Cessez de mentir à vos enfants!

Éloge de l’authenticité parentale  

Tous les parents s’évertuent à enseigner à leur marmaille l’importance d’être honnête, de dire la vérité et de ne pas reporter sur autrui la responsabilité de leurs actes. Mais qu’en est-il du modèle que nous leur offrons?  Bien qu’il vaille parfois mieux omettre certaines vérités (les réelles raisons d’une séparation parentale, par exemple) et que certaines entorses à la vérité puisent être sympathiques (le père Noël et la fée des dent entre autre) le mensonge est généralement une bien mauvaise idée. Malheureusement, de nombreux parents mentent régulièrement à leurs enfants, pour toutes sortes de raisons plus ou moins reluisantes. Voici quelques un des mensonges parentaux les plus fréquents et l’impact possible sur la relation avec l’enfant.

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5 types de mensonges parentaux courants

 

1- Le mensonge éducatif 

Certains parents, dans leur désir d’inculquer leurs valeurs ou d’encourager certains comportements, n’hésiteront pas à inventer des histoire farfelues ou effrayantes.

« Si tu ne brosses pas tes dents, elles vont toutes tomber! »  

« Si tu n’es pas sage, le père Noël ne te donnera pas de cadeau. »

« Mange tes légumes si tu veux devenir fort comme Popeye! »

« Arrête de mentir! Ton nez allonge! »   

« Si tu fais des grimaces, ton visage risque de rester coincé comme ça! »

« Si tu ne dors pas, le marchand de sable viendra te croquer les orteils »

« Si tu racontes des mensonges, les policiers vont venir te chercher et te mettre en prison » (!!)shutterstock_326247749

Malheureusement, l’enfant saura un jour ou l’autre que tout ça n’était que mensonge. Il risque alors de perdre quelque peu confiance en son parent. Il est aussi possible qu’il retienne que le mensonge est justifié pour amener l’autre à se plier à notre volonté. Et c’est sans compter les risques de voir l’enfant développer des phobies et de l’anxiété! 

2- Les menaces qui ne seront jamais appliquées

Il arrive aussi qu’un parent cherche vainement une solution pour que l’enfant obéisse ici et maintenant. À court de ressource, il peut alors menacer l’enfant d’une sanction « épouvantable »  en sachant très bien qu’il ne l’appliquera jamais. Quand j’étais petite, ma mère me répétait: « Si tu n’es pas gentille, tu vas aller habiter chez la madame méchante! » Ho! Ça fonctionnait immédiatement, mais à quel prix!  

« Tu ne veux pas partir? Bye! Bye papa s’en va alors! Je vais te laisser ici tout seul. » 

« Si tu n’es pas gentil, on ne reviendra plus jamais chez mamie. »

« Si tu ne ranges pas tes jouets, je vais tous les jeter aux poubelles. » 

Rappelez-vous que chaque fois que vous menacez l’enfant d’un sanction qui ne vient jamais, vous sabotez votre autorité et votre crédibilité! Alors que j’étais au restaurant avec une copine et son fils de 6 ans, l’enfant est devenu passablement agité après le repas. En réponse à sa mère qui le menaçait de ne plus venir au restaurant avec lui, le jeune a répondu, tout sourire: Moi ça ne me dérange pas car je n’aime pas ça beaucoup aller au restaurant. C’est toi, maman que tu vas punir, car tu aimes ça beaucoup! »

3- Les mensonges flatteurs 

Afin de booster l’estime personnel de leurs enfants, bien des parents les encensent et en mettent un peu trop en matière de compliment.

« WOW! Tu es le champion de … « 

« Tu es LA PLUS jolie des petites filles. »

« Quel beau dessin! C’est un oeuvre d’art. »

« C’est toi la meilleure danseuse du monde entier. »

« Tu as une voix d’ange! Tu es un futur chanteur! »

« Ce sont les meilleurs biscuits que ne n’ai jamais mangé! »

Je dis souvent que les enfants ont une antenne de la NASA sur la tête. Ils le sentent lorsque le parent ou l’adulte fait un compliment qui sonne faux. Cela apporte beaucoup de confusion chez-eux puisque ce qu’ils entendent de correspond pas avec ce qu’ils ressentent. Par ailleurs, il arrive aussi que le parent dise quelque chose à son enfant pour l’encourager, puis dise totalement l’inverse à l’entourage. Par exemple, le parent qui répète soir après soir à son enfant qui vit des difficultés scolaires: « Tu es capable! J’ai confiance en toi! Travaille fort et tu vas réussir! » , mais qui confie à une amie au téléphone: « Thomas a beaucoup de mal à l’école, je suis découragée, je crois qu’il va rater son année scolaire. »  

Savez-vous quand les enfants nous écoutent le plus? Quand ce n’est pas à eux qu’on parle! Et ils accordent beaucoup plus d’importance à ce qu’on dit aux autres adultes qu’à eux. Le problème majeur, c’est qu’ensuite l’enfant ne sait plus s’il doit croire ou non l’adulte, accepter ou non les compliments.  Les parents et les divers adultes devraient s’assurer de faire aux enfants des compliments et valorisations, justes, sincères, méritées et venant du coeur.  

4- Les mensonges pour acheter la paix

Parfois, pour éviter de dire non, de mettre une limite et devoir assumer la colère de l’enfant, les adultes racontent des « mensonges pieux ». Il arrive aussi que les parents tentent simplement d’éviter à l’enfant d’être déçu, inquiet ou triste: 

« Tu voudrais que je t’achète ce jouet? Non, maman n’a plus de sous! »

« Tu veux des chips? Non il n’y en a plus! » (Alors qu’il y en a dans l’armoire)

« Non, non maman ne pleure pas. Je suis juste fatiguée! »

« Mais non! Ça ne fera pas mal quand je mettrai du désinfectant sur ta blessure! » 

« Ton chien est au paradis des chiens »

Encore une fois, mentir de cette façon est une bien mauvaise façon d’attirer le respect de l’enfant. Les parents devraient assumer clairement leurs décisions et leur autorité afin de développer une saine relation avec l’enfant. Par ailleurs, éviter aux enfants les frustrations et émotions négatives ne les prépare pas à affronter la vie. Si l’ont veut enseigner aux enfants la saine gestion des émotions et développer leur tolérance à la frustration, il faut malheureusement les exposer régulièrement à des situations qui font naître des émotions désagréables et se montrer emphatique à ce qu’ils vivent.  

5- Le mensonge défensif

Parfois, dans un réflexe défensif, les parents lanceront des boutades et des reproches aux enfants plutôt que de révéler leurs réelles émotions et pensées. Les accusations fusent, alors qu’en fait, elles visent à camoufler une émotion désagréable.

« Ces jeunes là sont des délinquants, je ne veux pas te voir avec eux! » qui cache en fait: « Je suis inquiet pour toi. » 

« Si j’ai crié c’est que tu m’as poussé à bout! Tu n’obéis jamais! » qui cache en fait: « Je ne suis pas fier d’avoir perdu patience. » 

 » Vous me prenez pour une bonne à tout faire! » alors qu’au fond le parent pensait: « Je suis épuisée, j’aurais besoin d’un coup de main. »

« Hey! Tu te prends pour qui de me parler sur ce ton? Sois poli jeune homme! » alors que ce père aurait pu simplement dire:  » Ouf! Ce que tu viens de dire est vraiment blessant. » 

« Encore en retard! Tu viens encore de nous prouver qu’on ne peut pas te faire confiance! » cache pourtant un: « J’étais inquiet et je suis vraiment déçu que tu n’aies pas respecté l’entente. »

Malheureusement, ces attaques, plutôt que de désamorcer la situation ont généralement pour effet de mettre aussi l’enfant sur un mode défensif et il risque fort de soit se refermé, soit attaquer à son tour.

En conclusion

Vous désirez bâtir une relation vraie, honnête et sincère avec vos enfants? Vous désirez qu’ils aient confiance en vous et vous respectent? Ayez le courage de parler avec votre coeur, d’assumer votre autorité, de risquer de les décevoir et de simplement dire les vraies choses, en toute sincérité. C’est parfois plus dur à assumer à court terme, mais mille fois plus payant à long terme. 

15 façons de nourrir l’estime de soi de nos enfants

Estime de soi
Nous désirons tous que nos enfants soient heureux. L’estime de soi étant un des fondements de la motivation et un moteur de réussite, il importe de tenter, dès leur plus jeune âge, d’aider nos cocos à développer une conscience de leur valeur personnelle. Les personnes dotées d’une bonne estime personnelle réussissent mieux à l’école, sont moins enclines au décrochage scolaire, ont moins de troubles de comportement et souffrent moins de dépression. Toutefois, l’estime de soi étant fragile, celui-ci variera tout au long de notre vie et sera teinté de nos réussites comme de nos échecs. Nous aimons nos enfants et le leur rappelons souvent bien sûr, mais que faire de plus pour les aider à développer un amour-propre solide?

QU’EST-CE QUE L’ESTIME DE SOI?

L’estime de soi est une attitude intérieure qui nous confirme que nous sommes une bonne personne, une personne digne d’amour et de considération. C’est la façon de s’accorder à soi-même de la valeur et de s’aimer malgré ses qualités et ses défauts. C’est avoir, de façon générale, une bonne opinion de soi-même tout en acceptant ses imperfections. Les enfants diront, de façon plus concrète, qu’ils sont fiers d’eux ou de certaines de leurs actions. Cet amour-propre est aussi un proche cousin de la confiance en soi, cette attitude intérieure qui nous motive et nous pousse à l’effort parce que nous croyons que nous pouvons réussir.

COMMENT SE DÉVELOPPE L’ESTIME DE SOI?

Pour que l’enfant développe une image personnelleimagesCA4TS130 positive, les compliments et le regard confiant des adultes significatifs jouent un rôle déterminant. Toutefois, c’est souvent l’accumulation des réussites et des petites fiertés qui convaincront graduellement l’enfant de sa valeur. Chaque réussite laisse une empreinte émotive agréable chez l’enfant et lui renvoie la perception qu’il sera capable de réussir à nouveau, le motivant un peu plus à fournir les efforts qui le mèneront invariablement vers de nouveaux succès qui nourriront à leur tour son estime personnel.

POURQUOI EST-CE SI IMPORTANT?

Les gens qui ont une bonne opinion d’eux-mêmes sont généralement plus souriants et plus heureux que les autres. Ils réussissent davantage au travail comme à l’école, savent s’affirmer sainement,  choisissent un métier qui leur convient plutôt que de se contenter d’un boulot médiocre, font des choix plus judicieux quant à leurs amitiés et à leurs relations amoureuses. Ils sont aussi souvent plus résilients et savent davantage rebondir lors des échecs et difficultés inévitables de la vie.

QUE FAIRE POUR NOURRIR L’ESTIME DE L’ENFANT?

1- Faites-lui régulièrement des compliments sincères qui viennent du cœur

Vaut mieux un « merci » sincère et bien senti que vingt « bravo champion » lancés sans trop y penser. Vous savez, la différence entre un « je t’aime » de votre conjoint lancé de façon machinale et CE « je t’aime » qu’il vous dit en vous regardant dans les yeux avec la voix chargée d’émotion?

2- Évitez de saupoudrer vos compliments de commentaires empoisonnés 

«Booon! Tu t’es enfin décidé à ranger ta chambre! Tu ne trouves pas que c’est plus joli ainsi? Tu vois que tu es capable d’être responsable quand tu veux! »

Vous ne voyez pas ce qui cloche avec ce compliment? Imaginez que votre conjoint vous dit, juste avant de sortir manger au restaurant : « Boooon! Tu t’es enfin décidé à t’habiller en robe! Tu ne trouves pas que tu es plus jolie ainsi? Tu vois que tu es capable d’être féminine quand tu veux! » Personnellement, je serais insultée pas ce « compliment », pas vous?

3- Réalisez avec lui un coffre aux trésors ou un cahier des réussitescahier réussites

Placez, dans un album ou un coffre, toutes les « preuves » de ses réussites : un examen bien réussi, un bricolage génial, une photo d’un exploit sportif, un petit mot écrit de votre main qui le remercie d’un service rendu, une carte d’anniversaire d’un ami qui lui dit combien il l’apprécie, etc.

Dans certains cas, on pourra aussi mettre en place un système de motivation de façon à accorder davantage d’attention à ses bons coups qu’à ses comportements indésirables.

4- Évitez de le réprimander en public

Les reproches publics sont parfois humiliants pour l’enfant qui doit, en plus d’assumer votre désapprobation, composer avec le regard des autres. Si vous devez intervenir alors que vous êtes en présence d’autres personnes, parlez-lui à voix basse ou amenez-le à l’écart.

5- Parlez de lui positivement aux autres adultes même en son absence

Savez-vous quand vos enfants vous écoutent le plus? Quand vous ne leur parlez pas! En effet, ils croient bien davantage ce qu’ils vous entendent dire à d’autres adultes que ce que vous leur dites directement. J’entends malheureusement trop souvent des parents, lorsqu’ils sont entre eux, étaler les défauts de leurs enfants et se plaindre des aléas de la parentalité. L’enfant qui entend ça, risque fort d’avoir l’impression qu’il est un boulet pour sa famille. Sans faire semblant que tout est toujours rose dans votre maison, renvoyez tout de même une image agréable de votre enfant à votre entourage.

6- Soignez vos propres pensés, vos croyances etimagesZWC8784W la perception que vous avez de lui

Je dis souvent que les enfants ont une antenne de la NASA sur la tête! Ils « sentent » les gens qui les entourent et se moulent souvent inconsciemment à la perception que les adultes ont d’eux.

Connaissez-vous « l’effet pygmalion[1] »? À la fin des années soixante, deux chercheurs, Rosenthal et Jacobson, font passer un test de QI à tous les élèves d’une école primaire de San Francisco, aux États-Unis. Ils s’arrangent ensuite pour que les enseignants prennent connaissance des résultats qu’ils avaient d’abord falsifiés afin de faire croire que certains élèves, choisis au hasard, étaient en fait surdoués. À la fin de l’année, Rosenthal et Jacobson font repasser le test de QI aux élèves. Le résultat de l’expérience démontre qu’une année après le premier test, les élèves perçus par les enseignants comme plus intelligents que la moyenne ont amélioré de 5 à plus de 25 points leurs performances au test d’intelligence. Ainsi, la simple croyance de l’enseignant sur la douance de l’enfant, avait modifié de façon significative le développement ce celui-ci.

Donc, si vous avez une opinion positive de votre enfant, si vous lui faites confiance et croyez qu’il deviendra une bonne personne, vous lui permettrez possiblement de se développer à cette image.

7- Cessez de relever chacune de ses erreurs et de multiplier les reproches et les punitions

Personne n’aime être constamment pris en défaut. Imaginez qu’en voiture, votre conjoint ne cesse de surveiller ce que vous faites et passe des remarques sur chacune de vos fautes. N’aurez-vous pas envie de vous mettre en colère? De lui remettre les clés et de refuser de conduire en sa présence? Ne perdrez-vous pas progressivement votre confiance en vos talents de conductrice? Trop de pression nuit à l’estime de soi et augmente le stress. Choisissez vos batailles, n’intervenez que sur l’essentiel et remettez à plus tard certains apprentissages. Rappelez-vous que vous avez 18 ans pour tout enseigner à votre enfant!

8- Évitez de le culpabiliser

Certains parents, pour faire comprendre à l’enfant la gravité de ses actes, utilisent des phrases telles que : « Tu vas me rendre malade!» « Tu as gâché nos vacances! », « Tu es méchant! », « Tu fais toujours exprès de faire pleurer ton frère! », « Tu es un menteur! On ne peut pas te faire confiance. », « Fais donc attention pour une fois! Chaque fois qu’on te donne quelque chose, tu le brises! Tu ne fais attention à rien! » Ce type de phrases, en plus de miner la confiance en soi, fait généralement monter les mécanismes de défense de l’enfant qui sera alors peut-être tenté de mentir ou de rejeter la faute sur les autres pour éviter de se sentir coupable.

9- Dédramatisez ses erreurs

Lorsqu’il se conduit mal, parlez de son comportement comme des « erreurs », des « oublis », ou des choses qu’il n’a pas encore appris, plutôt que de lui refléter que ce sont des marques de méchanceté de sa part. Ex. : « Je crois que tu ne réalises pas l’impact des mots que tu dis quand tu es fâché. Je sais que tu ne veux pas vraiment me faire de la peine, mais ce sont des paroles blessantes. » « Ouf! Dure journée hein? Demain, je suis certaine que tu vas te reprendre! »

10- Faites-lui confiance et dites-le-lui :

Laissez-le assumer certaines responsabilités et prêtez-lui parfois des trucs qui sont importants pour vous (outils, bijoux, etc.) et dites des choses qui dénotent la confiance que vous lui portez. Par exemple, après une erreur, dites-lui : « Je sais que tu as compris et que la prochaine fois tu vas faire plus attention. » Avant qu’il parte faire une activité avec des amis: « Je te fais confiance. Amuses-toi bien. » Face au choix de ses amis : « J’ai confiance en ton jugement, tu sais choisir les amis qui sont respectueux et gentils. »

11- Assurez-vous qu’il vit régulièrement des réussrireites

L’estime de soi est largement influencée par le souvenir de nos réussites passées. Sans mettre de pression, confrontez régulièrement votre enfant à de petits et grands défis. En effet, chaque fois qu’il doit fournir un effort continu pour atteindre un objectif, chaque fois qu’il réussit à surmonter une difficulté, il nourrit le « super héros » en lui. Ça peut commencer très tôt, alors que Maxime termine son premier casse-tête sans aide, que Sandrine réussit à se verser un verre de jus toute seule, ensuite quand Justine gagne sa première médaille de natation, que Mathias parvient à augmenter sa note en mathématique de 5% et que Samuel termine une toile particulièrement réussie.

Pour ce faire, assurez-vous que les défis sont suffisamment difficiles pour que l’enfant doivent se dépasser, mais tout de même à sa portée. Soutenez-le sans faire à sa place et reflétez-lui que peu importe le résultat, l’effort fourni est une réussite en soi.

12- Ne cherchez pas à le piéger ou le prendre en défaut

Certains parents ouvrent toute grande la porte afin que leur enfant leur mentent : « Est-ce que ça s’est bien passé chez Julien? Tu es sûr? » (Alors que vous savez très bien qu’il a eu une grosse dispute.) L’enfant se retrouve alors doublement fautif puisqu’il aura à assumer le mensonge et la faute. Dites-lui plutôt directement que vous savez que ça ne s’est pas bien passé.

13- Avouez vos propres erreurs la tête haute 

N’ayez crainte ça ne le poussera pas à faire les mêmes gaffes et ne diminuera pas le respect qu’il vous porte. Il apprendra plutôt à se montrer indulgent envers lui-même et les autres.

14- Rappelez-lui régulièrement combien vous l’aimez, combien vous l’admirez et êtes heureux de l’avoir comme enfant

Dites-lui souvent des phrases comme: « Si j’avais une autre chance et que je pouvais choisir moi-même un enfant parmi tous ceux qui sont sur la terre, c’est toi que je choisirais… »

15- Faite sentir à votre enfant que ça vous rend heurimagesCARCN82Seux de passer du temps en sa compagnie

Assurez-vous de mettre régulièrement à l’horaire, des moments de plaisir en famille et ce, de façon gratuite, sans qu’il n’aie eu à le « mériter » par un comportement exemplaire.

 AU SECOURS, IL DIT QU’IL EST NUL!

Pas de panique! L’estime de soi est fragile et fluctue au cours de la vie. Le rejet d’un pair, une série de revers ou une période difficile peuvent vite influencer l’estime personnelle. L’erreur des parents : accorder une attention démesurée à ces verbalisations négatives. L’attention et l’amour ainsi reçus pourraient inciter l’enfant à reproduire de plus en plus fréquemment ce type de discours. L’accueil et l’empathie sont donc les deux meilleurs alliés du parent : « Ah oui? Tu te trouves nul? Qu’est-ce qui te fait penser ça? N’es-tu pas simplement déçu de toi aujourd’hui? » « Hum… Tu es nul ou tu es fâché contre toi-même? »

Toutefois, si ces verbalisations persistent pendant plusieurs mois et s’accompagnent d’une attitude défaitiste et d’une humeur de plus en plus maussade, il peut être pertinent de consulter un intervenant afin de vous aider à mettre en place des stratégies lui permettant de revenir à une meilleure perception de lui-même.

Nancy Doyon,

coach familial

[1] Rosenthal et Jacobson (1968), L’effet Pygmalion : Je pense donc tu es (Résumé de l’expérience de Rosenthal et Jacobson en milieu scolaire)

La discipline c’est plus que des punitions!

Comment encadrer efficacement nos enfants sans multiplier les cris, les menaces et les punitions?

Fatigué de devoir crier?

discipline

Nous témoignons de l’amour pour nos enfants en leur donnant de l’affection, en les encourageant et étant toujours présents pour eux, mais aussi en établissant un cadre clair et sécurisant. Nous voulons qu’ils soient bien dans leur peau et heureux, mais nous voulons aussi en faire des citoyens responsables et respectueux des autres autant que d’eux-mêmes. C’est en leur inculquant  des valeurs, des règles de vie, une façon de vivre que nous leurs apprenons l’autodiscipline et la responsabilisation. Malheureusement, pour plusieurs, encadrer se résume à relever chacune des erreurs de l’enfant à faire des reproches, répéter, hausser le ton et sévir alors qu’il existe bien d’autres moyens de fournir un cadre stable qui leur permettra de grandir harmonieusement.

Quelle différence entre conséquence et punition?

En fait, le mot « conséquence » n’est pas un synonyme de « punition ». Une conséquence, c’est le résultat d’un choix ou d’un geste posé. En ce sens, il y a des conséquences positives et des conséquences négatives. Si je mets beaucoup d’efforts à préparer un examen, la conséquence sera probablement une meilleure note et beaucoup de fierté, alors que si je bâcle mon travail, le résultat sera probablement moins satisfaisant.

Bien que l’utilisation des punitions s’avère parfois nécessaire et efficace afin de modifier certains comportements, il reste préférable d’utiliser, chaque fois que c’est possible, des conséquences logiques ou naturelles puisqu’elles responsabilisent davantage l’enfant. Dans certain cas, il n’est même pas nécessaire de sévir : une simple discussion ou des rappels affectueux peuvent suffire.

Il faut aussi faire attention à l’excès de mesures punitives, aux critiques incessantes et aux punitions humiliantes ou démesurées (retraits de plusieurs heures, à genoux dans le coin, laver le plancher, douches d’eau froide, etc.) Les menaces répétées sont aussi à proscrire (« Si tu ne m’écoutes pas, je t’enlève ton jouet préféré! »)

Les dangers de l’abus de mesures punitives des menaces et des critiques répétées

  • Augmentation de la colère et de l’agressivitépunition chaise
  • Envie de se « venger »
  • Déresponsabilisation (« C’est la faute de mon méchant parent »)
  • Tentatives de l’enfant de déjouer son parent (« Pas vu pas pris »)
  • Baisse de l’estime de soi (« Je suis méchant, pas aimable »)
  • Confrontations répétées, luttes de pouvoir
  • Détérioration de la relation parent/enfant
  • Climat familial négatif.

Comment susciter la collaboration de l’enfant?

  • CHOISISSEZ VOS BATAILLES! Plus on critique, moins les enfants écoutent! Alors, ne relevez pas chacune de ses erreurs et laissez passer les comportements qui n’ont que peu d’importance ou qui risquent de s’arrêter d’eux même. Rappelez-vous que vous avez bien une vingtaine d’année pour élever vos enfants! Vous pouvez donc reporter certains apprentissages à plus tard…
  • FERMETÉ ET BIENVEILLANCE: Ayez une attitude générale agréable envers votre enfant. Ayez régulièrement des moments de plaisir avec lui et assurez-vous de lui donner sa « ration quotidienne » d’amour et d’attention. Tentez d’avoir un juste dosage entre fermeté et bienveillance, chaleur et leadership.
  • FAITES LES CHOSES AVEC LUI: Accompagnez davantage l’enfant dans ce qu’il a à faire. Ce n’est pas parce qu’un enfant sait comment se brosser les dents qu’il le fera par lui-même sans supervision. Souvent, le simple fait de « faire avec » peut vous éviter de répéter vos consignes. Par exemple, si Antoine est assis devant l’ordinateur, plutôt que de lui crier 4 fois de venir dîner, vous aurez avantage à aller le voir, vous intéresser 2 minutes à ce qu’il fait, puis, avec une attitude ouverte, positive mais ferme, lui dire: « Ok, on ferme maintenant et tu viens manger mon grand. »
  • AYEZ DES RÈGLES ET DES ROUTINES STABLES: On respecte généralement mieux un patron structuré et qui semble savoir où il s’en va qu’un patron désorganisé. Écrivez, sur un carton, 5 ou 6 règles et affichez-les au mur. Faites de même avec les routines du matin et du soir. Il peut être pertinent d’utiliser des pictogrammes afin d’aider les enfants à visualiser rapidement ce qu’ils ont à faire. Si Jérôme prend son bain tous les soirs après son émission, il cessera, à la longue d’argumenter.
  • SOYEZ CLAIR: Assurez-vous aussi que vos consignes sont bien comprises par l’enfant. Énoncez des consignes, pas des souhaits! (« Range des jouets dans le bac SVP! » Plutôt que « C’est le bordel ici, ça serait bien de ranger un peu. »)
  • RESTEZ À PROXIMITÉ: Lorsque vous donnez une consigne, restez près de l’enfant jusqu’à ce qu’il ait collaboré. Votre proximité chaleureuse mais déterminée sera un incitatif à s’exécuter.
  • UTILISEZ LA « MÉTHODE 1-2-3 »
  1. Je donne une consigne claire ou de fais une demande sur un ton agréable et chaleureux. S’il ne collabore pas…
  2. Je lui demande de venir me voir (je vais le chercher au besoin), j’arrête son jeu, je lui fais vivre un petit malaise puis je lui répète ma consigne plus fermement, les yeux dans les yeux, avec une phrase courte. « Justin, je voudrais que tu ranges tes jouets tout de suite, compris? » Je m’assure qu’il a bien compris ce que j’attends de lui. Je peux lui annoncer la conséquence qui s’en vient ou donner un choix clair. S’il ne collabore toujours pas…
  3. Conséquence immédiate, sans attention et surtout sans argumentation. (Conséquence logique ou retrait selon la situation)
  • FAITES UN DÉCOMPTE: Lorsque vous donnez une consigne et qu’il ne s’exécute pas (surdité sélective…) comptez à rebours 5-4-3-2-1-0 puis agissez (par exemple, prenez-le par la main pour l’amener à la tâche demandée, fermez la télé, etc.,) Il apprendra vite que lorsque vous commencez le décompte, vous êtes sérieux!
  • DONNEZ-LUI DES CHOIX CLAIRS et laissez-le les assumer ensuite. Par exemple : « Si tu vas prendre ton bain tout de suite, on aura le temps pour une histoire. Par contre, si tu veux, tu peux jouer encore 10 minutes mais après le bain c’est dodo. Qu’est-ce que tu préfères? » (ATTENTION! Si vous lui lisez tout de même une « toute petite histoire de rien du tout », vous lui apprenez à manipuler…) « Tu manges ce que j’ai préparé sans rouspéter ou tu ne manges rien jusqu’à la collation. C’est toi qui choisis. »
  • ÉVITEZ LES MENACES: Remplacez les « si » et les « sinon » (menaces) par des « quand ». Par exemple, plutôt que de dire « Range ta chambre SINON tu n’iras pas jouer dehors avec tes amis et arrête de lambiner! », on dira plutôt : « Tu pourras aller jouer dehors, QUAND tu auras rangé ta chambre. Dépêche-toi, tu pourras sortir plus vite! » C’est plus respectueux, l’enfant est moins sur la défensive et l’obligation reste la même…

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 D’autres façons de favoriser la collaboration de l’enfant :

  • LE SOMMEIL: Assurez-vous que votre enfant dort suffisamment (10 à 12 heures par jour incluant les siestes pour un enfant de moins de 6 ans, 8 à 10 heures pour les plus vieux). Un enfant fatigué est souvent agité et colérique.
  • DIMINUER L’EXPOSITION AUX ÉCRANS: Puisque les jeux vidéos hypnotisent la plupart des enfants et font grimper leur taux d’adrénaline et de cortisol dans le sang, la plupart des enfants collaborent mieux et maîtrisent mieux leurs émotions quand on diminue le temps passé devant les écrans.
  • LA DISCUSSION: Aidez-le à voir de façon concrète les effets de ses gestes : « Regarde! Juliette fait un beau sourire! Elle est contente que tu lui prêtes ton camion! Tu vois, elle veut jouer avec toi! Est-ce que ça te fait plaisir quand elle veut jouer avec toi? » « Tu vois, puisque tu m’as aidé à débarrasser la table, il me reste un peu de temps pour faire un jeu avec toi! »
  • LES CONSÉQUENCES NATURELLES: Laissez l’enfant vivre les conséquences naturelles de ses gestes et trouver AVEC lui (et non à sa place…) ce qu’il fera la prochaine fois.
  • LA RÉFLEXION: Apprenez-lui à réfléchir sur son comportement et celui des autres afin qu’il intègre des valeurs et comprenne les effets de nos gestes sur les autres et sur la relation qu’on a avec eux. Par exemple : lui demander son avis sur le comportement des gens à la télé et ce qu’il aurait fait à leur place.
  • LE TON DE VOIX: Ayez une attitude et un ton de voix approprié à la gravité du comportement. Faite attention à ne pas constamment utiliser un ton brusque et faites preuve de chaleurs et d’humour dans les interventions du quotidien. Toutefois, sans crier, il est important d’avoir un ton très ferme lorsque l’enfant pose des gestes dangereux ou violents.
  • LE CALME: Cessez de courir! Prenez le temps de régler les situations avec une attitude posée. Vous aurez ainsi beaucoup plus d’impact.
  • LA VALORISATION: « Arrosez les fleurs, pas les mauvais herbes! » Sachez reconnaître et valoriser les bons coups et les qualités de vos enfants de façon sincère et spécifique : « Bravo, j’ai bien vu que tu étais très en colère contre ta soeur il y a quelques minutes et tu avais bien raison. Mais au lieu de te fâcher et de l’insulter, tu as pris une grande respiration et tu lui as exprimé clairement et calmement que tu n’avais plus envie de jouer avec elle. C’est une très bonne façon de faire! » plutôt que « Bravo champion! » ou « Tu as été gentil. »

Si vous avez pris l’habitude de crier et menacer de façon régulière afin de vous faire obéir, n’hésitez pas à consulter un professionnel afin de renverser la vapeur et ramener un climat familial plus agréable.

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10 trucs simples pour améliorer la capacité d’attention et l’autocontrôle chez l’enfant

Mis en avant

Votre coco a du mal à maintenir son attention, est agité et impulsif? Ce n’est pas forcément un TDA/H. Avant de foncer chez le neuropsychologue pour une évaluation ou à la pharmacie pour de la médication, tentez d’abord de mettre en place ces quelques conseils.

L’attention, la concentration et l’autocontrôle varient d’une personne à l’autre. Toutefois, une  difficulté à rester attentif ou un surplus d’énergie ne signifient pas forcément que l’enfant est hyperactif ou présente un TDA/H. Plusieurs éléments peuvent influer sur les capacités attentionnelles et l’autocontrôle. Ainsi, la fatigue, le stress, une personnalité anxieuse, un manque d’intérêt pour la matière ou encore des difficultés académiques peuvent rendre plus difficile la concentration et augmenter l’envie de bouger.

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difficultés d’attention

Imaginez un instant que vous devez assister à une formation toute la journée, sur un sujet qui ne vous intéresse pas, alors que vous êtes fatigué ou préoccupé. Auriez-vous du mal à rester attentif et calme? Si, en plus les chaises sont inconfortables, le formateur ennuyeux et que vous avez du mal à comprendre la matière, que se passerait-il? Je crois qu’on en demande beaucoup à nos cocos qui sont à un âge où ils ont bien davantage envie de jouer.

Mais est-ce que la seule solution est de donner des psycho-stimulants à nos enfants (Ritallin et autres?) Pour connaître ma position sur la médication pour les enfants, je vous invite à visionner cette vidéo:

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Ceci dit, les enfants doivent tout de même aller à l’école et apprendre. Il importe donc d’aider l’enfant à développer progressivement ces habiletés puisqu’elles sont essentielles à sa réussite scolaire et sociale. Même l’enfant qui souffre d’un réel TDA/H, qui lui est un désordre neurochimique, aura avantage à revoir certaines habitudes afin d’optimiser ses chances d’améliorer sa concentration et son autocontrôle.

Je vous propose donc une formation vidéo GRATUITE dans laquelle vous trouverez « Ma prescription » pour développer l’attention, la concentration et mieux gérer l’impulsivité des enfants.

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Voici également 10 pistes quelques pistes d’intervention:

1.   Répondre au besoin de bouger

Pour l’enfant qui a « du gaz d’avion », l’énergie qu’il doit déployer pour rester calme en classe, si son besoin de bouger n’est pas respecté, risque fort de nuire à ses capacités attentionnelles et faire augmenter l’agressivité.

  • Lors de la routine, prévoir des activités où l’enfant pourra dépenser son énergie avant les périodes où il doit rester calme (matin avant l’école, avant les repas, avant les devoirs, avant d’aller au lit, etc.).
  • Fournir à l’enfant quelque chose qui occupe ses mains ou ses pieds pendant qu’il doit rester calme : balle antistress, corde avec nœuds à défaire, élastique à cheveux, pâte à modeler, crayons, etc.

2.  Réduire les sources de stress et la stimulation

Le stress est un des facteurs qui influence le plus les capacités d’attention et l’autocontrôle. Nos enfants sont aussi souvent sur-stimulés et leur « disque dur » est trop souvent surchargé d’informations.

  • Limiter le bruit et réduire l’éclairage (lumière du jour lorsque c’est possible plutôt que des néons et lumière tamisée le soir).
  • Ralentir le rythme de vie, diminuer le nombre d’activités      structurées et relaxer les weekends plutôt que d’organiser des sorties familiales.
  • Diminuer la pression qu’on met à l’enfant afin qu’il aie une conduite irréprochable et réduire le nombre d’intervention et de reproches (« Ne fais pas ça ! Tu vas le briser ! », « Dis bonjour à la dame ! Tu pourrais sourire ! », « Ne touche pas à ça ! Mange comme il le faut… ») Choisir les interventions essentielles et laisser tomber le reste.
  • Arrêter de bousculer constamment les enfants: (« Grouille ! Dépêche ! ») et lui laisser le temps de respecter votre consigne avant de répéter.

3.  Augmenter les heures de sommeil

Puisqu’un  déficit de sommeil peut grandement perturber les capacités d’attention:

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fatigue enfant

  • Coucher l’enfant 30 à 45 minutes plus tôt, quitte à permettre quelques minutes de lectures.
  • Ne pas les laisser se coucher trop tard les week-ends. On leur fait plaisir sur le coup mais on leur nuit à moyen terme.
  • Faire des siestes les week-ends

4.  Adopter une saine alimentation

L’alimentation, c’est l’essence que nous fournissons à notre cerveau. De l’essence de mauvaise qualité peut « encrasser » le moteur et nuire à son fonctionnement. En ce sens, je vous suggère donc de:

  • Réduire la quantité d’aliments industriels.
  • Manger moins de sucre, de gras, de colorants et d’agents de conservation.
  • Porter une attention particulière au déjeuner: pas trop de sucre (ex: Nutella, jus), ajouter des protéines et des fibres.
  • Vérifier si l’enfant ne pourrait pas avoir des intolérances alimentaires (lactose, gluten, etc.) Une mauvaise digestion peut influer grandement sur l’attention et l’humeur.
  • Ajouter des omégas 3 à l’alimentation (poissons, noix de grenoble, graines de lin, suppléments) et vérifier si l’enfant n’aurait pas une carence en fer ou en zinc.

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TDAH

5.  Réduire le temps devant les écrans

Plusieurs études ont démontré l’impact négatif de l’exposition exagérée aux écrans sur la concentration, l’impulsivité et sur le sommeil des enfants et des adultes.

  • Diminuer les heures passées devant les écrans (téléphone, ordinateur, tablette, jeux vidéo et télé) à 2h par jour au maximum (et c’est énorme 2h!). Si possible, les interdire la semaine. Ne permettre AUCUN temps d’écran avant d’aller à l’école. Les écrans, de par les hormones qu’ils font sécréter au cerveau (adrénaline, cortisol, dopamine entre autre) grugent de façon extraordinaire les capacités attentionnelles de l’enfant et stimulent l’agitation et l’agressivité.
  • Porter également une attention au contenu auquel l’enfant est exposé. Les jeux et les films violents augmentent l’agitation et l’impulsivité.

6.  Augmenter le temps de lecture

La lecture, en plus de favoriser le calme, développe les capacités attentionnelles, l’imaginaire et contribue grandement au développement des facultés cognitives.

  • 20 à 30 minutes de lecture par jour peuvent faire une énorme différence sur les résultats académiques, quitte à lire avec lui.
  • Déployez des efforts afin de trouver un type de lecture ou une série qui plaira à votre enfant.
  • On peut offrir à l’enfant un vingt minutes de lecture au coucher. « Tu lis ou tu te couches tout de suite… » à la longue, il risque de développer un goût pour la lecture.

7.  Faire régulièrement des jeux de table et de société (30 minutes de jeu par jour)

Les jeux de société sont un excellent moyen d’entraîner, à travers le

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jeux de société

plaisir, les capacités de l’enfant à attendre son tour, réfléchir et trouver des stratégies, faire des liens de cause à effet, anticiper des situations, gérer ses émotions, etc.)

  1. Jouer à des jeux qui demandent de la concentration : casse-têtes, jeux de mémoire et de logique (Ottello, dames, Rummy, etc.)
  2. S’assurer que l’enfant s’amuse et qu’il vit des réussites : choisir des jeux adaptés à ses capacités intellectuelles et à sa capacité d’attention pour qu’il puisse terminer le jeu.
  3. Faire des jeux où l’enfant doit se concentrer sur plus d’une chose à la fois, par exemple :
  • Sauter sur le rythme de la musique tout en obéissant à des consignes visuelles et arrêter de courir lorsque la musique arrête;
  • Marcher sur une ligne en chantant une chanson ou en répondant à des questions de l’éducatrice;
  • Jouer à la tag tout en tentant de garder une balle de golf dans une cuillère, etc.

8.  Faciliter l’apprentissage:

Puisque tous les enfants n’ont pas les même besoins ni la même façon d’apprendre et d’encoder l’information:

  • Utiliser les trois styles d’apprentissage :

Auditif/verbal : expliquer brièvement avec des mots…

Visuel/concret : montrer ce qu’on veut, faire une démonstration, utiliser des pictogrammes, tenir l’objet concerné…

Kinesthésique/expérientiel : Faire vivre l’expérience, faire des mises en situation, amorcer le mouvement, tenir par la main, caresser le dos, associer l’apprentissage à un mouvement, faire manipuler, etc.

  • Parler et agir lentement pour lui laisser le temps de comprendre, d’assimiler et de traiter l’information.
  • Garder une attitude ouverte et joviale avec l’enfant lors des situations d’apprentissage et tenter d’éveiller sa curiosité.
  • Lorsqu’il est fatigué et a du mal à se concentrer, lui permettre des pauses plus fréquentes, lui servir son breuvage préféré, l’encourager, lui permettre d’écouter de la musique (ça peut aider à la concentration parfois).
  • S’assurer également qu’il est confortable (Est-ce que sa chaise lui permet d’avoir les pieds au sol? Est-ce que sa table de travail est à une hauteur confortable pour lui?) et à l’abri des distractions visuelles et auditives.

9.  L’aider à se calmer lorsqu’il est trop agité

  • Baisser le ton, parler peu et tamiser les lumières.
  • L’amener près de vous, lui caresser le dos, jouer avec ses mains ou ses doigts, lui donner un bisou, etc. Les enfants agités sont souvent kinesthésiques et réagissent bien au toucher si celui-ci est doux et chaleureux.
  • Lui demander de respirer profondément et lentement 5 ou 6 fois en fermant les yeux ou en fixant un point au sol.
  • Le diriger vers une activité calme (dessin, livres, blocs Lego, bac de stimulation tactile, etc.) pendant quelques minutes ou l’inviter à prendre un bain ou une douche.
  • Faire une activité de relaxation : massage, méditation, visualisation, contraction/décontraction des muscles, etc.
  • Le valoriser lorsqu’il est calme, lui donner de l’attention et l’aider à en prendre conscience.

10. Être indulgent

Puisque les difficultés à se concentrer et maîtriser son agitation sont souvent bien dures à contrôler pour l’enfant:

  • Éviter de le culpabiliser pour son agitation, son manque d’attention et ses oublis;
  • L’amener également à être indulgent envers lui-même en lui soulignant qu’il est en apprentissage, en lui reflétant ses efforts et en lui rappelant que tout le monde, même les adultes, font aussi des oublis, des erreurs et manquent parfois d’autocontrôle.
  • Être aussi indulgent envers soi-même, comme parent, car dieu que c’est difficile de rester patient avec un enfant qui bouge comme un ver à choux, est distrait, perd tout et s’emporte à la moindre frustration! De toute façon, en vous pardonnant vos impatiences, vous serez alors un excellent modèle pour vos enfants!

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TDAH

 

Je vous propose aussi  ma chronique radio réalisée pour Rythme FM

Rythme FM Mauricie

Chronique radio SOS Nancy à Rythme FM Mauricie tous les mercredis matin 7h50

Trouble de l’attention avec ou sans hyperactivité TDA/H – 29 janvier 2014

 

Des conférences ou des formations en salle traitant de ce sujet sont aussi offertes aux parents, enseignants et aux éducatrices en milieu de garde. Pour consulter la liste complète des formations, cliquez ici.Nancy Doyon

Le principe des chips molles…

Quels comportements rapportent le plus d’attention à vos enfants?

chips

Le principe des chips molles

Dans mon livre, Parent gros bon sens, et lors de mes conférences, je compare souvent l’attention que l’on porte aux enfants à des croustilles. Cette métaphore a beaucoup fait réagir les gens qui m’en parlent très fréquemment. Voici donc la « célèbre » théorie des chips molles.

Imaginons que vous donnez à un enfant le choix entre deux bols de chips : un bol de bonnes chips fraîches et croustillantes et un bol de chips molles (vous savez, ces chips qui sont restés trop longtemps dans l’armoire chez grand-mère et qui sont devenues humides?) Lesquelles choisira-t-il? Les croustillantes, bien entendu! Mais s’il ne reste plus de chips croustillantes ou si elles sont hors de portée et qu’il a le choix entre les chips molles ou pas de chips du tout, que choisira-t-il? Eh bien, il goûtera probablement aux molles, juste pour voir… Et puis s’il est un tantinet gourmand, il en mangera encore un peu, puis encore…

Comparons maintenant les chips à l’attention que l’on porte à un enfant. L’attention positive, les discussions, la valorisation, les jeux et le temps de qualité sont comparables aux croustilles fraîches, alors que l’attention négative, les réprimandes, les critiques et les ordres s’apparentent aux croustilles défraîchies. Bien entendu, tout enfant préfère l’attention positive aux réprimandes mais, il faut bien l’avouer, les parents sont souvent occupés et l’enfant n’a pas toujours accès à l’attention positive dont il a besoin. Il est alors tenté de « piger dans le bol de chips molles » et obtient souvent une pleine ration d’attention en adoptant des comportements répréhensibles. Vaut mieux de l’attention négative que pas d’attention du tout. Si vous donniez des croustilles à un enfant chaque fois qu’il se conduit mal, seriez-vous surpris de constater que ses mauvais comportements persistent?

ENVIE DE VOIR LA VIDÉO À CE SUJET?  ( cliquez sur l’image)

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Chez-vous? Quel est le meilleur moyen d’obtenir des chips (de l’attention)? Par exemple, à table, lequel des enfants reçois le plus d’attention? Celui qui mange sagement ou celui qui rechigne sur ce qu’il y a dans son assiette? Pour votre enfant, est-ce pluschips payant de s’habiller « comme un grand » ou bien à la vitesse d’un escargot anémique? à l’heure des devoirs et leçons, quelle attitude apportera le plus de croustilles? L’autonomie ou une attitude geignarde?

L’attrait des chips molles est particulièrement fort chez les enfants de moins de six ans. En effet, la plupart des mauvais comportements des enfants de cet âge visent à combler un désir d’attention. Regardez-les vous surveiller du coin de l’œil pour s’assurer qu’ils ont bien été vus lorsqu’ils se dirigent vers la plante interdite! Et avez-vous remarqué la vitesse à laquelle ils se jettent sur le bol de chips molles lorsque vous êtes occupé au téléphone ou à une tâche et que les chips croustillantes sont hors de portée? Il s’agit qu’on aille à la salle de bain pour qu’ils aient tout à coup mille questions à poser. Pourquoi? Hé bien certains enfants manquent effectivement d’attention, soit parce que leur parents sont très occupés ou en raison d’une situation temporaire (déménagement, arrivée d’un bébé, séparation, etc.), d’autres, au contraire, ont été habitué depuis leur naissance à l’omniprésence de l’attention parentale et ne se sentent pas bien lorsqu’on bouscule leur habitudes. D’autres encore sont simplement de petits gourmands au tempérament extravertis qui ressentent beaucoup de plaisir à attirer l’attention sur eux. Finalement, il y a aussi certains enfants anxieux qui semblent vivre un grand malaise lorsque l’attention des personnes importantes pour eux n’est pas disponible. Ils semblent incapable de ce centrer sur eux-mêmes et ressentent une forme de panique devant le « vide relationnel » qu’ils tenterons de combler par tous les moyens. Ce type d’enfant aura peut-être besoin d’un soutien psychologique afin de mieux comprendre ce qui se passe en lui et mieux gérer son anxiété.

Mais regardons maintenant un exemple d’enfants en recherche de croustilles…

L’agitation d’Étienne

On demande un jour mes services dans un centre de la petite enfance pour un jeune homme de 4 ans plutôt turbulent. En effet, Étienne semble avoir du mal à rester en place, fait la sourde oreille aux consignes, a du mal à attendre son tour, monopolise les discussions de groupe et frappe souvent ses pairs, parfois sans raison apparente. Les éducatrices perçoivent bien que l’enfant recherche l’attention de façon négative, mais elles ne savent plus trop comment l’encadrer puisqu’il semble prendre plaisir à s’opposer, quitte à en assumer les conséquences négatives. Elles soulignent qu’il semble très heureux lorsqu’il est valorisé et qu’il collabore bien lorsque l’éducatrice lui accorde l’attention exclusive.

Je vais donc l’observer dans son groupe. À peine suis-je arrivée qu’il grimpe sur mes genoux et m’assaille de questions. Dès que je m’adresse à un autre enfant, on sent l’agressivité et le désarroi monter en lui. Très rapidement, je constate qu’il cherche de l’attention. En effet, lorsque des consignes sont données au groupe, il fait mine de ne pas avoir entendu et surveille l’éducatrice du coin de l’œil. Lorsqu’elle intervient directement auprès de lui, il obtempère, mais seulement lorsqu’elle le regarde. Il s’organise constamment pour faire répéter les adultes, tente d’être le centre d’attention des pairs, ne tolère pas le partage des jouets et s’empresse de pousser quiconque reçoit un peu d’amour de la part de l’éducatrice. Tout en évaluant Étienne, j’observe aussi les interventions des éducatrices (que je trouve formidables, soit dit en passant). Dans mon cahier, pour chaque croustille molle, c’est-à-dire chaque fois qu’une éducatrice intervient de façon négative ou qu’elle accorde de l’attention à Étienne suite à un mauvais comportement de sa part, j’inscris un crochet (√) et pour chaque croustille fraîche, donc chaque fois qu’Étienne est valorisé et qu’il reçoit de l’attention suite à un comportement positif, j’inscris une étoile (*). Au bout d’une heure trente, malgré l’excellence des interventions des éducatrices, Étienne avait amassé 32 crochets (ou chips molles) pour seulement 3 étoiles (chips croustillantes)! Il n’est donc pas très étonnant de constater que les comportements négatifs persistent…

 Je suis ensuite allée observer Étienne chez lui. Les parents étaient bien inquiets des comportements de leur fils à la garderie, mais disaient ne pas avoir ce genre de problème à la maison. Ils avouaient toutefois que leur fils exigeait beaucoup d’attention, était incapable de jouer seul et devenait agité lorsqu’il y avait des invités à la maison. Ils ne comprenaient pas la recherche d’attention de l’enfant puisque, disaient-ils, ils lui en donnaient beaucoup.

En effet, pendant l’entrevue avec les parents, Étienne a multiplié les demandes. Ses parents lui ont toujours répondu avec empressement, même lorsque le moment était très mal choisi. Par exemple, alors que son père était au téléphone avec un client, Étienne lui a posé une question. Monsieur a alors fait attendre son client au bout du fil afin de répondre à son fils. Lorsqu’ils ne pouvaient répondre par l’affirmative, les parents prenaient chaque fois un long moment afin de justifier leur refus et offrir à l’enfant une solution de rechange. Madame a avoué que le soir et les fins de semaine, toute la vie familiale tournait autour d’Étienne. L’un des parents jouait avec lui alors que l’autre préparait les repas, ils allaient ensuite jouer au parc, tous ensemble, et les tâches ménagères étaient généralement effectuées lorsque le garçon dormait.

Étienne avait été ardemment désiré par ses parents, qui ont mis plusieurs années à le concevoir. Il resterait donc enfant unique et les parents, bien intentionnés, avaient convenu de se consacrer entièrement à leur fils. Maman était restée à la maison avec lui jusqu’à l’âge de trois ans et elle a vécu beaucoup de culpabilité lorsqu’elle a dû « l’abandonner » à la garderie. Elle tentait donc de maximiser toutes les précieuses minutes passées avec son enfant.

Étienne semble donc avoir bénéficié d’énormément d’attention depuis sa naissance. On l’a habitué à ce que les croustilles soient disponibles en permanence. Pour lui, obtenir de l’attention, jouer avec un adulte et être le centre de l’univers n’est donc pas un privilège qu’il peut apprécier, mais un droit. Il devient très anxieux dès que qu’il n’a pas accès à cette attention. Avec les meilleures intentions du monde, ces parents ont quelque peu gâté leur fils. Ils l’ont conditionné à rechercher l’attention constante et celui-ci est devenu incapable de vivre le moindre délai dans ses demandes.

Plan d’action

 J’ai donc demandé aux parents de « sevrer » progressivement Étienne et de l’entraîner à devenir plus indépendant. D’autre part, j’ai demandé au service de garde d’aider l’enfant à mieux tolérer le partage de l’attention en restant plus près de lui, en le touchant et en le regardant régulièrement afin de le sécuriser, en lui tenant la main dans les déplacements et en l’aidant à choisir ses jeux. Bref, je leur ai demandé de lui accorder davantage d’attention dans les transitions et suite aux bons comportements. D’autre part, j’ai demandé tant aux parents qu’aux éducatrices de réduire au minimum l’attention qui est offerte à Étienne lorsqu’il agit de manière indésirable.

 Alors on fait quoi?

  1. Donnez-lui davantage d’attention lorsqu’il se comporte bien et valorisez les bons coups

Malheureusement, il est souvent plus naturel pour les adultes de relever les mauvaises conduites des enfants que de porter attention à leurs gestes positifs. En tant qu’éducateur, vous devez pourtant vous assurer qu’il sera plus « payant » pour l’enfant de bien se comporter que de rechercher négativement votre attention.

  1. Concentrez votre attention sur le positif.

À quoi vous sert-il de lui lire une histoire si vous le réprimandez sans cesse afin qu’il reste bien assis? Assurez-vous de donner le moins d’attention possible aux mauvais comportements, quitte à intervenir avec humour ou à détourner son attention, et ayez du plaisir tout en renforçant ses bons comportements.

  1. Pour chaque chips molle, donnez trois chips croustillantes!

Donc, chaque fois que vous critiquez l’enfant, tentez de le valoriser ou de lui donner de l’attention positive environ trois fois. Un clin d’œil, un bisou sur le front ou un regard affectueux sont souvent suffisants pour faire sentir votre fierté à l’enfant et lui enlever l’envie de grappiller quelques chips molles.

  1. Donnez-lui sa ration quotidienne de chips imagesCA2N4DU4croustillantes

Assurez-vous de donner de l’attention positive de façon régulière et prévisible. Les jeunes enfants ont besoin d’au minimum trente minutes d’attention positive par jour. Chez les plus vieux, dix à vingt minutes peuvent être suffisantes. Je vous suggère de prévoir cinq minutes le matin au lever (en réveillant l’enfant avec des caresses ou une chanson douce ou encore en l’aidant chaleureusement à s’habiller), de cinq à dix minutes au retour de l’école ou de la garderie (faites un petit jeu, discutez de sa journée et de la vôtre, etc.) et de cinq à dix minutes au coucher (racontez une histoire, proposez-lui un massage, etc.). Les weekends, prenez une heure pour jouer avec lui et amusez-vous vraiment…

  1. Cessez de répéter, ils ne sont pas sourds!

Plus vous répétez, plus ils vous feront répéter! Quand l’enfant fait « de la surdité sélective » et ignore vos consignes, il est tout à fait inutile de répéter. Vous le gavez de chips molles et il attendra que vous montiez le ton avant de s’arrêter.

Lorsque vous donnez une consigne et que votre enfant ne la respecte pas, plutôt que de répéter ou de crier, offrez lui un autre type de signal. Par exemple, faites un compte à rebours : 5, 4, 3, 2, 1, 0. Ensuite, agissez (prenez-le par la main pour l’amener à la tâche demandée, fermez la télévision, enlevez-lui son assiette, etc.) ou appliquez une conséquence logique. Il apprendra vite que lorsque vous commencez le décompte, vous êtes sérieux!

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La programmation neurologique: Comment se développent les habitudes chez les enfants

Habitudes enfantsPlusieurs comportements indésirables des enfants ne sont simplement que la résultante d’une mauvaise habitude (plusieurs défauts des adultes aussi d’ailleurs)! Pas tous, évidemment! Certains comportements peuvent être le symptôme d’une problématique plus complexe ou simplement l’expression d’un besoin. Toutefois, même si on déteste tous se le faire rappeler, l’humain répète chaque jour une quantité incroyable de gestes et de stratégies de façon tout à fait inconsciente et automatique. Certains de ces comportements sont malheureusement néfaste pour l’enfant et son entourage et devront être réorientés.

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COMMENT FONCTIONNE NOTRE CERVEAU?

Voici une petite leçon (très vulgarisée) sur le fonctionnement du cerveau humain: à l’intérieur de celui-ci, nous avons des neurones. Puis, chaque fois que nous posons un geste, une liaison se crée entre deux neurones (synapse). Ainsi, chaque fois que nous reproduisons un même geste, une synapse se colle sur la précédente de telle sorte que l’information passe de plus en plus rapidement d’un neurone à l’autre.    Voilà comment se créent les automatismes.

Prenons l’exemple de l’apprentissage du vélo. Vous avez peut-être oublié votre propre expérience, mais quand un enfant apprend à conduire une bicyclette à deux roues, il doit penser à chacun de ses gestes au début afin de ne pas perdre l’équilibre. Progressivement, à force de répétition, la coordination des mouvements devient de plus en plus facile et, un jour, il enfourchera son vélo et pourra partir à l’aventure en riant avec ses amis, sans penser à ce qu’il fait. Une fois cet apprentissage bien acquis, plus jamais il ne « désapprendra » le vélo et, dix ou vingt ans plus tard, s’il reprend une bicyclette, il saura rapidement comment s’y prendre.

C’est un peu la même chose lorsqu’on apprend à conduire une automobile à transmission manuelle. Au début, chacune des opérations est pensée et exécutée de façon consciente. La moindre distraction et voilà que le moteur cale. Puis, à force de répétition, si l’on s’exerce un peu tous les jours, on devient plus habile.  Environ un mois plus tard, on peut conduire tout en écoutant la radio et en discutant avec les enfants assis derrière.

 CHANGER UNE MAUVAISE HABITUDE

Selon certains chercheurs, il suffit de refaire entre 21 et 30 fois les mêmes gestes afin qu’ils s’enracinent et se transforment en automatisme. Plus une habitude est ancrée depuis longtemps, plus il est difficile de s’en défaire. En fait, puisque les liens synaptiques ne se brisent pas, on ne peut faire disparaître une mauvaise habitude sans en créer une autre pour la remplacer. Toutefois, transformer une habitude et la remplacer par une autre peut être long, car plus le circuit neuronal est ancré depuis longtemps, plus le cerveau aura tendance à emprunter ce « bon vieux chemin » plutôt que le nouveau. Le changement demandera donc un bon entraînement et davantage d’efforts conscients. Il peut donc s’étendre sur une période de trois à six mois…

Comment peut-on appliquer cette méthode afin de modifier les comportements des enfants? Sachez qu’à la naissance, leur petit réseau neurologique est vierge. C’est donc nous qui le créons à partir des expériences que nous leur faisons vivre. La capacité de s’endormir est la première habitude que nous créons chez eux : bercez-vous votre chérubin chaque fois jusqu’à ce qu’il s’endorme? Eh bien! Après un mois, il y a de fortes chances qu’il n’arrive plus à s’endormir sans être balancé et que lorsqu’il se réveille durant la nuit, il pleure non pas parce qu’il DÉSIRE être bercé, mais parce qu’il en a BESOIN pour se rendormir. Il s’endort en tétant? Il aura besoin de téter pour se rendormir. On pourrait donc entraîner bébé à s’endormir seul dans son lit de façon à ce qu’il puisse se rendormir par lui-même s’il se réveille la nuit. On peut bien sûr le bercer et le cajoler quelques minutes avant, mais on le déposera dans son lit avant qu’il ne s’endorme. Bébé s’endort tous les soirs en pleurant? Il pourrait développer l’habitude de pleurer pour s’endormir.

Puisque les enfants intellectualisent peu les choses, ils agissent bien souvent de façon impulsive et fonctionnent par association émotive. Généralement, ils agissent d’abord un peu par hasard, puis, constatent l’effet que produit leur comportement. Ils cherchent, à tâtons, à répondre a un besoin ou un désir. Si la sensation qui découle de leur action est agréable, ils recommenceront, consciemment cette fois, dans le but d’obtenir la même réponse satisfaisante. Après l’avoir répétée une trentaine de fois, leur action deviendra une habitude et les gestes deviendront automatiques. Ils n’auront donc plus besoin d’obtenir une réponse agréable ou un gain quelconque…

Prenons l’exemple de l’enfant qui est jaloux du nouveau bébé de la famille et qui, pour avoir de l’attention, a développé l’habitude de faire des bêtises. Quel est son besoin, sont intention positive? Obtenir de l’attention. On doit donc lui enseigner des moyens positifs d’obtenir de l’attention et on l’aider à s’entraîner à utiliser ces nouveaux moyens plutôt que les anciens. Cette façon de faire lui évitera bien des conséquences et punitions tout en respectant son besoin.

Nous faisons, chaque jour, de façon programmée et souvent tout à fait inconsciente, une quantité infinie de gestes et avons plusieurs réactions et pensées: verrouiller les portes de la voiture, ouvrir la lumière en entrant dans la salle de bain et la fermer en sortanhabitudet, tirer la chasse d’eau, faire son lit, etc. Changez les couverts de place seulement pour voir combien de fois vous ouvrirez la mauvaise armoire!

On peut toutefois utiliser la programmation neurologique afin d’aider nos enfants à développer des automatismes plus agréables, dont plusieurs comportements liés au développement de l’autonomie.

Il s’agit simplement de se rappeler qu’à force de le répéter, un comportement PEUT devenir une habitude.

Par exemple, à l’heure du bain, vous pourriez faire une liste de chacune des étapes (faire couler l’eau, aller chercher le pyjama, sortir une serviette, etc.) et accompagner l’enfant pendant 21 jours afin de l’aider à les réaliser, et ce, toujours dans le même ordre, en relâchant graduellement le soutien jusqu’à ce qu’il soit entièrement autonome dans sa routine. Vous devrez évidemment intervenir de façon chaleureuse et détendue afin que l’association émotive soit positive. Si l’adulte fait des reproches et des soupirs exaspérés, l’enfant risque d’avoir bien du mal à intégrer la routine puisque confronté à une situation désagréable, son cerveau est programmé à fuir ou se défendre.

.QUE FAIRE?

  • Tentez d’abord de déterminer si le comportement indésirable de l’enfant est circonstanciel, s’il est exécuté de façon volontaire et consciente ou s’il semble devenu une habitude plus profonde, un automatisme.
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  • Observez-vous vous-même : réagissez-vous toujours de la même manière à ses comportements? Alimentez-vous sa réaction?
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  • Changez d’abord votre façon de faire et tentez de briser la chaîne réactionnelle. Par exemple, si l’enfant fait invariablement une crise au moment de s’habiller le matin, on peut changer l’endroit ou le moment où il s’habille, s’habiller en chantant une comptine, etc. Vous devrez, bien sûr,  créer une association émotive positive en lui donnant beaucoup d’attention et de chaleur pendant qu’il s’habille et très peu lorsqu’il refuse de le faire ou s’oppose. Personnellement, j’ai moi-même habillé ma fille les matins de semaine jusqu’en deuxième année et ce qui était au départ une source de tension est devenu un moment doux et agréable permettant ainsi de commencer la journée sur une note positive. Je l’ai aidé à développer son autonomie les week-ends puisque nous étions moins pressées.
  • Cherchez la fonction du comportement. À quel besoin l’enfant cherche-t-il à répondre par ces gestes? Que veut-il obtenir ou éviter? Quels sont ses gains? Quelle est l’intention positive derrière ses actions?
  • Remplacez le comportement inapproprié par un comportement plus positif mais qui préserve ses gains et répond à son besoin. Enseignez-lui, par des exemples et des mises en situation, ce que vous attentez de lui et assurez-vous qu’il ressent du plaisir à adopter ce nouveau comportement.
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  • Plutôt que de multiplier les reproches et les punitions, devenez entraîneur! Adoptez une attitude motivante et responsabilitéaccompagnez votre enfant dans l’exécution des différentes étapes de son nouveau circuit neuronal! Par exemple, si Justin a pris l’habitude d’arracher les jouets de sa petite sœur et que vous désirez l’entraîner à les demander avec des mots, surveillez-le et, lorsque vous le voyez se diriger vers sa sœur, interceptez-le et accompagnez-le afin de l’aider à formuler sa demande verbalement. Si vous réussissez à lui faire exécuter une trentaine de fois cette opération, il commencera probablement à en adopter l’habitude et vous n’aurez plus qu’à diminuer progressivement votre soutien et valoriser ses efforts.
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  • Utilisez la programmation neurologique afin de créer des automatismes profitables pour l’enfant. Assurez-vous d’abord de créer des associations émotives agréables en ce qui concerne les différentes tâches. (Les devoirs, par exemple, ne doivent pas être perçus comme une tâche dont on doit se débarrasser, mais plutôt comme un moment d’apprentissage intéressant. Assurez-vous donc de garder une attitude ouverte, exempte de reproches et d’exaspération…). Établissez ensuite une séquence d’actions, puis accompagnez l’enfant dans les différentes étapes pendant environ un mois, pour relâcher progressivement votre soutien, mais tout en continuant de motiver et valoriser votre jeune.
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  • Il peut être intéressant d’utiliser un système de motivation, afin de motiver l’enfant à amorcer un changement et dans le but de créer une association émotive positive. Par exemple, vous pourriez lui remettre une médaille ou un jeton chaque fois qu’il a exécuté convenablement sa routine, lesquels peuvent être collectionnés, puis, échangés contre un privilège ou une activité récompense.

Finalement, rappelez-vous que si votre enfant a développé une mauvaise habitude, vous ne pouvez pas lui demander de cesser son comportement sans le remplacer par un autre, plus adéquat.

Soyez patients! Il peut avoir besoin de trois à six mois d’entraînement pour le faire.

Le mensonge chez les enfants…

Pourquoi? Comment réagir?

 Surtout chez les tout-petits, le mensonge est souvent davantage une manifestation de l’imaginaire enfantin qu’une réelle intention de vous « embobiner ». Les enfants mentent naturellement.

À vous de voir si mentir sera « PAYANT » pour l’enfant. 

yeux fachésPOURQUOI LES ENFANTS MENTENT-ILS?

La fabulation

Surtout chez les tout-petits, le mensonge est souvent davantage une manifestation de l’imaginaire enfantin qu’une réelle intention de vous « embobiner ». En effet, jusque vers l’âge de huit ou neuf ans, l’enfant ne fait pas toujours bien la différence entre l’imaginaire et le réel et il est souvent incapable de se mettre dans la peau de son interlocuteur, donc de bien saisir l’impact de ses mensonges. Il vous racontera alors des histoires abracadabrantes ou modifiera une histoire réelle afin de « l’améliorer », de la rendre plus intéressante. Par exemple, Alexandre aura vu un copain tomber à la garderie et vous racontera qu’il est tombé dans un trou ÉNORME et que personne n’a réussi à le sortir de là! Le mensonge chez le jeune enfant prend donc plus souvent l’allure d’un jeu. Il vérifie, veut voir si vous découvrirez la vérité; il fabule et s’invente des histoires ou tente simplement de rendre le quotidien moins terne.

La recherche d’attention

Certains jeunes découvrent vite l’avantage d’avoir des histoires intéressantes à raconter ou de vivre des expériences qui sortent de l’ordinaire. Ils réciteront alors des histoires fictives, où il leur arrive mille et une péripéties, pour capter l’attention de leurs amis; ils tenteront de vous faire croire qu’ils sont victimes de sévices à l’école de façon à attirer votre pitié et votre indignation ou joueront les grands malades afin d’être câlinés, etc.

Pour « sauver ses fesses! »

Le mensonge est souvent un mécanisme de protection lorsque l’enfant se sent attaqué; il ment alors pour éviter d’être puni, pour éviter de décevoir, de devoir écouter un « sermon », de se sentir coupable ou de perdre la confiance de l’adulte. Il tente parfois de se désengager relativement à ses erreurs, de se déculpabiliser, de fuir ses responsabilités ou de ne pas assumer les conséquences de ses actes. « C’est pas ma faute! C’est lui qui… » « Tous les autres le font! » « Ce n’est pas à moi! »

Pour avoir la paix

Ils auront parfois tendance à mentir lorsque vous posez trop de questions, que vous les encadrez à l’excès ou que vous vous inquiétez pour rien (à leurs yeux…). C’est souvent le principe de «  ce qu’on ne sait pas ne fait pas mal… » Ils vous mentiront alors pour se défaire d’une emprise trop étouffante, pour s’éviter des tonnes de reproches ou éviter de sentir qu’ils vous déçoivent.

Pour passer le temps… 

Il peut le faire seulement pour le fun, pour s’amuser à vous mettre en colère, pour voir s’il va réussir à vous embobiner. C’est un jeu plutôt amusant.

Pour l’adrénaline

Déjouer l’adulte, réussir à échapper à une contrainte ou à une conséquence peut déclencher un intense sentiment de puissance chez certains enfants qui risquent fort d’en apprécier les effets. En particulier, s’il a une faible estime personnelle ou s’il se sent vulnérable et « petit » par rapport à un adulte dominant.

Par opposition

Dans ce cas, l’enfant ment par défi, pour vous faire réagir et parce que vous détestez ça! Les mensonges seront « gros » et évidents de façon à déclencher un affrontement.

Parce qu’il a une faible estime de lui-même 

Il peut alors embellir la vérité pour se rendre intéressant et attirer l’attention, pour éviter de devoir faire face à ses erreurs ou encore s’inventer des maladies et des mélodrames pour attirer la pitié et l’amour.

 QUE DOIT-ON FAIRE?

argent Minimisez les gains

De façon générale, rappelez-vous que, plus les mensonges sont « payants », plus ils risquent de se répéter. Ainsi, si votre coco cherche de l’attention, restez un peu froid devant ses propos; s’il cherche la confrontation, ne réagissez pas, etc.

Insistez sur vos valeurs plutôt que sur le mensonge

S’il ment pour se déculpabiliser d’une erreur, n’insistez pas sur le mensonge et ne cherchez pas à prouver que vous aviez raison. Dites-lui clairement ce que vous croyez et ce que vous pensez de ses actes : « Tu dis que ces cigarettes ne sont pas à toi, mais je ne te crois pas. Je pense que tu as peur de ma réaction. Tu sais que je ne veux pas que tu fumes! » « Peu importe que ce soit toi qui aies commencé ou non! Je veux que tu te rappelles que c’est important pour moi de… » « Tu es assez vieux pour savoir ce qui est bien ou mal! Si tu juges que ce que font tes amis est mal, tu ne dois pas faire comme eux! »

Faute avouée est à demi pardonnée…

Mentionnez-lui que vous comprenez que c’est parfois difficile de dire la vérité et que vous appréciez les gens courageux. « Je crois que tu as peur de me décevoir. Mais si tu me dis la vérité, tu pourras être fier de toi. » Soulignez son courage s’il dit la vérité et diminuez la conséquence.

Dites-lui ce que vous croyez être la raison de son mensonge

« Je pense que tu as peur de ma réaction, de me décevoir… » «  Je pense que tu voudrais bien éviter de faire cette tâche » « Est-ce que ça se peut que tu sois fâché contre moi et que tu fasses ça pour me contrarier? » « Je pense que tu n’es pas fier de toi, hein! »

Ne faites pas d’enquête…

N’attendez pas d’avoir des « preuves » pour être conséquent. Si vous êtes certain qu’il a menti ou qu’il a fait quelque chose de répréhensible, appliquez la conséquence prévue au risque de vous faire accuser d’être injuste! Privilégiez toutefois la réparation de ses gestes aux punitions vides de sens (ex. : s’excuser, rembourser un bris, rendre service à la personne lésée, etc.).

Ne tendez jamais de piège

Par exemple, laisser traîner de l’argent pour voir s’il va le voler, lui demander comment ça s’est passé à l’école alors que son piègeprofesseur vous a téléphoné pour vous aviser qu’il s’était battu. Évitez de le pousser à mentir (même lorsque vous savez qu’il a tort) en demandant : « As-tu fait ça? » Il répondra instinctivement : « Non! »

Remettez en question vos réactions lorsqu’il commet une erreur

En effet, si vous réagissez excessivement ou punissez à l’excès, si vous avez une attitude accusatrice, sarcastique ou méprisante lorsqu’il commet des bévues (une bataille à l’école, par exemple), il peut devenir bien tentant pour l’enfant de mentir pour éviter cette situation. Ne le traitez jamais de menteur même s’il a menti (ni de quoi que ce soit d’autre non plus… voleur, égoïste, etc.).

Évitez de mentir à votre enfant?

Combien de parents ai-je vu raconter des bobards à leurs enfants pour éviter de devoir faire face à la déception ou la colère de ceux-ci ou encore pour faire peur à l’enfant et éviter de devoir appliquer une conséquence: « Non… maman ne peux pas t’acheter ce camion, je n’ai plus de sous… », « Des croustilles? Non il n’y en a plus… », « Fais dodo, sinon le bonhomme 7 heures va venir te chatouiller les orteilles! », « Si tu voles des bonbons, le policier va venir t’arrêter et te mettre en prison. » « Si tu n’es pas gentil, on ne reviendra plus jamais au restaurant! »  Un jour ou l’autre, l’enfant comprendra que vous lui  avez menti et il risque fort de comprendre que ce n’est pas si grave.

Lâchez prise

Rappelez-vous que les mensonges sont normaux et courants, tant chez les enfants que les adolescents. n’avez-vous jamais menti à vos parents? Votre enfant ne deviendra pas manipulateur pour autant, dans la mesure où ses entorses à la vérité ne lui rapportent pas trop de gains.

Les invasions barbares…

…ou quand les amis de votre ado envahissent le salon!

À l’adolescence, les amis prennent de plus en plus d’importance dans la vie de nos enfants… et parfois aussi beaucoup de place dans notre maison! Jusqu’où doit-on tolérer leur présence?

Un peu de tolérance 

Premièrement, il importe d’être compréhensif. Les enfants doivent amorcer, à l’adolescence, un détachement progressif de leurs parents et les amis représentent une forme de filet de sécurité dans cette transition. L’enfant, entouré de bons amis, aura une meilleure estime de lui-même, traversera plus aisément les moments difficiles et aura davantage de plaisir dans sa vie d’adolescent. Puis, malgré nos craintes, l’influence exercée par les copains ne sera pas nécessairement négative.

Apprendre à les connaître 

Afin de se rassurer un peu et de garder un certain contrôle sur les fréquentations de leurs adolescents, il est important que les parents apprennent à connaître leurs amis. Pour entrer en contact avec eux et voir quel type de relation notre jeune entretient (est-il capable d’émettre son opinion, de s’affirmer ou change-t-il complètement de personnalité au contact de ses amis?), ils peuvent les inviter à la maison.

À éviter :

  • Trop vouloir faire « partie de la gang » de notre enfant et « s’incruster », ne pas leur laisser d’espace (ex. : écouter le film avec eux, écouter tout ce qu’ils disent);
  • Trop tenter d’être le parent cool et adopter des expressions qui ne sont pas de notre âge, offrir de la bière…;
  • Poser trop de questions et avoir l’air d’un enquêteur de la GRC!;
  • Se montrer indifférent;
  • Faire preuve de méfiance;
  • Vouloir trop contrôler ses relations;
  • Porter des jugements de valeur : « Ses parents sont séparés, c’est surement un bum! » « Tu as vu, elle a des piercings, ses parents ne l’encadrent pas! »;
  • Penser que tous les mauvais comportements de notre adolescent sont certainement causés par l’influence négative de ses amis. Chacun est responsable de ses choix. S’il fait comme son copain, il a choisi de le faire.

À faire :

  • Mettre des « lunettes positives »! Travailler à changer nos perceptions si elles sont négatives;
  • Simplement s’intéresser à ces jeunes, susciter des occasions de discuter, s’informer de façon naturelle : examen, cours de karaté, etc.;
  • Accueillir les amis avec un sourire, dire bonjour et au revoir…;
  • Amener un ami lors d’activités familiales et, même parfois, en vacances;
  • Organiser des activités : journée magasinage, partie de hockey, location du dernier jeu vidéo, piscine, camping, popote,  etc.;
  • Offrir le transport dans certaines situations.

Doit-on se laisser envahir?

Bien qu’on doive faire preuve d’un peu d’ouverture, on ne doit tout de même pas laisser la gang de notre jeune envahir notre quotidien. Afin de rester dans notre « zone de confort », se sentir chez soi, il est préférable de s’entendre avec notre jeune sur certaines règles et de les mettre par écrit pour éviter toute ambigüité :

  • Nombre de jeunes autorisés au même moment;
  • Quand? Combien de fois par semaine, repas, dodo, l’heure à laquelle ils doivent partir, etc.;
  • Où? Espaces permis : chambre à coucher, salle familiale, etc.;
  • Nourriture permise…! (Ça vous dévalise un garde-manger ces petites bêtes-là!);
  • Autres : ex. : pieds sur la table du salon, obligation d’enlever leurs chaussures, langage utilisé, etc.

C’est d’abord à l’adolescent de faire respecter les règles de la maison, mais vous pouvez aussi vous permettre d’intervenir. Expliquez clairement à l’adolescent, de façon respectueuse et agréable, quelles sont vos règles et vos attentes. Un jeune qui ne respecte pas vos consignes peut être renvoyé chez lui, voire interdit de séjour chez vous.

Je sais, ce n’est pas facile de faire ça, mais afin d’enseigner à votre jeune à se respecter et à mettre des limites à son entourage, vous devez d’abord le faire vous-même! Attendez-vous toutefois à toute une tempête par la suite!

Toutefois, il n’est pas nécessaire, ni même souhaitable d’interdire à votre enfant de fréquenter un jeune dont vous n’approuvez pas la conduite. Puisque vous ne pouvez contrôler toutes ses allées et venues, votre autorité risque d’être compromise. Ayez plutôt une discussion honnête sur vos perceptions et vos inquiétudes, puis dites-lui que vous avez confiance en son jugement. Il se peut que, progressivement, votre adolescent constate par lui-même que cet ami ne lui convient pas.

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