Vous hésitez à payer pour des services privés de coaching familial ou de formation?

Mis en avant

Et si on revoyait nos priorités?

argentJe dois vous avouer d’entrée de jeu que lorsque j’ai lancé mon entreprise privée de coaching familial il y a quelques années, je vivais un profond malaise à demander de l’argent aux familles pour mes services alors que mon désir le plus profond a toujours été d’aider les gens. À chacune des fin de rencontres, lorsque venait le temps de sortir le livret de factures, je baissais les yeux et murmurais le montant que les parents devaient me verser. C’est qu’au Québec, nous n’avons pas l’habitude de débourser pour ce type de services, ce n’est pas dans notre culture. Jusqu’à récemment, ces services étaient payés par l’état et facilement accessibles. Or, la situation a changé et c’est justement pour venir en aide aux gens qui poirautent depuis des mois sur des listes d’attente dans le secteur public ou qui ont changé d’intervenants huit fois en quelques mois que j’ai choisi de développer des services privés.

Évidemment, le budget de certaines familles est très serré et, dans certains cas, il n’existe aucune marge de manoeuvre pour des dépenses supplémentaires. Toutefois,  un ami à moi qui travaille dans le domaine de la vente,  m’a fait remarquer que le québécois moyen n’éprouve aucun problème à dépenser pour certains biens mais ne réalise pas l’investissement qu’il fait en payant des services qui apporterons davantage de bonheur à la famille au grand complet.

Bien entendu, ce n’est pas à moi de vous dire comment ni où dépenser votre argent et l’objectif n’est surtout pas de générer la moindre culpabilité. Comme je suis l’auteure de l’approche responsabilisante, il convient toutefois de se responsabiliser, chacun, par rapport aux choix que nous faisons en matière de dépenses. Ainsi, si la seule raison pour laquelle vous ne consultez pas un psychologue, un intervenant social, un coach ou un coach familial est l’argent, vous pourriez évaluer combien avez-vous dépensé, dans la dernière année, pour:

Faire PLAISIR à vos enfants? (Jeux et jouets, activités et sorties, vêtements à la mode, etc.)

Visitez la salle de jeu et faites une évaluation approximative de l’argent qui s’y trouve. Pensez aussi à l’argent dépensée en activités sportives et parascolaires, au cinéma, en films loués, pensez à la petite surprise achetés lors de votre dernier magasinage, au chandail que votre adolescent voulait ABSOLUMENT et qu’il n’a porté que deux fois…

Noël?

Selon un sondage effectué par la Banque de Montréal, chaque Canadien d’âge adulte prévoyait dépenser 1810 $ en moyenne en 2013 pour la simple fête de Noël. Et un sondage CROP démontre que 34% des parents dépensent entre 250,00$ et 500,00$ par enfant en cadeaux pour Noël seulement! Ça n’inclue donc par leur anniversaire, pâques, la St-Valentin, le cadeau de fin d’année, la petite surprise parce qu’il s’est bien comporté, etc.

En voyages et en activités estivales?  

Selon les résultats d’un soimagesNW94TYDSndage de BMO Banque de Montréal publiés en juillet 2013, les parents canadiens prévoyaient dépenser en moyenne 2 300 $ pour occuper leurs enfants durant les mois d’été et là, ils ne sont pas partis dans le sud!

En gadgets électroniques?

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Le CRTC a publié en  2012 un rapport qui disait que la famille moyenne dépensais 181,00$ par mois pour les outils de communication. (téléphones, internet) Ce montant a certainement bondit depuis.

En repas au restaurant?

Selon un article publié en mars 2005 dans Le Devoir, 28 % du budget alimentaire familial était alors investi dans la restauration. Également, selon  un sondage SOM réalisé sur le web entre le 31 mars et le 10 avril 2011 auprès de 1004 adultes francophones 84 % des adultes vont au restaurant au moins une fois par semaine, en moyenne, les Québécois consomment 2,5 repas au restaurant par semaine et plus de 50 % des jeunes québécois consomment au moins un repas du restaurant ou d’un établissement de restauration rapide chaque semaine.

En vêtements et accessoires de beauté?

dépensesCombien avez-vous dépensé en chaussures, robes, maquillage, coiffeur, teinture, ongles, soins esthétiques, etc.  Statistique Canada dévoile qu’en moyenne on dépense, individuellement, 3461,00$ par personne en vêtements chaque année (évidemment, c’est une moyenne!)

En décoration pour la maison?télé

On n’hésite pas à débourser , 1000$ pour une plus grande télé, 200$ pour un joli tapis et 30$ chacun pour des coussins, 200$ pour des fleurs qui faneront à l’automne et 90$ pour des nains de jardin…

vinEn tabac et en alcool?

Selon statistique Canada, un individu moyen dépense 1274,00$ par an en tabac et en alcool.

Sur votre voiture et autres engins à moteur?

Quand notreimagesOSKZAT4J auto fait de drôles de bruits, nous n’hésitons pas à aller au garage avant que le problème ne s’aggrave. Mais quand c’est notre enfant qui ne semble pas aller bien, on attend souvent que la situation soit dramatique avant de consulter…

Par ailleurs, beaucoup de parents nous contactent pour obtenir de l’information sur nos services mais se désistent finalement en disant: « Après vérification, nos assurances collectives ne remboursent pas ce type de service. » En effet, bien que le coaching familial soit couvert par plusieurs compagnies d’assurances, certaines d’entre elles ne couvrent pas nos services.  Mais vos assurances ne couvrent pas non plus:

  • Le coiffeur
  • Le garage
  • Le spa
  • L’entretien de votre gazon
  • Le déneigeur
  • Votre femme de ménage
  • Mais ils remboursent généralement la massothérapie…

Il faut généralement débourser entre 65,00$ et 80,00$ l’heure pour un coach familial qui se déplacera à votre domicile, selon vos disponibilités, et qui vous guidera dans l’établissement d’un plan d’action adapté à votre famille, à vos valeurs et votre problématique. Il faut généralement prévoir entre 3 et 7 rencontres (parfois plus, parfois moins) En somme, c’est à chacun de voir où il choisi d’investir son argent.

Si vous éprouvez des difficultés familiales, la question qu’il faut donc se poser est: « Qu’est-ce qui est prioritaire pour notre famille? Se procurer des biens et faire des loisirs ou investir sur notre bonheur à long terme, la santé mentale de chacun et l’harmonie familiale? »  Dans certains cas, on choisira d’investir dans un voyage ou des activités et ça peut être parfait ainsi. Il faut juste garder en tête que c’est un choix que nous faisons. En terminant, je rappelle que je suis parfaitement consciente que bien des familles ne font aucune dépense superflue et ont néanmoins besoin de soutien.

Les CSSS offrent d’ailleurs plusieurs services gratuits aux familles et il existe de nombreux organismes communautaires et OSBL qui viennent en aide gratuitement ou à faible coûts aux enfants et aux familles. Informez-vous auprès de votre CLSC local.