10 choses que le camping enseigne aux enfants

032 - CopiePour moi, l’odeur du feu de camp est synonyme de bonheur, de calme et de joie de vivre. Il me rappelle toutes ces fins de semaine d’été passées en camping où mes parents, mes deux soeurs et moi nous entassions dans notre minuscule roulotte. Des souvenirs d’enfance inoubliables.

Naturellement, j’ai voulu reproduire ce cadre avec ma fille. En tant que maman monoparentale, nos débuts de campeuses furent modestes. Nous avons donc sillonné le Québec dans une toute petite tente, puis, progressivement je me suis équipée du parfait kit de la campeuse pour enfin acheter une roulotte et m’établir comme campeuse saisonnière près d’un magnifique lac. J’y vais encore tous les weekends et j’arrive à y amener ma grande adolescente sans trop de chichis. En observant les enfants qui s’agitent autour de moi, je constate qu’au-delà du plaisir, le camping leur permet également de faire plusieurs apprentissages.

  1. Jouer dehors 

Enfin, on arrive à leur faire éteindre la télé, l’ordinateur les jeux kayakvidéo et autres gadgets électroniques pour découvrir le monde extérieur. Profiter de la plage, explorer la forêt, capturer des têtards et des lucioles… Un vrai retour aux sources! Et pour de meilleurs résultats, je vous suggère de limiter le confort de votre habitation. En effet, j’observe que plus la roulotte est grande et luxueuse, plus les parents ont du mal à faire sortir les enfants. Une tente, c’est l’idéal! La chaleur convainc même les plus récalcitrants de mettre le nez dehors.

  1. Se détacher

Étrangement, en camping, les parents laissent enfin leurs enfants s’éloigner un peu. Ces derniers peuvent se balader en vélo, aller jouer au parc avec des copains sans surveillance, en toute confiance. Les parents peuvent enfin respirer un peu et les enfants peuvent s’amuser sans se faire constamment dire quoi faire, comment le faire et quoi ne pas faire.

  1. Se salir

En camping, on sort le vieux linge, on joue dans la boue et dans les 026bois, on saute même une douche de temps en temps. Généralement, on n’a qu’à observer le t-shirt des enfants pour savoir ce qu’ils ont mangé dans la journée; traces de chocolat, de fraises, de terre… Le soir venu, les petits reviennent parfois tellement sales qu’un tour sous le boyau d’arrosage est nécessaire avant d’entrer dans la roulotte. Une amie à moi disait que le bonheur des enfants de mesure au cerne de crasse autour du bain le soir!

  1. Devenir plus intelligents et débrouillards

Loin des yeux des mamans poules, les enfants se permettent enfin quelques expériences et cascades. Ils apprennent alors, par essais et erreurs, à développer leur jugement et à mieux évaluer les risques de leurs comportements : qu’arrive-t-il si je m’assois sur un nid de fourmis? Est-ce que c’est chaud un tison?

monde imaginaireLoin du Wi Fi,  des « parents G.O. » et de la salle de jeu qui déborde, les enfants redécouvrent aussi leur créativité: « Que peut-on faire d’amusant avec un sceau, un filet et quelques branches? »

Je suis persuadée que les enfants qui ont fait beaucoup de camping sont plus intelligents que les autres!

  1. Devenir plus résistants

En camping, les enfants apprennent à tolérer les bibittes, les DSC01020écorchures, l’eau glacée des rivières et des lacs. Les petits aventuriers qui sommeillent en eux peuvent s’en donner à coeur joie. On reconnait généralement un enfant qui fait du camping à ses genoux gonflés de gales, ses bleus, ses joues rougies, ses cheveux en bataille et son sourire serein! C’est aussi le moment des vacances, donc on en profite pour se coucher tard après s’être empiffré de guimauves collantes.

  1. Socialiser

À l’école, les amitiés se construisent un peu d’elles-mêmes. En Dehors entre amiscamping, il faut faire l’effort d’aller vers les autres; identifier les enfants du même âge, se présenter, prendre le risque de se faire rejeter, proposer un jeu et partager ses jouets. Il faut aussi résister aux influences négatives et savoir s’éloigner des enfants qui ne correspondent pas à nos valeurs.

  1. Ne rien faire…et pendant longtemps!

vue de la tente roulotte! Quel réveilLes enfants d’aujourd’hui ont, durant toute l’année, des horaires qui s’apparentent à ceux du Premier ministre. Ils sont constamment stimulés, animés et encadrés. Le camping est idéal pour apprendre à relaxer, à contempler les étoiles et les nuages, à observer la forêt ou à rester assis devant un feu et regarder danser les flammes en discutant.

  1. Survivre à la proximité

Dans une tente ou dans une roulotte, la surface est restreinte. Il fautOn invite les animateurs à souper!!! donc accepter de partager l’espace et développer sa tolérance. Le camping est aussi une formidable opportunité de se rapprocher les uns des autres, de discuter avec nos grands, de jouer avec nos petits et de partager des moments qui resteront gravés dans notre mémoire pour toujours. Un de mes plus beaux souvenirs avec ma fille, c’est lorsque vers l’âge de cinq ans, elle s’est endormie dans mes bras, emmitouflée dans une grosse couverture devant le feu, en regardant les étoiles filantes.

  1. Sortir les jeux de société

Durant les jours de pluie, on sort les jeux de cartes et de société, les blocs Lego et tous les autres jeux qui, habituellement, accumulent la poussière à la maison.

  1. Apprendre à s’entraider

À la maison, les parents ont souvent le réflexe de tout faire à la place024 des enfants. En camping, on leur demande plus souvent un coup de main pour nous aider à monter la tente, faire la popotte et la vaisselle ou aller chercher du petit bois.

Plutôt que de rester entre quatre murs ou de faire des activités qui sont disponibles à l’année, pourquoi ne pas faire qu’un avec la nature et sortir de sa zone de confort? Prendre l’air en famille fait le plus grand bien, surtout quand on veut s’éloigner du stress quotidien que nous vivons les 350 autres jours de l’année. En plus d’être agréable, ressourçant et éducatif, le camping créera assurément

10 trucs simples pour améliorer la capacité d’attention et l’autocontrôle chez l’enfant

Mis en avant

Votre coco a du mal à maintenir son attention, est agité et impulsif? Ce n’est pas forcément un TDA/H. Avant de foncer chez le neuropsychologue pour une évaluation ou à la pharmacie pour de la médication, tentez d’abord de mettre en place ces quelques conseils.

L’attention, la concentration et l’autocontrôle varient d’une personne à l’autre. Toutefois, une  difficulté à rester attentif ou un surplus d’énergie ne signifient pas forcément que l’enfant est hyperactif ou présente un TDA/H. Plusieurs éléments peuvent influer sur les capacités attentionnelles et l’autocontrôle. Ainsi, la fatigue, le stress, une personnalité anxieuse, un manque d’intérêt pour la matière ou encore des difficultés académiques peuvent rendre plus difficile la concentration et augmenter l’envie de bouger.

SOS Nancy

difficultés d’attention

Imaginez un instant que vous devez assister à une formation toute la journée, sur un sujet qui ne vous intéresse pas, alors que vous êtes fatigué ou préoccupé. Auriez-vous du mal à rester attentif et calme? Si, en plus les chaises sont inconfortables, le formateur ennuyeux et que vous avez du mal à comprendre la matière, que se passerait-il? Je crois qu’on en demande beaucoup à nos cocos qui sont à un âge où ils ont bien davantage envie de jouer.

Mais est-ce que la seule solution est de donner des psycho-stimulants à nos enfants (Ritallin et autres?) Pour connaître ma position sur la médication pour les enfants, je vous invite à visionner cette vidéo:

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Ceci dit, les enfants doivent tout de même aller à l’école et apprendre. Il importe donc d’aider l’enfant à développer progressivement ces habiletés puisqu’elles sont essentielles à sa réussite scolaire et sociale. Même l’enfant qui souffre d’un réel TDA/H, qui lui est un désordre neurochimique, aura avantage à revoir certaines habitudes afin d’optimiser ses chances d’améliorer sa concentration et son autocontrôle.

Je vous propose donc une formation vidéo GRATUITE dans laquelle vous trouverez « Ma prescription » pour développer l’attention, la concentration et mieux gérer l’impulsivité des enfants.

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Voici également 10 pistes quelques pistes d’intervention:

1.   Répondre au besoin de bouger

Pour l’enfant qui a « du gaz d’avion », l’énergie qu’il doit déployer pour rester calme en classe, si son besoin de bouger n’est pas respecté, risque fort de nuire à ses capacités attentionnelles et faire augmenter l’agressivité.

  • Lors de la routine, prévoir des activités où l’enfant pourra dépenser son énergie avant les périodes où il doit rester calme (matin avant l’école, avant les repas, avant les devoirs, avant d’aller au lit, etc.).
  • Fournir à l’enfant quelque chose qui occupe ses mains ou ses pieds pendant qu’il doit rester calme : balle antistress, corde avec nœuds à défaire, élastique à cheveux, pâte à modeler, crayons, etc.

2.  Réduire les sources de stress et la stimulation

Le stress est un des facteurs qui influence le plus les capacités d’attention et l’autocontrôle. Nos enfants sont aussi souvent sur-stimulés et leur « disque dur » est trop souvent surchargé d’informations.

  • Limiter le bruit et réduire l’éclairage (lumière du jour lorsque c’est possible plutôt que des néons et lumière tamisée le soir).
  • Ralentir le rythme de vie, diminuer le nombre d’activités      structurées et relaxer les weekends plutôt que d’organiser des sorties familiales.
  • Diminuer la pression qu’on met à l’enfant afin qu’il aie une conduite irréprochable et réduire le nombre d’intervention et de reproches (« Ne fais pas ça ! Tu vas le briser ! », « Dis bonjour à la dame ! Tu pourrais sourire ! », « Ne touche pas à ça ! Mange comme il le faut… ») Choisir les interventions essentielles et laisser tomber le reste.
  • Arrêter de bousculer constamment les enfants: (« Grouille ! Dépêche ! ») et lui laisser le temps de respecter votre consigne avant de répéter.

3.  Augmenter les heures de sommeil

Puisqu’un  déficit de sommeil peut grandement perturber les capacités d’attention:

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fatigue enfant

  • Coucher l’enfant 30 à 45 minutes plus tôt, quitte à permettre quelques minutes de lectures.
  • Ne pas les laisser se coucher trop tard les week-ends. On leur fait plaisir sur le coup mais on leur nuit à moyen terme.
  • Faire des siestes les week-ends

4.  Adopter une saine alimentation

L’alimentation, c’est l’essence que nous fournissons à notre cerveau. De l’essence de mauvaise qualité peut « encrasser » le moteur et nuire à son fonctionnement. En ce sens, je vous suggère donc de:

  • Réduire la quantité d’aliments industriels.
  • Manger moins de sucre, de gras, de colorants et d’agents de conservation.
  • Porter une attention particulière au déjeuner: pas trop de sucre (ex: Nutella, jus), ajouter des protéines et des fibres.
  • Vérifier si l’enfant ne pourrait pas avoir des intolérances alimentaires (lactose, gluten, etc.) Une mauvaise digestion peut influer grandement sur l’attention et l’humeur.
  • Ajouter des omégas 3 à l’alimentation (poissons, noix de grenoble, graines de lin, suppléments) et vérifier si l’enfant n’aurait pas une carence en fer ou en zinc.

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TDAH

5.  Réduire le temps devant les écrans

Plusieurs études ont démontré l’impact négatif de l’exposition exagérée aux écrans sur la concentration, l’impulsivité et sur le sommeil des enfants et des adultes.

  • Diminuer les heures passées devant les écrans (téléphone, ordinateur, tablette, jeux vidéo et télé) à 2h par jour au maximum (et c’est énorme 2h!). Si possible, les interdire la semaine. Ne permettre AUCUN temps d’écran avant d’aller à l’école. Les écrans, de par les hormones qu’ils font sécréter au cerveau (adrénaline, cortisol, dopamine entre autre) grugent de façon extraordinaire les capacités attentionnelles de l’enfant et stimulent l’agitation et l’agressivité.
  • Porter également une attention au contenu auquel l’enfant est exposé. Les jeux et les films violents augmentent l’agitation et l’impulsivité.

6.  Augmenter le temps de lecture

La lecture, en plus de favoriser le calme, développe les capacités attentionnelles, l’imaginaire et contribue grandement au développement des facultés cognitives.

  • 20 à 30 minutes de lecture par jour peuvent faire une énorme différence sur les résultats académiques, quitte à lire avec lui.
  • Déployez des efforts afin de trouver un type de lecture ou une série qui plaira à votre enfant.
  • On peut offrir à l’enfant un vingt minutes de lecture au coucher. « Tu lis ou tu te couches tout de suite… » à la longue, il risque de développer un goût pour la lecture.

7.  Faire régulièrement des jeux de table et de société (30 minutes de jeu par jour)

Les jeux de société sont un excellent moyen d’entraîner, à travers le

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jeux de société

plaisir, les capacités de l’enfant à attendre son tour, réfléchir et trouver des stratégies, faire des liens de cause à effet, anticiper des situations, gérer ses émotions, etc.)

  1. Jouer à des jeux qui demandent de la concentration : casse-têtes, jeux de mémoire et de logique (Ottello, dames, Rummy, etc.)
  2. S’assurer que l’enfant s’amuse et qu’il vit des réussites : choisir des jeux adaptés à ses capacités intellectuelles et à sa capacité d’attention pour qu’il puisse terminer le jeu.
  3. Faire des jeux où l’enfant doit se concentrer sur plus d’une chose à la fois, par exemple :
  • Sauter sur le rythme de la musique tout en obéissant à des consignes visuelles et arrêter de courir lorsque la musique arrête;
  • Marcher sur une ligne en chantant une chanson ou en répondant à des questions de l’éducatrice;
  • Jouer à la tag tout en tentant de garder une balle de golf dans une cuillère, etc.

8.  Faciliter l’apprentissage:

Puisque tous les enfants n’ont pas les même besoins ni la même façon d’apprendre et d’encoder l’information:

  • Utiliser les trois styles d’apprentissage :

Auditif/verbal : expliquer brièvement avec des mots…

Visuel/concret : montrer ce qu’on veut, faire une démonstration, utiliser des pictogrammes, tenir l’objet concerné…

Kinesthésique/expérientiel : Faire vivre l’expérience, faire des mises en situation, amorcer le mouvement, tenir par la main, caresser le dos, associer l’apprentissage à un mouvement, faire manipuler, etc.

  • Parler et agir lentement pour lui laisser le temps de comprendre, d’assimiler et de traiter l’information.
  • Garder une attitude ouverte et joviale avec l’enfant lors des situations d’apprentissage et tenter d’éveiller sa curiosité.
  • Lorsqu’il est fatigué et a du mal à se concentrer, lui permettre des pauses plus fréquentes, lui servir son breuvage préféré, l’encourager, lui permettre d’écouter de la musique (ça peut aider à la concentration parfois).
  • S’assurer également qu’il est confortable (Est-ce que sa chaise lui permet d’avoir les pieds au sol? Est-ce que sa table de travail est à une hauteur confortable pour lui?) et à l’abri des distractions visuelles et auditives.

9.  L’aider à se calmer lorsqu’il est trop agité

  • Baisser le ton, parler peu et tamiser les lumières.
  • L’amener près de vous, lui caresser le dos, jouer avec ses mains ou ses doigts, lui donner un bisou, etc. Les enfants agités sont souvent kinesthésiques et réagissent bien au toucher si celui-ci est doux et chaleureux.
  • Lui demander de respirer profondément et lentement 5 ou 6 fois en fermant les yeux ou en fixant un point au sol.
  • Le diriger vers une activité calme (dessin, livres, blocs Lego, bac de stimulation tactile, etc.) pendant quelques minutes ou l’inviter à prendre un bain ou une douche.
  • Faire une activité de relaxation : massage, méditation, visualisation, contraction/décontraction des muscles, etc.
  • Le valoriser lorsqu’il est calme, lui donner de l’attention et l’aider à en prendre conscience.

10. Être indulgent

Puisque les difficultés à se concentrer et maîtriser son agitation sont souvent bien dures à contrôler pour l’enfant:

  • Éviter de le culpabiliser pour son agitation, son manque d’attention et ses oublis;
  • L’amener également à être indulgent envers lui-même en lui soulignant qu’il est en apprentissage, en lui reflétant ses efforts et en lui rappelant que tout le monde, même les adultes, font aussi des oublis, des erreurs et manquent parfois d’autocontrôle.
  • Être aussi indulgent envers soi-même, comme parent, car dieu que c’est difficile de rester patient avec un enfant qui bouge comme un ver à choux, est distrait, perd tout et s’emporte à la moindre frustration! De toute façon, en vous pardonnant vos impatiences, vous serez alors un excellent modèle pour vos enfants!

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TDAH

 

Je vous propose aussi  ma chronique radio réalisée pour Rythme FM

Rythme FM Mauricie

Chronique radio SOS Nancy à Rythme FM Mauricie tous les mercredis matin 7h50

Trouble de l’attention avec ou sans hyperactivité TDA/H – 29 janvier 2014

 

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La programmation neurologique: Comment se développent les habitudes chez les enfants

Habitudes enfantsPlusieurs comportements indésirables des enfants ne sont simplement que la résultante d’une mauvaise habitude (plusieurs défauts des adultes aussi d’ailleurs)! Pas tous, évidemment! Certains comportements peuvent être le symptôme d’une problématique plus complexe ou simplement l’expression d’un besoin. Toutefois, même si on déteste tous se le faire rappeler, l’humain répète chaque jour une quantité incroyable de gestes et de stratégies de façon tout à fait inconsciente et automatique. Certains de ces comportements sont malheureusement néfaste pour l’enfant et son entourage et devront être réorientés.

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COMMENT FONCTIONNE NOTRE CERVEAU?

Voici une petite leçon (très vulgarisée) sur le fonctionnement du cerveau humain: à l’intérieur de celui-ci, nous avons des neurones. Puis, chaque fois que nous posons un geste, une liaison se crée entre deux neurones (synapse). Ainsi, chaque fois que nous reproduisons un même geste, une synapse se colle sur la précédente de telle sorte que l’information passe de plus en plus rapidement d’un neurone à l’autre.    Voilà comment se créent les automatismes.

Prenons l’exemple de l’apprentissage du vélo. Vous avez peut-être oublié votre propre expérience, mais quand un enfant apprend à conduire une bicyclette à deux roues, il doit penser à chacun de ses gestes au début afin de ne pas perdre l’équilibre. Progressivement, à force de répétition, la coordination des mouvements devient de plus en plus facile et, un jour, il enfourchera son vélo et pourra partir à l’aventure en riant avec ses amis, sans penser à ce qu’il fait. Une fois cet apprentissage bien acquis, plus jamais il ne « désapprendra » le vélo et, dix ou vingt ans plus tard, s’il reprend une bicyclette, il saura rapidement comment s’y prendre.

C’est un peu la même chose lorsqu’on apprend à conduire une automobile à transmission manuelle. Au début, chacune des opérations est pensée et exécutée de façon consciente. La moindre distraction et voilà que le moteur cale. Puis, à force de répétition, si l’on s’exerce un peu tous les jours, on devient plus habile.  Environ un mois plus tard, on peut conduire tout en écoutant la radio et en discutant avec les enfants assis derrière.

 CHANGER UNE MAUVAISE HABITUDE

Selon certains chercheurs, il suffit de refaire entre 21 et 30 fois les mêmes gestes afin qu’ils s’enracinent et se transforment en automatisme. Plus une habitude est ancrée depuis longtemps, plus il est difficile de s’en défaire. En fait, puisque les liens synaptiques ne se brisent pas, on ne peut faire disparaître une mauvaise habitude sans en créer une autre pour la remplacer. Toutefois, transformer une habitude et la remplacer par une autre peut être long, car plus le circuit neuronal est ancré depuis longtemps, plus le cerveau aura tendance à emprunter ce « bon vieux chemin » plutôt que le nouveau. Le changement demandera donc un bon entraînement et davantage d’efforts conscients. Il peut donc s’étendre sur une période de trois à six mois…

Comment peut-on appliquer cette méthode afin de modifier les comportements des enfants? Sachez qu’à la naissance, leur petit réseau neurologique est vierge. C’est donc nous qui le créons à partir des expériences que nous leur faisons vivre. La capacité de s’endormir est la première habitude que nous créons chez eux : bercez-vous votre chérubin chaque fois jusqu’à ce qu’il s’endorme? Eh bien! Après un mois, il y a de fortes chances qu’il n’arrive plus à s’endormir sans être balancé et que lorsqu’il se réveille durant la nuit, il pleure non pas parce qu’il DÉSIRE être bercé, mais parce qu’il en a BESOIN pour se rendormir. Il s’endort en tétant? Il aura besoin de téter pour se rendormir. On pourrait donc entraîner bébé à s’endormir seul dans son lit de façon à ce qu’il puisse se rendormir par lui-même s’il se réveille la nuit. On peut bien sûr le bercer et le cajoler quelques minutes avant, mais on le déposera dans son lit avant qu’il ne s’endorme. Bébé s’endort tous les soirs en pleurant? Il pourrait développer l’habitude de pleurer pour s’endormir.

Puisque les enfants intellectualisent peu les choses, ils agissent bien souvent de façon impulsive et fonctionnent par association émotive. Généralement, ils agissent d’abord un peu par hasard, puis, constatent l’effet que produit leur comportement. Ils cherchent, à tâtons, à répondre a un besoin ou un désir. Si la sensation qui découle de leur action est agréable, ils recommenceront, consciemment cette fois, dans le but d’obtenir la même réponse satisfaisante. Après l’avoir répétée une trentaine de fois, leur action deviendra une habitude et les gestes deviendront automatiques. Ils n’auront donc plus besoin d’obtenir une réponse agréable ou un gain quelconque…

Prenons l’exemple de l’enfant qui est jaloux du nouveau bébé de la famille et qui, pour avoir de l’attention, a développé l’habitude de faire des bêtises. Quel est son besoin, sont intention positive? Obtenir de l’attention. On doit donc lui enseigner des moyens positifs d’obtenir de l’attention et on l’aider à s’entraîner à utiliser ces nouveaux moyens plutôt que les anciens. Cette façon de faire lui évitera bien des conséquences et punitions tout en respectant son besoin.

Nous faisons, chaque jour, de façon programmée et souvent tout à fait inconsciente, une quantité infinie de gestes et avons plusieurs réactions et pensées: verrouiller les portes de la voiture, ouvrir la lumière en entrant dans la salle de bain et la fermer en sortanhabitudet, tirer la chasse d’eau, faire son lit, etc. Changez les couverts de place seulement pour voir combien de fois vous ouvrirez la mauvaise armoire!

On peut toutefois utiliser la programmation neurologique afin d’aider nos enfants à développer des automatismes plus agréables, dont plusieurs comportements liés au développement de l’autonomie.

Il s’agit simplement de se rappeler qu’à force de le répéter, un comportement PEUT devenir une habitude.

Par exemple, à l’heure du bain, vous pourriez faire une liste de chacune des étapes (faire couler l’eau, aller chercher le pyjama, sortir une serviette, etc.) et accompagner l’enfant pendant 21 jours afin de l’aider à les réaliser, et ce, toujours dans le même ordre, en relâchant graduellement le soutien jusqu’à ce qu’il soit entièrement autonome dans sa routine. Vous devrez évidemment intervenir de façon chaleureuse et détendue afin que l’association émotive soit positive. Si l’adulte fait des reproches et des soupirs exaspérés, l’enfant risque d’avoir bien du mal à intégrer la routine puisque confronté à une situation désagréable, son cerveau est programmé à fuir ou se défendre.

.QUE FAIRE?

  • Tentez d’abord de déterminer si le comportement indésirable de l’enfant est circonstanciel, s’il est exécuté de façon volontaire et consciente ou s’il semble devenu une habitude plus profonde, un automatisme.
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  • Observez-vous vous-même : réagissez-vous toujours de la même manière à ses comportements? Alimentez-vous sa réaction?
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  • Changez d’abord votre façon de faire et tentez de briser la chaîne réactionnelle. Par exemple, si l’enfant fait invariablement une crise au moment de s’habiller le matin, on peut changer l’endroit ou le moment où il s’habille, s’habiller en chantant une comptine, etc. Vous devrez, bien sûr,  créer une association émotive positive en lui donnant beaucoup d’attention et de chaleur pendant qu’il s’habille et très peu lorsqu’il refuse de le faire ou s’oppose. Personnellement, j’ai moi-même habillé ma fille les matins de semaine jusqu’en deuxième année et ce qui était au départ une source de tension est devenu un moment doux et agréable permettant ainsi de commencer la journée sur une note positive. Je l’ai aidé à développer son autonomie les week-ends puisque nous étions moins pressées.
  • Cherchez la fonction du comportement. À quel besoin l’enfant cherche-t-il à répondre par ces gestes? Que veut-il obtenir ou éviter? Quels sont ses gains? Quelle est l’intention positive derrière ses actions?
  • Remplacez le comportement inapproprié par un comportement plus positif mais qui préserve ses gains et répond à son besoin. Enseignez-lui, par des exemples et des mises en situation, ce que vous attentez de lui et assurez-vous qu’il ressent du plaisir à adopter ce nouveau comportement.
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  • Plutôt que de multiplier les reproches et les punitions, devenez entraîneur! Adoptez une attitude motivante et responsabilitéaccompagnez votre enfant dans l’exécution des différentes étapes de son nouveau circuit neuronal! Par exemple, si Justin a pris l’habitude d’arracher les jouets de sa petite sœur et que vous désirez l’entraîner à les demander avec des mots, surveillez-le et, lorsque vous le voyez se diriger vers sa sœur, interceptez-le et accompagnez-le afin de l’aider à formuler sa demande verbalement. Si vous réussissez à lui faire exécuter une trentaine de fois cette opération, il commencera probablement à en adopter l’habitude et vous n’aurez plus qu’à diminuer progressivement votre soutien et valoriser ses efforts.
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  • Utilisez la programmation neurologique afin de créer des automatismes profitables pour l’enfant. Assurez-vous d’abord de créer des associations émotives agréables en ce qui concerne les différentes tâches. (Les devoirs, par exemple, ne doivent pas être perçus comme une tâche dont on doit se débarrasser, mais plutôt comme un moment d’apprentissage intéressant. Assurez-vous donc de garder une attitude ouverte, exempte de reproches et d’exaspération…). Établissez ensuite une séquence d’actions, puis accompagnez l’enfant dans les différentes étapes pendant environ un mois, pour relâcher progressivement votre soutien, mais tout en continuant de motiver et valoriser votre jeune.
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  • Il peut être intéressant d’utiliser un système de motivation, afin de motiver l’enfant à amorcer un changement et dans le but de créer une association émotive positive. Par exemple, vous pourriez lui remettre une médaille ou un jeton chaque fois qu’il a exécuté convenablement sa routine, lesquels peuvent être collectionnés, puis, échangés contre un privilège ou une activité récompense.

Finalement, rappelez-vous que si votre enfant a développé une mauvaise habitude, vous ne pouvez pas lui demander de cesser son comportement sans le remplacer par un autre, plus adéquat.

Soyez patients! Il peut avoir besoin de trois à six mois d’entraînement pour le faire.

Le stress et l’anxiété de la rentrée scolaire

Eh oui! L’été tire déjà à sa fin et il faut, dès maintenant, commencer à planifier la rentrée de vos petits… et la vôtre! Fini le farniente au bord de la piscine, la routine revient en force et, avec elle, le « lever-bataille » du matin, la préparation des déjeuners et des lunchs, le « trafic-école-boulot-trafic-souper-devoirs-karaté-bain-dodo »! Le bonheur, quoi! La clé pour rendre la vie plus agréable? L’organisation, bien sûr, et… une bonne dose de lâcher-prise! Pour certains de nos jeunes, cette transition peut être source de joie (après tout, ils retrouvent leurs amis, ils ont des livres neufs et ils vivent un nouveau départ qui peut être excitant). Cependant, pour d’autres, la rentrée scolaire et la routine peuvent être une source de stress et d’anxiété. En effet, pour les tout-petits qui intègrent l’école pour la première fois, pour ceux qui auront à vivre un changement d’école ou, encore, pour les jeunes qui éprouvent des difficultés scolaires ou sociales, la rentrée peut représenter un défi important. Pour certains, le stress peut se transformer en véritable anxiété. Il faudra alors être à l’affût des symptômes, parfois subtils, par lesquels votre jeune exprimera son malaise.

Symptômes d’anxiété par rapport à la rentrée

  • Le jeune refuse de parler ou d’entendre parler de l’école.
  • À l’inverse, il en parle beaucoup et fait preuve de zèle dans sa préparation.
  • Il souffre d’insomnie et vous remarquez des changements dans son appétit.
  • Il éprouve des malaises physiques : maux de tête ou de ventre, urticaire, etc.
  • Il est irritable, plus agressif et a des sautes d’humeur.
  • Il se replie sur lui-même, semble triste ou pleure de manière excessive.
  • Il s’oppose aux consignes courantes (alors qu’il collaborait bien pendant l’été).

Voici quelques suggestions pour vous préparer à la rentrée scolaire. Vous pourrez ainsi rassurer les jeunes anxieux et permettre à toute la famille de vivre cette nouvelle étape de manière harmonieuse.

Quelques jours avant la rentrée

  • Revenez doucement à une routine plus stable, diminuez progressivement le nombre de sorties et d’activités et rétablissez les heures de lever et de coucher (celles auxquelles les enfants sont habitués en période scolaire). Vous pouvez aussi commencer à vous entraîner à effectuer toutes les étapes de la routine matinale.
  • Mettez par écrit les règles et routines de la maison et entendez-vous avec vos jeunes sur les tâches et responsabilités qu’ils auront à assumer. Afin de les guider doucement vers l’autonomie, il est important de leur donner de nouvelles responsabilités chaque année. Un tableau de motivation peut s’avérer un outil intéressant pour les stimuler.
  • Familiarisez-vous avec les parcours d’autobus (pour les enfants qui fréquenteront un nouveau milieu). Il peut aussi être utile de faire le parcours entre l’école et la maison afin de repérer les dangers potentiels et les endroits où l’enfant pourra demander de l’aide au besoin. Pourquoi ne pas déjà trouver un ou deux copains avec qui il pourra marcher?
  • Si l’enfant est anxieux par rapport à la rentrée, il convient de vous montrer ouvert et accueillant. Avant de chercher à le rassurer, prenez le temps de l’écouter et de valider ce qu’il vit : « Oui, c’est vrai, c’est parfois stressant de vivre des changements. Qu’est-ce qui te stresse le plus? » Attention, toutefois, de ne pas dramatiser et évitez d’augmenter son stress en l’inondant de conseils et de recommandations. Votre jeune a besoin de sentir que, derrière votre empathie, vous êtes solide et avez confiance en sa capacité à s’adapter.

 Lors de la rentrée

  • Levez-vous plus tôt afin d’éviter que le sentiment d’urgence n’ajoute du stress inutile. La veille, préparez les lunchs et les vêtements et assurez-vous que l’atmosphère soit calme et agréable.
  • Prenez congé si possible (au moins quelques heures) afin d’accompagner votre enfant à cette première journée, peu importe son âge.
  • Allez vers les autres adultes afin de vous présenter et d’entrer en contact. Cela aidera votre enfant à créer des liens avec les autres.
  • Refusez de le ramener à la maison même s’il fait une crise ou s’accroche à vous. Rassurez-le calmement, mais de façon assez brève, puis confiez-le à son enseignant avant de partir, le sourire aux lèvres. Évitez de trop en faire pour le réconforter ou de laisser transparaître votre désarroi. Votre langage non verbal laisserait alors ce message à l’enfant : « Tu as raison de t’inquiéter, regarde, moi aussi je suis anxieuse et je me sens extrêmement coupable de t’abandonner ainsi à cette méchante dame… »

Au cours des semaines suivantes

  • Établissez un contact avec l’enseignant, mais faites-lui confiance et ne remettez pas en question chacune de ses interventions auprès de votre enfant.
  • Évitez de mettre trop de pression à votre enfant relativement à ses résultats scolaires ou à son comportement. Le stress de performance peut entraîner des difficultés de concentration et davantage d’impulsivité. Vous risqueriez alors d’obtenir l’effet inverse ! Plutôt que de le quitter le matin en l’enjoignant de bien se conduire, souhaitez-lui simplement une belle journée.
  • Dans ses travaux scolaires, valorisez autant les efforts que les résultats.
    • Le matin, assurez-vous d’avoir suffisamment de temps pour effectuer les tâches sans être trop pressé et établissez un ordre dans lequel elles devront être effectuées (utiliser des repères dans le temps). Par exemple : lever à 6 h 30, habillage, lit, déjeuner (qui se termine à 7 h 15, que l’enfant ait terminé ou pas), brossage des dents, toilette, temps libre, préparation pour le départ (10 minutes avant).
    • Si votre enfant a pris la mauvaise habitude de paresser dans son lit ou de lambiner à chacune des étapes de préparation, vous pourriez le prévenir que chaque fois que vous devrez intervenir, il devra se coucher dix minutes plus tôt le soir.
    • Finalement, assurez-vous de réserver du temps pour… le plaisir dans chacune de vos journées!
    • Au retour de l’école, prenez quelques minutes pour accueillir vos enfants dans le calme et la bonne humeur plutôt qu’en leur donnant une série de consignes et en leur faisant des reproches. Réservez aussi du temps, avant l’heure du coucher, pour discuter ou lire une histoire. Nul besoin de faire des sorties chaque fin de semaine : une journée pyjama, une soirée cinéma ou un après-midi de jeux de société en famille sont souvent plus appréciés par nos jeunes hyper stimulés.
  • Évitez de surcharger l’horaire familial avec des activités parascolaires et autres sorties de  toutes sortes. Les enfants ont aussi besoin de relaxer. Dans le même ordre d’idées, revoyez si nécessaire la routine familiale afin que les enfants      bénéficient de suffisamment de temps pour partir la journée du bon pied et      pour la terminer sans être constamment bousculés.

Bien que la mise en place d’une routine exige rigueur et constance, celle-ci, une fois bien intégrée, sécurisera les enfants anxieux, facilitera la vie de tout le monde et vous permettra de diminuer la quantité d’interventions et de réprimandes. Bonne rentrée!

Déménager avec les enfants

Comment se faciliter la vie?

déménagementStressé par le déménagement? Pour les enfants aussi cette transition peut être source d’anxiété. Il convient donc de bien préparer notre marmaille à une situation qui demande une grande capacité d’adaptation aux tout-petits comme aux plus grands. Quoique courant au Québec, le fait de changer d’environnement, parfois aussi de garderie ou d’école, n’est pas aussi réjouissant pour un enfant attaché à son environnement et à la sécurité qu’il lui procure qu’il ne l’est pour ses parents. Voici donc quelques conseils susceptibles d’aider vos enfants à traverser cette période d’adaptation.

AVANT LE DÉMÉNAGEMENT

  1. Soyez à l’écoute du stress que la situation génère chez l’enfant. Ce stress peut parfois se cacher derrière des réactions agressives, davantage de crises ou de saute d’humeur, des maux de ventre ou de tête, des difficultés à s’endormir ou encore de l’agitation inhabituelle.
  2.  ÉCOUTEZ l’enfant sans répondre trop vite avec des : « Oui, mais il faut que tu comprennes que… » ou encore des « Y’a rien là! Tu vas voir tu vas aimer ça…. » Ayez un peu d’empathie s.v.p., particulièrement si ce déménagement implique que l’enfant change de milieu social (école, garderie) et qu’il doive s’intégrer à un nouveau groupe. 
  3. Préparez le terrain
    1. Précisez au jeune enfant qu’il pourra apporter tous ses jouets (il pense souvent qu’il devra tout abandonner…)imagesGV1AUTJC
    2. Impliquez l’enfant dans les préparatifs. Prendre part au processus de changement peut faire diminuer l’anxiété. Par exemple, il pourrait emballer ses jouets ou identifier les boîtes par des dessins ou en apposant des collants.
    3. Sans chambouler l’environnement de vos enfants, prenez quelques instants pour faire le tri des jouets, vêtements et meubles et pour vendre ceux dont ils ne se servent plus sur un site de petites annonces comme Kijiji; afficher un objet ne prend que quelques secondes et au bon prix, il se vendra rapidement. C’est une activité amusante à faire avec les enfants, une excellente façon de récupérer une partie de votre investissement et d’éviter de trimballer ce qui ne sert plus.
    4. Avec l’argent recueilli, faites un peu de magasinage en ligne et permettez à  l’enfant de participer au choix de la nouvelle décoration de sa chambre (mais sans le laisser tout décider sinon les agencements risquent d’être « originaux »)
    5. Permettez à l’enfant de visiter les lieux avant le jour « J » afin de se familiariser avec son futur environnement. Visitez les environs, y découvrir les avantages (ex.: piste cyclable, parc mieux aménagé, boisé, etc.). Visitez sa nouvelle école…Donc, soyez simplement à l’écoute, accueillez les émotions de l’enfant, démontrez votre empathie par rapport à ce qu’il vit sans dramatiser…
    6. Adoptez une attitude rassurante et enthousiaste. Attention toutefois à ne pas en faire trop ! Vous risqueriez alors d’augmenter son anxiété… Votre attitude non verbale ne doit pas sous-entendre que déménager est ÉPOUVANTABLE….

PENDANT LE DÉMÉNAGEMENT

déménagerPour les petits : Si possible, demandez à une personne de votre entourage de venir sur les lieux du déménagement avec votre enfant afin qu’il voit le déplacement des meubles.

Gardez à portée de main une boîte avec quelques jouets et des objets familiers et rassurant pour lui.

Si vos enfants sont présents, assignez leurs quelques tâches simples. N’oubliez pas de mettre leurs boîtes à jouets à portée de main, ils pourront s’amuser à les déballer. Préparez un coin pour eux loin du va-et-vient, mais où vous pourrez garder un œil sur eux.

Pour les grands : Les encourager à participer au déménagement selon leurs capacités. En plus de se sentir utiles, ils pourront progressivement s’approprier les lieux…

Assurez-vous d’adopter une attitude rassurante et enjouée malgré le stress. Si le déménagement s’effectue dans la bonne humeur, l’enfant aura un sentiment plus positif face à sa nouvelle demeure.

APRÈS LE DÉMÉNAGEMENT

Maintenir les règles et les routines afin de rassurer l’enfant et de conserver une certaine stabilité. Ainsi, si l’enfant ne faisait pas dodo avec ses parents avant, ce n’est pas permis ici non plus… même s’il a un peu de difficulté à s’endormir… On peut toutefois rester près de la porte, mais à l’extérieur de la chambre, jusqu’à ce qu’il s’endorme, et ce, pendant quelques jours.

Gardez contact avec les anciens amis si possible et aidez votre jeune à s’intégrer dans son nouveau milieu en participant aux fêtes de quartier et en l’inscrivant à des activités estivales dans son secteur.

Restez attentif aux changements qui peuvent survenir dans son attitude ou son comportement et qui pourraient dénoter de l’anxiété ou une difficulté à s’adapter. L’écoute et le réconfort sont encore une fois les meilleurs moyens d’intervention.

 Bon déménagement!