé ne dormira peut-être pas aussi bien dans la tente qu’à la maison;
  • Votre petit de 3 ans ne s’amusera peut-être pas autant que vous le pensiez avec ses tous nouveaux jeux de sable et aura peut-être peur des vagues. ( À son premier voyage à la mer, ma fille a catégoriquement refusé toute la semaine de mettre les pieds dans l’eau!);
  • Frères et sœurs ne vont pas devenir tout à coup complices alors qu’habituellement ils passent leur temps à se quereller;
  • Les enfants ne se mettront pas, comme par enchantement, à vous obéir parce qu’ils sont reconnaissants de ce que vous faite pour eux;
  • Les longues journées de visite ou d’activités en plein air sont fatigantes et ont parfois pour résultat de nuire sérieusement à l’humeur de certains enfants et de réduire dangereusement la patience des parents!

Choisissez bien l’endroit et les activités

imagesCA12Y1ZTAvez-vous réellement besoin de faire huit heures de route pour trouver un bel endroit où passer les vacances? Si vous avez de jeunes enfants, pourquoi ne pas chercher un endroit plus près de la maison?

À destination, prévoyez des activités bien sûr, mais aussi de réels moments de pause. La plage et le camping sont généralement parfaits afin de se convaincre de s’arrêter et de vraiment relaxer.

  • Avec les tout-petits, allez moins loin, faites de courtes activités et prévoir des siestes.
  • Évitez une mini-tente avec 3 enfants qui passent leur temps à se chicaner…
  • Ne choisissez pas les activités juste autour des intérêts des enfants… les parents aussi sont en vacances! Une visite au musée ne les fera pas mourir et ils apprendront alors que la terre ne tourne pas essentiellement autour de leurs désirs;
  • Toutefois, pour les activités plus longues et contraignantes, ajustez-vous à l’âge, au tempérament et aux capacités des enfants. Questionnez-vous : QUI SONT MES ENFANTS? Sont-ils sportifs? Anxieux? Intellos? Sont-ils en forme? Si on a normalement du mal à les sortir du divan, peut-être que ce n’est pas une bonne idée de partir en randonnée de 2 jours en montagne! C’est bien de leur faire découvrir de nouvelles activités, mais il faut savoir doser;
  • Par expérience, la préadolescence n’est pas un bon moment pour initier votre enfant à la pêche au milieu des moustiques. Dur, dur pour la patience!

Évitez les jérémiades et les querelles en auto

  • Faites des arrêts fréquents afin que les enfants dépensent leur énergie autrement qu’en faisant enrager leur frères et sœurs. Arrêtez dans les parcs afin de jouer vingt à trente minutes toutes les deux heures. Vous arriverez plus tard, mais de bien meilleure humeur!
  • Alternez les places dans la voiture, ça « change le mal de place ». Un parent peut ausshutterstock_457646809si aller à l’arrière et l’enfant à l’avant quand la voiture le permet.
  • Prévoyez de l’occupation : Apportez des jeux et divertissements pour la voiture. Va
    ut mieux organiser les enfants que de se faire organiser par eux! Préparez des devinettes, jouez à faire des jeux de mots, achetez le jeu Brin de jasette famille (un must en voyage!), trouvez des énigmes sur le net, etc.
  • Un DVD peut également s’avérer un investissement judicieux pour les longs voyages en voiture.

Planifiez aussi la discipline

Afin d’éviter que les changements dans la routine et les règles ne viennent miner le climat des vacances, prévoyez avant de partir, en couple puis en « conseil de famille », quelles seront les attentes une fois en vacances. Écrivez clairement les règles et les routines sur une feuille que vous glisserez dans les bagages.

Bien qu’en vacances on puisse se montrer un peu plus tolérant, il convient toutefois de garder le cap concernant les valeurs de base de la famille. Le respect et une attitude agréable devraient, entre autre, être exigés en tout temps. Par ailleurs, bien que les routines soient différentes de la maison, on doit faire bien attention de ne pas trop varier l’heure du coucher ni escamoter les siestes avec les bambins afin d’éviter que le déficit de sommeil ne vienne saboter leur bonne humeur.  Prévoyez également de quelle façon vous ferez respecter ces règles et les conséquences qui seront appliquées au besoin. Avec les plus grands, il peut être intéressant de préparer un petit contrat que chacun signera.

Sur place…

  • Soyez plus sévère et conséquent dans les premiers jours des vacances, car si vous achetez la paix et hésitez à faire respecter les règles établies dès le départ, les enfants prendront cette marge de manœuvre pour acquise et c’est toute la semaine qui en sera hypothéquée;
  • En même temps lâchez un peu de lest sur les babioles. Ce n’est pas le temps de travailler les bonnes manières à table par exemple! Mais si votre enfant de 9 ans lèche son couteau au restaurant ou se met à faire des rots bruyants, il sera temps d’intervenir. On ferme les yeux sur certains éléments, mais on ne laisse pas TOUT passer.
  • Alternez entre des activités qui dépensent de l’énergie et des moments plus calmes afin que chacun puisse recharger ses batteries.
  • Cessez aussi de vous en faire pour ce qui n’a aucune importance au fond : les vêtements sales se lavent, pas grave si la maison est à l’envers, s’ils ont les cheveux en bataille et les genoux écorchés, etc.

Une fois sur place: Stop! Relaxez! Ne surchargez pas l’horaire de la semaine. Car les vacances c’est avant tout pour se reposer… L’horaire des enfants est bien rempli pendant l’année scolaire et ils sont déjà bien assez stimulés. Prenez simplement le temps d’ÊTRE avec vos enfants plutôt que de toujours chercher à FAIRE quelque chose avec eux! Du temps de qualité, mais aussi une qualité de présence de votre part ainsi que quelques fous rires valent bien mieux que n’importe quelle activité.

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Bonnes vacances à tous!

Les vacances c’est aussi fait pour se reposer!

7 trucs pour profiter de l’été avec les enfants sans se brûler

Enfin les vacances!

« Enfin les vacances d’été sont arrivées! », crient en cœur les enfants!!! « Dam-dam-dam-walap-dou… c’est le temps des vacaaanceees!!! », chante-t-on en famille.  Le temps de la farniente, des longues journées paresseuses à se reposer,  les petits courent après les papillons et les lucioles, les plus grand s’étendent dans l’herbe pour observer les formes dans les nuages alors que les adolescents se racontent des blagues sous les étoiles.  Ils feront des châteaux de sable, apprendront à faire siffler les brins d’herbe et attraperont des grenouilles dans l’étang sous le regard attendri de leurs parents qui relaxent dans la balançoire…

Quoi? Ce n’est pas comme ça chez-vous? Est-ce que ça ressemble plutôt à ceci?  Six heures, le réveil sonne. « Embraye! Grouille! Dépêche! Habille-toi!  Mange tes céréales! Vite! Arrête de niaiser! Met tes scandales on s’en va au camp de jour! » L’animateur accueille Samuel : « Allez! Grouille! Dépêche! Tout le monde t’attend! Tous en rang, on met la crème solaire et le chasse moustique! Ensuite on a l’activité un, puis la deux, puis la trois, ensuite le diner, puis… Allez! Écoute bien les consignes, participe bien aux activités! Tu n’aimes pas ça? Participe quand même! Et soit gentil avec le petit William, même s’il te bouscule! Go! Go! Go! On s’active »!

Les tout-petits ne sont pas en reste. Le planning des garderies est tout aussi garni. Un peu de bricolage, ensuite la collation, puis on sort dehors faire un rallye, ensuite on joue au ballon, puis c’est le dîner, puis…  « Faut travailler le langage de Clara, la motricité fine de Simon et les habiletés sociales de Marc-Antoine! Et puis il y a Marie-Sophie qui n’est toujours pas propre à 2 ans et demi, faudrait y voir… »  La mère de Christophe vient le reconduire : «  Je suis en congé aujourd’hui, mais il voulait venir quand-même à la garderie pour voir les amis. En plus il fera plein d’activités, ce sera plus agréable pour lui. Et moi, ça me donnera le temps de faire le ménage du sous-sol, celui du cabanon, nettoyer mes plates-bandes, faire les commissions et laver la voiture. »

La fin de la journée arrive enfin : « Accélère,  grouille, dépêche! Arrête de lambiner! Embarque dans l’auto, faut arrêter à l’épicerie. On va te mettre un petit DVD dans l’auto pour passer le temps. » Au retour à la maison, on saute dans la piscine, puis on soupe, puis on va faire une ballade à vélo, puis on saute dans le bain et hop au lit : « Dépêche-toi à dormir car il y a le camp demain! » La fin de semaine arrive? Samedi on va aux glissades d’eau, dimanche en randonné, le week-end suivant on va au festival de n’importe quoi, puis l’autre on part en camping à 5 heures de route où il y a plein d’activités intéressantes, puis ensuite on fait…, puis on fait…. Il pleut? Pas grave! La salle de jeu déborde de jeux éducatifs et stimulants. Au pire, y’a la télé, l’ordinateur, la tablette ou le téléphone de papa qui offrent tout plein de jeux pour occuper les marmots. Pas de temps mort! On s’occupe!

Arrivent finalement les vacances des parents! Va-t-on va relaxer maintenant..? Mais non! On empile la moitié de la maison dans la voiture, on tente de trouver une place pour les enfants et on part n’importe où… faire des activités! Quand arrive le mois d’Août, tout le monde est crevé, cerné et irritable et on se demande bien pourquoi. « On ne peut pas être fatigué, on est en vacances!!!! » Juste à me relire, moi je suis essoufflée!

La culture de l’action perpétuelle, de la performance, même dans le plaisir. Le bonheur simple, la paix, les petites joies ne sont plus suffisantes, il faut davantage. Il faut des « wow », que ça bouge, qu’on fasse de nouvelles choses, qu’on découvre sans arrêt de nouveaux endroits. On se sent mal à l’aise quand on voit nos enfants ne rien faire. « Ils manquent certainement de quelque chose! Faut les stimuler!»

Or, le cerveau des enfants a besoin de pauses afin de se régénérer  et se développer adéquatement. Trop de stimulation entraîne de la fatigue et du stress, qui entraînent à leurs tour de l’irritabilité, de l’agitation, des difficultés d’attention, un affaiblissement du système immunitaire, des perturbations du sommeil et parfois des dérèglements de l’appétit.  Dans notre désir d’offrir à nos enfants ce qu’il y a de mieux, de leur permettre de faire toutes ces activités dont on a rêvé dans notre prime jeunesse, on les maintient dans l’activité perpétuelle, on les anime et les stimulent à l’excès. De ce fait, on les empêche d’explorer, de créer, d’inventer et de simplement prendre le temps de vivre et d’être… des enfants!

Nous aussi, habitués à notre rythme de vie effréné, on a bien du mal à s’assoir sans culpabiliser. « Je néglige certainement de faire quelque chose d’essentiel! N’y aurait-il pas quelques grains de poussière dans la maison? Ne devrais-je pas animer les enfants? Je passe si peu de temps avec eux, je ne peux pas les laisser jouer seuls… Et puis il y a ma plate bande qui semble bien mal entretenue en comparaison de celle de ma voisine! »

Encore et toujours, l’art du juste milieu!

Bon, ceci dit, on ne va tout de même pas retourner soixante-dix ans en arrière et n’offrir aux enfants qu’un vieux pneu et un bâton pour s’amuser! De plus, il faut travailler. Rester  à la maison n’est donc pas une option et le camp de jours ou la garderie  sont malheureusement indispensables.  Mais peut-être qu’on devrait prendre cinq petites minutes pour réévaluer ce qu’on peut faire afin de se permettre de respirer un peu. Voici quelques suggestions afin que les vacances soient vraiment des vacances :

  1. Si possible, orienter le camp de jour vers les intérêts et le tempérament de l’enfant. Il existe des camps spécialisés pour tous les goûts. Un camp sportif pour Maxime qui a de l’énergie à revendre, un camp de théâtre pour Simon qui rêve de devenir acteur et un camp nature pour Victoria qui a une âme de scout. Attention toutefois, en particulier pour les enfants au tempérament anxieux,  aux camps qui sont trop académiques et qui mettent encore de la pression de performance sur l’enfant (camp d’anglais, cliniques de hockey, etc.)
  2. Permettre, voire imposer une pause au retour du camp. En particulier pour les enfants de moins de 7 ans, il peut s’avérer salutaire d’instaurer une période de repos ou de jeux calmes d’environs 20 à 30 minutes au retour du camp de jour ou de la garderie afin  que l’enfant s’apaise et  refasse ses énergies.
  3. Prendre congé. Pour certains, il est possible de réduire les journées de travail pendant la saison estivale, pensez alors à réduire aussi la journée de coco à la garderie. Si vous prenez congé, permettez aussi aux enfants de rester à la maison… à ne rien faire de spécial.
  4. Être avec les enfants plutôt que de faire avec eux : Diminuer le nombre des activités lors des vacances et la fin de semaine afin de passer du temps paisible avec la marmaille. Si on prend les minutes passées à faire le taxi et à préparer les activités pour les investir dans la relation avec ses enfants on verra certainement la cote de bonheur familial augmenter rapidement.
  5. Préserver les heures de sommeil : Attention à ne pas sauter trop souvent la sieste pour les petits ou à coucher les enfants trop tard. Bien que le corps aie besoin d’un peu moins de repos en été, les enfants peuvent vite tomber en déficit de sommeil si ont est trop généreux sur les « permissions spéciales. »
  6. Alléger les vacances familiales : Avez-vous réellement besoin de faire huit heures de route pour trouver un bel endroit où passer les vacances? Pourquoi ne pas chercher un endroit plus près de la maison. Rendu à destination, prévoyez des activités bien sûr, mais aussi de réels moments de pause. Les plages et le camping sont généralement parfaits afin de se convaincre de s’arrêter et de vraiment relaxer.
  7. Laisser les enfants jour seuls et cesser de faire le G.O. : Je sais, bien des enfants ont du mal à jouer seuls et semblent totalement désemparés lorsque les adultes ne les stimulent pas. Mais c’est une question d’habitude. Plus on est là pour les animer, plus les enfants s’attendent à ce qu’on les anime et moins ils développent leur autonomie et leur imagination.  Sans les laisser entièrement à eux-mêmes, on peut toutefois alterner entre des activités avec eux et des moments où ils doivent s’occuper seuls. Car au fond, les parents aussi ont besoin de vacances non?

Bon été à tous!